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 Iles et rias de Bretagne

Ouessant Bernadette Thomas écrivain réunionnaise grand prix du jury pour la vie de Jeanne Barret.

bernadette thomas
Jeanne Barret, est une paysanne orpheline en quête d’aventure exaltante. Elle eut une liaison avec Philibert Commerson, explorateur et naturaliste français du XVIIIe siècle. Tous deux participèrent au premier tour du monde mené par Bougainville. Jeanne va devoir se déguiser en homme pour suivre son compagnon d’aventure et imaginer des subterfuges pour que l’on ne découvre pas sa réelle identité, bravant les interdits imposés par sa condition de femme. Jeanne est en avance sur son temps. Elle veut découvrir le monde. C’est une femme douée d’une incroyable intelligence, qui ne recule devant aucun obstacle. Dans la soirée du 13 mars 1773, en Isle de France, aujourd’hui île Maurice, s’engage un tête-à-tête intimiste entre le naturaliste Philibert Commerson et Jeanne dont la liaison est sublimée par une passion commune pour l’étude de la nature. Outre le rôle essentiel de Jeanne Barret dans la vie et l’oeuvre du naturaliste, le roman nous révèle le destin d’une pionnière de l’émancipation féminine qui a séjourné dans l’océan Indien au siècle des Lumières.

Pour écrire son ouvrage Bernadette Thomas a rencontré le descendant de Philibert Commerson à l’occasion d’un salon du livre à Saint-Malo il y a plusieurs années. Par la suite, il lui a confié quelques lettres du naturaliste qui ont été une mine précieuse de renseignements. Pendant cinq années, elle a fait énormément de recherches, lu les correspondances, remonté la généalogie des personnages, voyagé dans leurs pas, de l’île Maurice à celle de la Réunion. On voit qu'elle s'est beaucoup documentée sur la notion de liberté à l’époque des Lumières, tant du point de vue des femmes que des esclaves. S’articulant autour du dernier jour de la vie du botaniste, ce récit ultra documenté, remonte dans le temps, dressant un véritable portrait romanesque. Jeanne il était une femme est édité aux éditions Livres sans frontières, il est aussi le coup de coeur de la Compagnie Corsair qui dessert la Réunion

La carte du Chemin des Créateurs d'Ouessant

La carte du Chemin des Créateurs est une nouvelle occasion de parcourir l'île d'Ouessat à la rencontre de créateurs qui seront ravis de présenter leur travail et d'échanger avec les visiteurs. Barnabé File doux qu présente en ce moment ses nouveautés au salon du livre insulaire, Finis Terrae, Images d'Ouessant, Galerie Claude Prigent, La Galerie du Kéo, La Savonnerie d'Ouessant, Les Petites branches fantômes (bois flottés statuettes), l'Abri du Mouton ar Gwasked. Tout se trouve facilement grâce au flyer.

Jean Paul Le Bihan archéologue hasard et destinée

Hasard, Jean Paul Le Bihan commence sa carrière sur une invitation d’un camarade, à la fin des années 1960, à participer à des fouilles archéologiques à Telgruc. L’archéologie s’ouvrait à des amateurs qui sont devenus des professionnels. Il retrace avec beaucoup d'humilité cette épopée de fouilles archéologiques, particulièrement dans la capitale de la Cornouaille, Quimper. Cela a commencé, pour Jean-Paul Le Bihan, à Roz-Avel. Sa première victoire. Des tuiles romaines et des vestiges de squelettes avaient été découverts sur le site. L’affaire est l’un des dossiers les plus lourds qu' il eut à traiter, celui qui devait imposer sa présence dans le paysage culturel et patrimonial de Quimper et, dans celui de l’archéologie bretonne. Vient ensuite le Braden, où il découvre les vestiges d’une maison gauloise. La première découverte dans l’Ouest de la France, elle se trouve à Quimper.

Jean-Paul Le Bihan n'est pas tombé dans la marmite de l'archéologie lorsqu'il était tout petit. Il a débuté à 26 ans ! Amusant pour un homme qui a l'habitude de jongler avec les milliers d'années ! Il venait d'achever sa licence d'histoire lorsqu'un ami l'a amené sur un terrain de fouilles en une journée, celui qui, initialement, se destinait au métier de professeur de sports, est convaincu d'avoir trouvé sa voie. L'engagement est rapide et total jusqu'à accaparer tous ses week-ends et ses vacances. Il se forma tous les étés pendant plus de dix ans sur un terrain de fouilles à Neris-Les-Bains, près de Montluçon. Il s'aperçu que l'archéologie le mettait en relation avec une foule de gens. Une activité qui lui permettait de sortir des livres et de s'intéresser au monde des vivants. Paradoxal pour un archéologue ! 

Jean-Paul Le Bihan n'est pas un autodidacte. Il a eu des maîtres, des gens aux personnalités fortes, autant par leurs qualités morales que par leurs connaissances, comme le professeur Millotte, l'un des spécialistes de l'Age du bronze en Europe, et Michel Desnoyers, directeur des fouilles de Neris-Les-Bains. Si ils lui ont apporté des connaissances, ils lui ont donné une conscience de ce qu'est l'archéologie, une science où la rigueur et l'honnêteté intellectuelle sont indispensables. L'interprétation peut parfois être délicate. Alors, le stress, il connaît. Autre danger, celui de vouloir tout expliquer et de rapprocher ce que l'on trouve de modèles existants. Il faut avoir de l' audace-là et en même temps faire preuve d'humilité. C'est très difficile. 

A travers la genèse de sa vocation d’archéologue, il donne à rire, à sourire, à partager. On se lance avec lui dans cette quête et on ne quitte pas l’ouvrage car non seulement il sait mieux que personne fédérer les forces des fouilleurs, mais il sait aussi attiser le souffle de l’aventure scientifique. L’écrivain nous tient en haleine et fait revivre les affres, les tourments et les joies du chercheur. Les mètres cubes charriés, les fausses pistes, les vraies trouvailles et les inépuisables questions. Un livre à ne pas manquer sur le stand des Editions Petra à Ouessant pendant le salon du livre insulaire.

Françoise Sylvestre hommage à tous les vagabonds

Françoise Sylvestre originaire du Jutland par son père, a toujours mené ses activités de journaliste, écrivain, libraire et éditrice avec la même passion. A une seule condition : que soient à portée de cœur la mer, l’île et le voyage. Elle vient de faire paraître chez Trasboreal en collection livre en poche Robert Louis STEVENSON les chemins de la liberté.
Stevenson, un nom qui évoque, au-delà des plus impressionnants pirates de la littérature, une oeuvre abondante et plurielle ; mais une oeuvre qui masque aussi un voyageur d'exception. Figure rebelle, citoyen du monde, Stevenson et ses héros ont poussé Françoise Sylvestre à explorer cette part vagabonde d'une personnalité aux mille et une facettes, en se rendant sur les lieux. Dans cette biographie inspirée sont convoquées, des rues d'Edimbourg à la Napa Valley (Californie), des Cévennes aux plages d'Upolu (Samoa), toutes les figures qui ont contribué à faire de Stevenson le conteur d'histoires que nous connaissons.
Françoise Sylvestre invite ainsi à partager les rencontres et les voyages qui nourrirent l'âme d'un grand écrivain.Homme de lettres, romancier, poète, aventurier, né à Édimbourg en 1850 et mort aux Samoa en 1894, Robert Louis Stevenson fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route cultivé, engagé et sensible.
Enfant fragile issu de la bourgeoisie puritaine écossaise, adulte rebelle, citoyen du monde, voué à la défense des peuples opprimés, tout au long de sa courte vie l’auteur de L’Île au trésor, du Voyage avec un âne dans les Cévennes et de mille autres histoires n’aura eu de cesse de sillonner mers et continents en quête de liberté. Liberté de penser, de vivre et d’aimer. L’aventure et l’écriture, déclinées de l’intime à l’universel, sont ses raisons profondes d’espérer. Accompagné de miscellanées ludiques, l'ouvrage est un hommage à tous les vagabonds.

Groix amélioration de la circulation sur le quai de Port-Tudy

Sécuriser et améliorer la circulation des piétons sur le quai central de Port Tudy, aux arrivées et départs des courriers réguliers,un nouveau dispositif a été élaboré en concertation avec les élus, la compagnie Océane, la Gendarmerie et les commerçants. La circulation sera plus fluide si chacun adopte le bon comportement;

À partir de demain lundi 1er juillet, un cheminement sera réservé exclusivement aux piétons sur la partie droite du môle central et les véhicules en attente d’embarquement stationneront sur une seule file, y compris le long du bassin à flot. Marquages au sol et potelets matérialiseront ce couloir. Il n’y aura donc plus de places de stationnement le long du bassin. Les trois ASVP et les agents de la compagnie veilleront à faire respecter ce dispositif ; des barrières seront mises en place devant le Musée afin d’interdire l’accès au quai à chaque départ de bateau sauf pour les véhicules à l’embarquement. Il est aussi prévu d’agrandir l’espace de stockage de marchandises, jusqu’au local Ty Canot,

Le déploiement de la fibre prévu pour 2020 à Groix un enjeu pour l'attractivé économique

Les représentants d’Orange, Enedis et Morbihan énergies, ont signé en présence du maire Dominique Yvon, le partenariat visant à déployer un câble hybride (énergie - fibre optique) entre le continent et l’île de Groix. L’île est alimentée par deux câbles, le plus ancien devant être changé, il a été décidé d’incorporer une fibre optique en plus des faisceaux de cuivre qui transportent le courant (20 000 volts). Un appel d’offres européen est lancé pour construire ce câble de 7 km d’un seul tenant, qui sera posé par un navire câblier en respectant l’environnement maritime. Le navire câblier déploiera le câble jusqu’à Quelhuit (pose prévue en septembre 2020). D’ici là, Orange, en coordination avec la municipalité va implanter un « nœud de raccordement optique » qui sera relié à neuf « armoires de rue » réparties sur l’île, en empruntant si possible les fourreaux de génie civil existants. Chaque particulier devra faire une demande pour être raccordé, il pourra choisir son fournisseur d’accès internet. Le déploiement de la fibre est un enjeu majeur pour l’attractivité économique.

Groix le Cinéma des familles propriété communale

Le cinéma des Familles est devenu propriété communale. C’est un investissement conséquent (205 000 € pour les murs et le fonds de commerce) qui a été rendu possible grâce au contrat d’attractivité touristique financé par le conseil départemental. Le cinéma construit dans les années 30 était exploité par Mme Perron qui avait mis le cinéma en vente dès 2016. Le conseil municipal avait finalement décidé de se porter acquéreur en proposant à l’association Cinéf’îles d’en assurer la gestion. Avec pour objectif de développer et promouvoir le cinéma, vecteur de développement culturel, et de conforter le caractère d’intérêt général et de lien social de ce lieu patrimonial au profit des habitants et des visiteurs de l’île de Groix.La présidente annonce l’embauche - grâce au Parcours emploi compétence - d’une salariée dès la fin du mois pour soulager le travail des bénévoles.

Groix rénovation de l'hôtel de la Marine 

Gilles Romieux, Joël Tristan, Yannick Auré, Stanislas Farman et Philippe Cuenot, ont présenté aux élus de Groix leur projet de rénovation de l’hôtel de la Marine. 

Un coup de cœur pour cette bâtisse mais aussi un challenge pour ceux qui ont décidé de se lancer dans l’aventure et d’y mettre leurs compétences professionnelles et leur moyens financiers. Marc Andréata, architecte, vient d’être missionné pour proposer un projet de rénovation de cet hôtel/restaurant et veiller à garder l’esprit du lieu. Celui-ci sera mis aux normes de sécurité et hôtelières afin d’être classé 3*. 30 chambres seront proposées à la location grâce à la construction d’une annexe dans le jardin. Une attention particulière sera apportée en termes d’écoconstruction et d’éco gestion. Si tout va bien les travaux devraient démarrer en septembre 2020 et l’ouverture à l’été 2022.

Dominique Yvon, maire de l'ile salue cette initiative privée qui complétera l’offre hôtelière de qualité de Groix.

Iles du Ponant des projets pour la gestion des dechets

L’association des îles du Ponant a lancé une grande réflexion sur le sujet de la gestion des dechets. Accompagnée d’échanges d’expériences avec Saint-Pierre et Miquelon et les îles de la Madeleine au Canada.

Seule Belle-Ile-en-Mer gère ses ordures ménagères sans les expédier sur le continent. Hormis bien entendu les déchets recyclables. L’île, dispose d’un centre d’enfouissement. Les autres îles du littoral n’ont pas d’autres solutions que d’expédier par bateau ou par barge, leurs ordures, sur le continent. L'association des iles du Ponat y travaille ainsi que la Région Bretage. Elle planche sur un plan déchets avec un volet insulaire. 

Pour l’association, des efforts doivent être faits par les insulaires en matière de tri sélectif. « Mais nous demandons aussi que les éco-organismes organisent des collectes jusque sur les îles. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est la collectivité qui paye le transfert de ces déchets », ajoute Denis Bredin.

Pour le verre, des solutions locales peuvent être trouvées. C’est de la silice, comme le sable. Les visiteurs ont, eux aussi, la possibilité de changer la donne. En repartant sur le continent avec leurs déchets : bouteilles plastiques, emballages de pique-nique… Ces petits gestes ne sont pas anodins quand on sait qu’il y a deux ans, selon le Comité régional du tourisme, 305 763 passages ont été enregistrés entre Belle-Ile et le continent, 98 646 vers Groix, 98 646 vers l’île aux Moines. Les déchets verts, sur certaines îles, comme Belle-Ile, où l’activité agricole est toujours soutenue, le compost vient nourrir les terres arables. À l’île aux Moines, par contre, faute d’agriculture, ces déchets organiques, qui ne trouvent pas de débouchés, s’entassent. Ces déchets verts pourraient facilement être utilisés pour la production de gaz par pyrogazéification. Cette technique, qui produit de la chaleur et de l’énergie, permettrait de réduire par dix les volumes à traiter. L’île d’Yeu s’est engagée dans cette voie avec Naoden, une entreprise de Nantes spécialisée dans les bioénergies.

Comme sur le continent, les déchetteries ont ouvert sur les îles. La gestion des ordures ménagères évolue favorablement sur les îles.  À Groix, le transfert des déchets par barge coûte à la collectivité plus de 150 000 euros par an, et, à Ouessant, plus de 100 000 euros. Cela représente un poids pour les finances locales. Les communes pourraient prochainement suivre l’exemple de l’île d’Yeu où vient d’être appliquée la redevance incitative. Mesure qui a fait baisser le volume de déchets de 40 % !

Belle-Ile Lyrique en mer

L'édition 2019 de ce festival promet traditions et nouveautés : une opérette d'André Messager, chantée par un groupe de jeunes artistes, et la Petite Messe Solennelle de Gioachino Rossini interprétée par le Choeur du Festival. Lyrique-en-mer a célébré un anniversaire spécial en 2018, à savoir vingt années de passion pour le lyrique sur Belle-Ile-en-mer. Il est très important que le festival garde sa fraîcheur et reste innovant, sans pour autant abandonner ce qui en a fait un si grand succès. Beaucoup d’éléments familiers demeurent dans le Festival – le choeur du festival lui même interprètera la Petite Messe Solennelle de Rossini dans les églises de l’île. Et il y aura les déjà populaires récitals d’airs d’opéras ainsi que d’autres concerts de gala. Le célèbre baryton français Edwin Crossley-Mercer offrira une belle soirée de Nocturnes dans la Citadelle Vauban.

Et au coeur de tout cela, il y aura le grand chef-d’oeuvre de Donizetti, Lucia di Lammermoor, qui sera chanté sur l’île pour la première fois. Située dans les terres sauvages de l’Écosse, cette histoire d’amour passionné entre Lucia et Edgardo, contrecarrée par son frère Enrico, est l’une des grandes histoires d’amour tragique de l’opéra. 

Un moyen d'étendre la réserve foncière agricole à Belle-Ile

Le comité agricole de Belle-Île-en-Mer réunit les agriculteurs, le Centre permanent d’initiation à l’environnement, la Safer, le Pays d’Auray, la Chambre d’agriculture et les élus de Belle île afin d’acquérir des terres agricoles, exploitées ou non. Ceci pour sécuriser le statut des exploitants en place, favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs, limiter les friches, diversifier la production agricole. Les élus ont opté pour un encadrement des prix des terres agricoles afin de maintenir des tarifs raisonnables. Beaucoup de propriétaires sont persuadés que leurs terres valent beaucoup d'argent, ils ignorent également qu’ils sont tenus d’entretenir ces terres au lieu de les voir se couvrir de pruneliers et d’épines.

Actuellement, un chargé de mission au CPIE, Alexandre Leroux, travaille avec les élus de Locmaria sur l’acquisition et la mise en location d’un périmètre d’environ 11 ha à proximité de Bourhic. Ces terres pourraient ainsi être exploitées par plusieurs porteurs de projets qui se sont fait connaître, pour des productions diversifiées; Une liste des parcelles en déshérence, doit être fournie par la préfecture avant l’été. Ces parcelles non entretenues et pour lesquelles les propriétaires ne s’acquittent plus de taxes, peuvent devenir propriété de la commune à l’issue de deux années de procédure. Un moyen d’étendre la réserve foncière agricole qui pourra être rendue à l’agriculture ou être échangées par des parcelles autour de Bourhic afin de regrouper les futurs exploitants.

Ile aux Moines, devant le Conseil d'Etat

Le Plan local d’urbanisme de la commune de l’Ile-aux-Moines, adopté par délibération, en mars 2014, après son annulation par la cour administrative d’appel de Nantes en mai dernier, a vu le rapporteur du Conseil d’État demandé la confirmation de cette décision. C’est la contestation d’un habitant de l’île, qui a amené la justice administrative à examiner la cohérence de ce nouveau PLU. En l’adoptant, les élus de l’Ile-aux-Moines ont fixé le zonage des parcelles naturelles, à protéger, et celui des zones de construction. Or, il se trouve que sur une « mini-bande de terre », une zone a connu deux classements différents. Ainsi, le terrain des riverains qui contestent le PLU était classé en zone nature, donc impropre à la construction, alors que la parcelle située entre leur bien et le début de la Pointe du Toulindac se retrouve en zone UBC, c’est-à-dire pouvant accueillir une construction.

Dans son mémoire en défense présenté dans le cadre de son pourvoi, la commune estime que les moyens avancés par les requérants ne sont pas fondés. Elle souhaite évidemment la réhabilitation de sa délibération validant le nouveau PLU. Le rapporteur public a confirmé la « nécessité qu’il y a à traiter cette bande de terre de manière uniforme ». Ce, dans le sens d’un classement de tout ce secteur en zone naturelle, donc non constructible.  Le rapporteur public, en concluant au rejet du pourvoi de la commune, a confirmé que « le classement de cette parcelle en zone UBC constituait, compte tenu de son caractère à dominante naturelle et de sa proximité immédiate du littoral,  une erreur manifeste d’appréciation ». La décision définitive sera prise dans les prochaines semaines.

La nouvelle usine d'eau potable de Groix

Usine  de traitement eau potable

La nouvelle usine de traitement d’eau potable de Groix sera mise en service en fin d'année.
Lorient Agglomération assure la compétence en matière d’eau potable et d’assainissement pour les 25 communes de son territoire. A ce titre, elle a programmé la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Groix pour optimiser la qualité du process et distribuer aux habitants une eau de qualité. L’ouvrage sera implanté près des réservoirs de stockage à Créhal et remplacera l’usine actuelle située sur le site préservé de Port-Melin, devenue vétuste.
La nouvelle usine et les aménagements extérieurs s’implanteront sur une superficie d’environ 1 200 m². L’unité sera équipée pour traiter deux qualités d’eau différentes. Une filière active toute l’année sera dédiée à l’eau provenant de trois forages (Pradino, Kerdurand et Kermouzouët) avec une capacité de traitement horaire de 30 m3. Une autre, opérationnelle principalement durant la période estivale pour faire face à la fréquentation touristique de l’île, concernera l’eau de la retenue de Port-Melin pour une capacité horaire de 40 m3. Cette dernière, plus chargée en matières organiques, bénéficiera d’un traitement spécifique par contact avec du charbon actif en poudre puis d’une étape de décantation.
L’ensemble des eaux sera ensuite filtré et désinfecté avant d’être mis en distribution. Parallèlement, 2 700 mètres de canalisation vont être posés pour permettre au nouveau réseau d’acheminer les eaux brutes des forages et du barrage vers la nouvelle usine.
Ce projet représente un investissement de près de 3 500 000 euros pour Lorient Agglomération. 

Ouessant enquête sur la Compagnie Finist'Air

Créée en 1981 à l’initiative du conseil général du Finistère, la Finist’air a pris la succession de plusieurs compagnies préexistantes dont la première fut créée en 1955. Au 1er avril 2020, la délégation de service public qui lie la compagnie au Département passera à la Région, l’occasion, pour la Finist’air, de diligenter une enquête afin de faire un état des lieux. Transport des analyses de sang et d’examens divers, des journaux, possibilité pour les insulaires de faire un aller-retour rapide sur le continent, organiser une évacuation sanitaire, le rôle de la compagnie est essentiel à la vie de l’île. Pourtant, sa fréquentation connaît une baisse vertigineuse : 6 500 passagers en 2010 contre 3 000 en 2012. 

Pour quelles raisons ? 
Premier facteur mis en cause : les tarifs. 71,70 € l’aller simple pour les continentaux adultes, 47,70 € pour les insulaires adultes, l’aller-retour revient cher. Le retour d’une carte de fidélité fait partie des pistes à explorer.

Les horaires de la compagnie (une rotation le matin, une en fin d’après-midi) sont si proches de ceux de la Penn ar Bed le vendredi et, en saison, le mercredi, que la question de ces vols est posée. A l’inverse, l’absence de vols le week-end et une partie de l’été est ressentie comme un handicap.

Autre problème : le fait que nombre d’Ouessantins ont une voiture parquée au Conquet, d’où l’idée d’un service de navettes entre l’aérodrome de Guipavas et Le Conquet. 

Si plus de 90 % des personnes interrogées confient qu’elles seraient prêtes à reprendre l’avion si les tarifs et les horaires étaient modifiés, la compagnie, qui a amélioré ses outils de navigation en 2013, reste dépendante de limites techniques et des ressources de la commune, à laquelle la communication des données météo coûte 9 000 € par an, en plus du salaire des employés et de l’entretien de l’aérodrome.

L'enquêt a été menée par les étudiants de l’UBO, commanditée par la Finist’air, sous la direction de leur professeur Louis Brigand.

Groix gestion des friches Littorales

Cinq étudiants en gestion du littoral (UBO Brest) ont présenté les résultats de leur enquête auprès de la population concernant la gestion des friches littorales. En 2018, le Conservatoire du littoral s’est porté acquéreur de près de 200 ha de terrains en bordure de côte. La question est de savoir comment gérer ces terrains dont beaucoup sont en friche.Plus de 200 questionnaires ont été collecté et une vingtaine d’entretiens ont associé les habitants de Groix à la concertation globale.

L’analyse de l’enquête a dégagé plusieurs perspectives : maintenir les friches en l’état sauvage (actuellement seule la réserve de Pen Men est entretenue pour préserver la bruyère vagabonde). Autre piste : développer le pâturage à l’exemple de l’île d’Hoëdic ; les moutons « Landes de Bretagne » sont de bons jardiniers. Les projets d’élevage de chèvres, de chevaux ou de bovins nécessitent des infrastructures qui sont interdites par la loi Littoral car les hangars, qui doivent être proches des exploitations, sont donc éloignés des villages. « Nous rédigeons actuellement le PLU dans lequel on inclut deux villages à caractère agricole près de Kérampoulo et de Kerbus ; ce qui devrait permettre des constructions à usage agricole », dit le maire qui fonde des espoirs avec la loi Elan. Développer le maraîchage sous serre dans les vallons ainsi que la culture d’arbres fruitiers (pommiers, pêchers, pruniers, noisetiers), ce sont également des pistes proposées.

Groix Port-Lay en bonne voie

L’état de vétusté du site de Port-Lay, avait sérieusement contrarié l’organisation de la dernière édition du FIFIG, et plus généralement, l’accueil des associations. Ne répondant plus aux normes de sécurité, la commune de Groix s’était engagée à mener un vaste programme de réhabilitation du lieu. L’agglo vient de flécher 100 000 € du Fonds d’intervention communautaire (FIC) sur un projet estimé à 889 985 €. Le début des travaux est programmé en mars prochain (durée : 12 mois)

Le CEMO prepare son exposition Environnement hier et aujourd'hui

Le Centre d’études du milieu ouessantin (Cemo) prépare une exposition pour l’été prochain et fait appel aux Ouessantins.

En 2008, le Cemo avait organisé une exposition et publié un ouvrage sur l’évolution des paysages dans l’île. Onze ans plus tard, le centre revient sur le sujet avec une nouvelle ambition : une autre exposition, assortie d’une nouvelle publication, qui traiteront de l’évolution du paysage dans les îles de la mer d’Iroise, en particulier Ouessant, Molène et Sein.

Ouessant d’hier et d’aujourd’hui
Etudier l’évolution du paysage, c’est, entre autres, confronter des photographies récentes aux photographies anciennes. L’exposition les présentera donc par couples : une même vue avant et aujourd’hui. Pour ce faire, le Cemo fait appel aux Ouessantins qui possèderaient des photographies ou cartes postales anciennes montrant les paysages : prairies, grèves, pointes, vallons, mais aussi le bourg et les villages disséminés sur l’île. Le centre prendra à sa charge les tirages avant de restituer les photographies à leurs propriétaires.

Belle-Ile succès des bacs à marée

Depuis de nombreuses années, la communauté de communes, est très engagée dans la collecte des macrodéchets arrivant sur les plages. Avec la mise en place de bac à marée sur presque toutes les plages de l’île, on assiste cette année à un très bel élan citoyen. Les promeneurs sont très nombreux à contribuer au ramassage des déchets.
Depuis 2018, un partenariat avec le Cedre est né afin que Belle-Ile contribue à l’évaluation de la pollution marine.  Ce centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux a été créé en 1978 dans le cadre des mesures prises à la suite du naufrage du navire pétrolier Amoco Cadiz pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d’intervention français. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Ouessant recherche un éleveur

Ouessant lance un appel à candidatures pour l'installation sur ses terres en friche d'un éleveur en mesure d'approvisionner ses habitants en produits laitiers biologiques, auprès de la commune de 800 habitants située au large du Finistère. Le cahier des charges de l'appel lancé en janvier, évoquant la possible mise à disposition d'une surface de près de 35 hectares pour un loyer annuel d'une quarantaine d'euros par hectare, ainsi que de bâtiments et locaux. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 mai 2019.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Route De l'Amitié

Le voile a été levé, vendredi, à l’Abri du marin à Plouhinec, sur la prochaine édition de la Route de l’amitié. Le 25 juillet, 150 bateaux partiront d’Audierne pour rejoindre, le 3 août, Belle-Ile-en-Mer.
Le, président, Bruno Le Port, a détaillé le parcours de cette nouvelle édition. Ce sont 150 bateaux qui partiront d’Audierne pour se rendre à Loctudy, Concarneau, Lesconil, Lorient, Etel et arriver à Le Palais à Belle-Ile-en-Mer, étape finale. Pour le moment, il y a quatre bateaux d’encadrement, 25 bateaux de la belle plaisance en bois, dix voiliers de travail, trois yoles et 131 voiliers moderne

reserve Naturelle de Groix une nouvelle conservatrice

Ingénieure agronome de formation, spécialisée dans la biodiversité insulaire, Léa Trifault est la nouvelle conservatrice de la Réserve naturelle de Groix. Elle prend la succession de Catherine Robert qui assurait cette fonction depuis 1989 au sein de l’association Bretagne vivante. Cette Bretonne de Kerroc’h, à Ploemeur, revient au pays après avoir baroudé à Mayotte, Madagascar ou en Amazonie péruvienne dans le cadre de sa formation. Léa va poursuivre le travail de Catherine qui restera en poste à mi-temps jusqu’en 2020.

Elle va finaliser l’exposition qui met en valeur la richesse du patrimoine insulaire et qui sera présentée au printemps à la Maison de la réserve, puis monter des dossiers pour financer des projets tels que l’aménagement des sites, la mise en place d’animations ou le développement de la communication. Le projet d’extension de la Réserve sur les terrains acquis par le conservatoire du littoral est un autre dossier conséquent à venir.

Léa va accompagner les sorties nature pour tous les publics dès la mi fevrier

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.