iles rias compagnie groix belle-ile ouessant

 Iles et rias de Bretagne

Belle-Ile les vignes du domaine de la Vallongue vont-elles s'installées à Locmaria

Une production vinicole sur Belle-Ile-en-Mer est bien engagé, le manque d’informations interpelle les élus et suscite les inquiétudes des voisins de Locmaria. L’île a déjà connu quelques productions viticoles depuis le XVIIIe siècle, à Magouric, sur la commune de Locmaria, ou encore près de l’hôpital… localisé à l’adresse La Vigne, au Palais. Cette fois, une étude paysagère « dans le cadre d’une installation viticole en site classé à Belle-Ile-en-Mer » a été commandée en octobre 2017 par le Domaine de la Vallongue, installée au cœur de la chaîne des Alpilles
Le projet se révèle ambitieux : l’intention est de produire un vin haut de gamme et biologique, sur un vignoble d’une vingtaine d’hectares composée de parcelles à Port Coter, Kerouarh et Kerdonis, sur la commune de Locmaria. Les cépages retenus seraient blancs, « dits plus résistants ». Les premières vignes, produiraient, en 2023, 100 hectolitres de vin. 

L’heure est à la prudence, du côté de la mairie. « Nous sommes vigilants sur les conséquences environnementales et paysagères qu’aurait ce projet. Cela doit se faire dans le respect de la loi, de la commune et de ses habitants. Il faudra également vérifier la désignation des zones, naturelles ou agricoles, où vont être plantées les vignes ». L’élu vient de recevoir en mairie, mardi, un groupe d’habitants, voisins des terrains de Port Coter. « Un collectif s’est constitué. Les gens sont inquiets, notamment sur les traitements qui seront utilisés à proximité de leurs habitations ».« Sur la base de documents vérifiés et officiels, nous alertons sur un projet opaque par manque de communication de l’investisseur, mais aussi à risque pour l’écosystème et l’identité de Belle-Île », déclare le collectif. C’est un projet de grande ampleur d’agriculture intensive : une exploitation de 20 hectares, avec une production annuelle de 70 000 bouteilles. À Port Coter, les parcelles en projet de vente encerclent le village. Deux parcelles pour un total de sept hectares ont déjà été acquises par l’investisseur ».Selon eux, le projet serait « illégal car les deux parcelles acquises sont en zone naturelle protégée. L’exploitation prévoit de se trouver sur des zones boisées non constructibles et non cultivables ». Toujours selon le collectif, dans les documents présentés à l’État, « l’investisseur lui-même » aurait conscience que son projet va nuire à la biodiversité et inévitablement causer des « nuisances sonores ». Les 20 000 pieds de vigne atteindront 1,60  m : le paysage en sera bouleversé. La crainte d’une « pollution de l’air » avec, entre autres, des traitements à base de souffre, est également évoquée. Des bâtiments de 500 à 800 m2 seront nécessaires pour la fabrication, la boutique, ce qui suppose aménagements d’accès, parkings ».

L’enquête est un moyen de se faire entendre avant qu’elle se termine, le samedi 7 septembre.

Le Domaine de La Vallongue est la propriété de Christian Latouche, qui l’a racheté en 2008. Le patron du groupe Fiducial, un grand cabinet d’expertise comptable, connaît bien le Morbihan : il est également propriétaire de l’île de Boëdic.

Le Palais 100.000 mégots n'iront pas à la mer

La commune de Palais cette année, s’est attaquée à l’installation de cendriers résistants et ludiques en collaboration avec la société Mego !. Les statistiques sont implacables : sur les 27 % de fumeurs, 70 % jettent leurs mégots par terre. Au total, dix cendriers ont été installés et ont permis la collecte des mégots. Le constat est sans appel, puisque les deux fûts de stockage, de 50 000 mégots, sont pleins. Les filtres collectés seront expédiés à Brest où la jeune entreprise MeGo va les dépolluer et les transformer en mobilier urbain.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Le déploiement de la fibre prévu pour 2020 à Groix un enjeu pour l'attractivé économique

Les représentants d’Orange, Enedis et Morbihan énergies, ont signé en présence du maire Dominique Yvon, le partenariat visant à déployer un câble hybride (énergie - fibre optique) entre le continent et l’île de Groix. L’île est alimentée par deux câbles, le plus ancien devant être changé, il a été décidé d’incorporer une fibre optique en plus des faisceaux de cuivre qui transportent le courant (20 000 volts). Un appel d’offres européen est lancé pour construire ce câble de 7 km d’un seul tenant, qui sera posé par un navire câblier en respectant l’environnement maritime. Le navire câblier déploiera le câble jusqu’à Quelhuit (pose prévue en septembre 2020). D’ici là, Orange, en coordination avec la municipalité va implanter un « nœud de raccordement optique » qui sera relié à neuf « armoires de rue » réparties sur l’île, en empruntant si possible les fourreaux de génie civil existants. Chaque particulier devra faire une demande pour être raccordé, il pourra choisir son fournisseur d’accès internet. Le déploiement de la fibre est un enjeu majeur pour l’attractivité économique.

Groix le Cinéma des familles propriété communale

Le cinéma des Familles est devenu propriété communale. C’est un investissement conséquent (205 000 € pour les murs et le fonds de commerce) qui a été rendu possible grâce au contrat d’attractivité touristique financé par le conseil départemental. Le cinéma construit dans les années 30 était exploité par Mme Perron qui avait mis le cinéma en vente dès 2016. Le conseil municipal avait finalement décidé de se porter acquéreur en proposant à l’association Cinéf’îles d’en assurer la gestion. Avec pour objectif de développer et promouvoir le cinéma, vecteur de développement culturel, et de conforter le caractère d’intérêt général et de lien social de ce lieu patrimonial au profit des habitants et des visiteurs de l’île de Groix.La présidente annonce l’embauche - grâce au Parcours emploi compétence - d’une salariée dès la fin du mois pour soulager le travail des bénévoles.

Iles du Ponant des projets pour la gestion des dechets

L’association des îles du Ponant a lancé une grande réflexion sur le sujet de la gestion des dechets. Accompagnée d’échanges d’expériences avec Saint-Pierre et Miquelon et les îles de la Madeleine au Canada.

Seule Belle-Ile-en-Mer gère ses ordures ménagères sans les expédier sur le continent. Hormis bien entendu les déchets recyclables. L’île, dispose d’un centre d’enfouissement. Les autres îles du littoral n’ont pas d’autres solutions que d’expédier par bateau ou par barge, leurs ordures, sur le continent. L'association des iles du Ponat y travaille ainsi que la Région Bretage. Elle planche sur un plan déchets avec un volet insulaire. 

Pour l’association, des efforts doivent être faits par les insulaires en matière de tri sélectif. « Mais nous demandons aussi que les éco-organismes organisent des collectes jusque sur les îles. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est la collectivité qui paye le transfert de ces déchets », ajoute Denis Bredin.

Pour le verre, des solutions locales peuvent être trouvées. C’est de la silice, comme le sable. Les visiteurs ont, eux aussi, la possibilité de changer la donne. En repartant sur le continent avec leurs déchets : bouteilles plastiques, emballages de pique-nique… Ces petits gestes ne sont pas anodins quand on sait qu’il y a deux ans, selon le Comité régional du tourisme, 305 763 passages ont été enregistrés entre Belle-Ile et le continent, 98 646 vers Groix, 98 646 vers l’île aux Moines. Les déchets verts, sur certaines îles, comme Belle-Ile, où l’activité agricole est toujours soutenue, le compost vient nourrir les terres arables. À l’île aux Moines, par contre, faute d’agriculture, ces déchets organiques, qui ne trouvent pas de débouchés, s’entassent. Ces déchets verts pourraient facilement être utilisés pour la production de gaz par pyrogazéification. Cette technique, qui produit de la chaleur et de l’énergie, permettrait de réduire par dix les volumes à traiter. L’île d’Yeu s’est engagée dans cette voie avec Naoden, une entreprise de Nantes spécialisée dans les bioénergies.

Comme sur le continent, les déchetteries ont ouvert sur les îles. La gestion des ordures ménagères évolue favorablement sur les îles.  À Groix, le transfert des déchets par barge coûte à la collectivité plus de 150 000 euros par an, et, à Ouessant, plus de 100 000 euros. Cela représente un poids pour les finances locales. Les communes pourraient prochainement suivre l’exemple de l’île d’Yeu où vient d’être appliquée la redevance incitative. Mesure qui a fait baisser le volume de déchets de 40 % !

Belle-Ile Lyrique en mer

L'édition 2019 de ce festival promet traditions et nouveautés : une opérette d'André Messager, chantée par un groupe de jeunes artistes, et la Petite Messe Solennelle de Gioachino Rossini interprétée par le Choeur du Festival. Lyrique-en-mer a célébré un anniversaire spécial en 2018, à savoir vingt années de passion pour le lyrique sur Belle-Ile-en-mer. Il est très important que le festival garde sa fraîcheur et reste innovant, sans pour autant abandonner ce qui en a fait un si grand succès. Beaucoup d’éléments familiers demeurent dans le Festival – le choeur du festival lui même interprètera la Petite Messe Solennelle de Rossini dans les églises de l’île. Et il y aura les déjà populaires récitals d’airs d’opéras ainsi que d’autres concerts de gala. Le célèbre baryton français Edwin Crossley-Mercer offrira une belle soirée de Nocturnes dans la Citadelle Vauban.

Et au coeur de tout cela, il y aura le grand chef-d’oeuvre de Donizetti, Lucia di Lammermoor, qui sera chanté sur l’île pour la première fois. Située dans les terres sauvages de l’Écosse, cette histoire d’amour passionné entre Lucia et Edgardo, contrecarrée par son frère Enrico, est l’une des grandes histoires d’amour tragique de l’opéra. 

Un moyen d'étendre la réserve foncière agricole à Belle-Ile

Le comité agricole de Belle-Île-en-Mer réunit les agriculteurs, le Centre permanent d’initiation à l’environnement, la Safer, le Pays d’Auray, la Chambre d’agriculture et les élus de Belle île afin d’acquérir des terres agricoles, exploitées ou non. Ceci pour sécuriser le statut des exploitants en place, favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs, limiter les friches, diversifier la production agricole. Les élus ont opté pour un encadrement des prix des terres agricoles afin de maintenir des tarifs raisonnables. Beaucoup de propriétaires sont persuadés que leurs terres valent beaucoup d'argent, ils ignorent également qu’ils sont tenus d’entretenir ces terres au lieu de les voir se couvrir de pruneliers et d’épines.

Actuellement, un chargé de mission au CPIE, Alexandre Leroux, travaille avec les élus de Locmaria sur l’acquisition et la mise en location d’un périmètre d’environ 11 ha à proximité de Bourhic. Ces terres pourraient ainsi être exploitées par plusieurs porteurs de projets qui se sont fait connaître, pour des productions diversifiées; Une liste des parcelles en déshérence, doit être fournie par la préfecture avant l’été. Ces parcelles non entretenues et pour lesquelles les propriétaires ne s’acquittent plus de taxes, peuvent devenir propriété de la commune à l’issue de deux années de procédure. Un moyen d’étendre la réserve foncière agricole qui pourra être rendue à l’agriculture ou être échangées par des parcelles autour de Bourhic afin de regrouper les futurs exploitants.

Ile aux Moines, devant le Conseil d'Etat

Le Plan local d’urbanisme de la commune de l’Ile-aux-Moines, adopté par délibération, en mars 2014, après son annulation par la cour administrative d’appel de Nantes en mai dernier, a vu le rapporteur du Conseil d’État demandé la confirmation de cette décision. C’est la contestation d’un habitant de l’île, qui a amené la justice administrative à examiner la cohérence de ce nouveau PLU. En l’adoptant, les élus de l’Ile-aux-Moines ont fixé le zonage des parcelles naturelles, à protéger, et celui des zones de construction. Or, il se trouve que sur une « mini-bande de terre », une zone a connu deux classements différents. Ainsi, le terrain des riverains qui contestent le PLU était classé en zone nature, donc impropre à la construction, alors que la parcelle située entre leur bien et le début de la Pointe du Toulindac se retrouve en zone UBC, c’est-à-dire pouvant accueillir une construction.

Dans son mémoire en défense présenté dans le cadre de son pourvoi, la commune estime que les moyens avancés par les requérants ne sont pas fondés. Elle souhaite évidemment la réhabilitation de sa délibération validant le nouveau PLU. Le rapporteur public a confirmé la « nécessité qu’il y a à traiter cette bande de terre de manière uniforme ». Ce, dans le sens d’un classement de tout ce secteur en zone naturelle, donc non constructible.  Le rapporteur public, en concluant au rejet du pourvoi de la commune, a confirmé que « le classement de cette parcelle en zone UBC constituait, compte tenu de son caractère à dominante naturelle et de sa proximité immédiate du littoral,  une erreur manifeste d’appréciation ». La décision définitive sera prise dans les prochaines semaines.

La nouvelle usine d'eau potable de Groix

Usine  de traitement eau potable

La nouvelle usine de traitement d’eau potable de Groix sera mise en service en fin d'année.
Lorient Agglomération assure la compétence en matière d’eau potable et d’assainissement pour les 25 communes de son territoire. A ce titre, elle a programmé la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Groix pour optimiser la qualité du process et distribuer aux habitants une eau de qualité. L’ouvrage sera implanté près des réservoirs de stockage à Créhal et remplacera l’usine actuelle située sur le site préservé de Port-Melin, devenue vétuste.
La nouvelle usine et les aménagements extérieurs s’implanteront sur une superficie d’environ 1 200 m². L’unité sera équipée pour traiter deux qualités d’eau différentes. Une filière active toute l’année sera dédiée à l’eau provenant de trois forages (Pradino, Kerdurand et Kermouzouët) avec une capacité de traitement horaire de 30 m3. Une autre, opérationnelle principalement durant la période estivale pour faire face à la fréquentation touristique de l’île, concernera l’eau de la retenue de Port-Melin pour une capacité horaire de 40 m3. Cette dernière, plus chargée en matières organiques, bénéficiera d’un traitement spécifique par contact avec du charbon actif en poudre puis d’une étape de décantation.
L’ensemble des eaux sera ensuite filtré et désinfecté avant d’être mis en distribution. Parallèlement, 2 700 mètres de canalisation vont être posés pour permettre au nouveau réseau d’acheminer les eaux brutes des forages et du barrage vers la nouvelle usine.
Ce projet représente un investissement de près de 3 500 000 euros pour Lorient Agglomération. 

Ouessant enquête sur la Compagnie Finist'Air

Créée en 1981 à l’initiative du conseil général du Finistère, la Finist’air a pris la succession de plusieurs compagnies préexistantes dont la première fut créée en 1955. Au 1er avril 2020, la délégation de service public qui lie la compagnie au Département passera à la Région, l’occasion, pour la Finist’air, de diligenter une enquête afin de faire un état des lieux. Transport des analyses de sang et d’examens divers, des journaux, possibilité pour les insulaires de faire un aller-retour rapide sur le continent, organiser une évacuation sanitaire, le rôle de la compagnie est essentiel à la vie de l’île. Pourtant, sa fréquentation connaît une baisse vertigineuse : 6 500 passagers en 2010 contre 3 000 en 2012. 

Pour quelles raisons ? 
Premier facteur mis en cause : les tarifs. 71,70 € l’aller simple pour les continentaux adultes, 47,70 € pour les insulaires adultes, l’aller-retour revient cher. Le retour d’une carte de fidélité fait partie des pistes à explorer.

Les horaires de la compagnie (une rotation le matin, une en fin d’après-midi) sont si proches de ceux de la Penn ar Bed le vendredi et, en saison, le mercredi, que la question de ces vols est posée. A l’inverse, l’absence de vols le week-end et une partie de l’été est ressentie comme un handicap.

Autre problème : le fait que nombre d’Ouessantins ont une voiture parquée au Conquet, d’où l’idée d’un service de navettes entre l’aérodrome de Guipavas et Le Conquet. 

Si plus de 90 % des personnes interrogées confient qu’elles seraient prêtes à reprendre l’avion si les tarifs et les horaires étaient modifiés, la compagnie, qui a amélioré ses outils de navigation en 2013, reste dépendante de limites techniques et des ressources de la commune, à laquelle la communication des données météo coûte 9 000 € par an, en plus du salaire des employés et de l’entretien de l’aérodrome.

L'enquêt a été menée par les étudiants de l’UBO, commanditée par la Finist’air, sous la direction de leur professeur Louis Brigand.

Groix gestion des friches Littorales

Cinq étudiants en gestion du littoral (UBO Brest) ont présenté les résultats de leur enquête auprès de la population concernant la gestion des friches littorales. En 2018, le Conservatoire du littoral s’est porté acquéreur de près de 200 ha de terrains en bordure de côte. La question est de savoir comment gérer ces terrains dont beaucoup sont en friche.Plus de 200 questionnaires ont été collecté et une vingtaine d’entretiens ont associé les habitants de Groix à la concertation globale.

L’analyse de l’enquête a dégagé plusieurs perspectives : maintenir les friches en l’état sauvage (actuellement seule la réserve de Pen Men est entretenue pour préserver la bruyère vagabonde). Autre piste : développer le pâturage à l’exemple de l’île d’Hoëdic ; les moutons « Landes de Bretagne » sont de bons jardiniers. Les projets d’élevage de chèvres, de chevaux ou de bovins nécessitent des infrastructures qui sont interdites par la loi Littoral car les hangars, qui doivent être proches des exploitations, sont donc éloignés des villages. « Nous rédigeons actuellement le PLU dans lequel on inclut deux villages à caractère agricole près de Kérampoulo et de Kerbus ; ce qui devrait permettre des constructions à usage agricole », dit le maire qui fonde des espoirs avec la loi Elan. Développer le maraîchage sous serre dans les vallons ainsi que la culture d’arbres fruitiers (pommiers, pêchers, pruniers, noisetiers), ce sont également des pistes proposées.

Groix Port-Lay en bonne voie

L’état de vétusté du site de Port-Lay, avait sérieusement contrarié l’organisation de la dernière édition du FIFIG, et plus généralement, l’accueil des associations. Ne répondant plus aux normes de sécurité, la commune de Groix s’était engagée à mener un vaste programme de réhabilitation du lieu. L’agglo vient de flécher 100 000 € du Fonds d’intervention communautaire (FIC) sur un projet estimé à 889 985 €. Le début des travaux est programmé en mars prochain (durée : 12 mois)

Le CEMO prepare son exposition Environnement hier et aujourd'hui

Le Centre d’études du milieu ouessantin (Cemo) prépare une exposition pour l’été prochain et fait appel aux Ouessantins.

En 2008, le Cemo avait organisé une exposition et publié un ouvrage sur l’évolution des paysages dans l’île. Onze ans plus tard, le centre revient sur le sujet avec une nouvelle ambition : une autre exposition, assortie d’une nouvelle publication, qui traiteront de l’évolution du paysage dans les îles de la mer d’Iroise, en particulier Ouessant, Molène et Sein.

Ouessant d’hier et d’aujourd’hui
Etudier l’évolution du paysage, c’est, entre autres, confronter des photographies récentes aux photographies anciennes. L’exposition les présentera donc par couples : une même vue avant et aujourd’hui. Pour ce faire, le Cemo fait appel aux Ouessantins qui possèderaient des photographies ou cartes postales anciennes montrant les paysages : prairies, grèves, pointes, vallons, mais aussi le bourg et les villages disséminés sur l’île. Le centre prendra à sa charge les tirages avant de restituer les photographies à leurs propriétaires.

Belle-Ile succès des bacs à marée

Depuis de nombreuses années, la communauté de communes, est très engagée dans la collecte des macrodéchets arrivant sur les plages. Avec la mise en place de bac à marée sur presque toutes les plages de l’île, on assiste cette année à un très bel élan citoyen. Les promeneurs sont très nombreux à contribuer au ramassage des déchets.
Depuis 2018, un partenariat avec le Cedre est né afin que Belle-Ile contribue à l’évaluation de la pollution marine.  Ce centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux a été créé en 1978 dans le cadre des mesures prises à la suite du naufrage du navire pétrolier Amoco Cadiz pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d’intervention français. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Ouessant recherche un éleveur

Ouessant lance un appel à candidatures pour l'installation sur ses terres en friche d'un éleveur en mesure d'approvisionner ses habitants en produits laitiers biologiques, auprès de la commune de 800 habitants située au large du Finistère. Le cahier des charges de l'appel lancé en janvier, évoquant la possible mise à disposition d'une surface de près de 35 hectares pour un loyer annuel d'une quarantaine d'euros par hectare, ainsi que de bâtiments et locaux. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 mai 2019.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Route De l'Amitié

Le voile a été levé, vendredi, à l’Abri du marin à Plouhinec, sur la prochaine édition de la Route de l’amitié. Le 25 juillet, 150 bateaux partiront d’Audierne pour rejoindre, le 3 août, Belle-Ile-en-Mer.
Le, président, Bruno Le Port, a détaillé le parcours de cette nouvelle édition. Ce sont 150 bateaux qui partiront d’Audierne pour se rendre à Loctudy, Concarneau, Lesconil, Lorient, Etel et arriver à Le Palais à Belle-Ile-en-Mer, étape finale. Pour le moment, il y a quatre bateaux d’encadrement, 25 bateaux de la belle plaisance en bois, dix voiliers de travail, trois yoles et 131 voiliers moderne

reserve Naturelle de Groix une nouvelle conservatrice

Ingénieure agronome de formation, spécialisée dans la biodiversité insulaire, Léa Trifault est la nouvelle conservatrice de la Réserve naturelle de Groix. Elle prend la succession de Catherine Robert qui assurait cette fonction depuis 1989 au sein de l’association Bretagne vivante. Cette Bretonne de Kerroc’h, à Ploemeur, revient au pays après avoir baroudé à Mayotte, Madagascar ou en Amazonie péruvienne dans le cadre de sa formation. Léa va poursuivre le travail de Catherine qui restera en poste à mi-temps jusqu’en 2020.

Elle va finaliser l’exposition qui met en valeur la richesse du patrimoine insulaire et qui sera présentée au printemps à la Maison de la réserve, puis monter des dossiers pour financer des projets tels que l’aménagement des sites, la mise en place d’animations ou le développement de la communication. Le projet d’extension de la Réserve sur les terrains acquis par le conservatoire du littoral est un autre dossier conséquent à venir.

Léa va accompagner les sorties nature pour tous les publics dès la mi fevrier

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.