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 Iles et rias de Bretagne

Le transport sanitaire sur l'ile de Groix, un casse tête, face à l'ARS qui botte en touche

Les pompiers de Groix sont lassés d’être mobilisés pour « faire le taxi », le transport sanitaire représente 250 interventions des pompiers par an, soit autour de 30 % de leur activité. Transporter les gens de retour de l’hôpital, ce n’est pas de l’urgence, et pourtant les incessants allers-retours ne font que se multiplier depuis qu’il n’y a plus de taxi sur Groix. Le problème c’est qu’on désorganise un moyen de secours, mais que peuvent faire les professionnels de santé ?  Lors de la signature du contrat local de santé avec l’Agence régionale de santé, le transport sanitaire figurait comme objectif prioritaire. Cependant, depuis 4 ans, rien ne se passe. Il y a des ambulanciers privés du continent qui seraient prêts à venir à Groix. Sur le bateau il existe même un tarif et des places réservées pour les ambulances. Ca bloque car il n’existe pas de ligne de remboursement de la Sécurité sociale pour ce type de transport. Lors des dernières réunions, l’ARS a botté en touche et  a renvoyé la patate chaude au niveau national, à la Caisse nationale d’assurance maladie, là où personne ne connaît la réalité insulaire ! il faudrait trouver des solutions alternatives. Que faire en cas de besoin d’un transport sanitaire ? Il faut obligatoirement passer par son médecin qui décidera s’il est nécessaire ou non de faire appel aux pompiers. Pour les retours d’hospitalisation, c’est l’hôpital qui décider et qui contacte les pompiers. Pour tous les handicaps légers, incapacité de marcher ou de conduire, il faut que les Groisillons fasset appel à leur famille, à leurs voisins, à leurs connaissances. Il faut que la solidarité joue. il faut également penser au bus à la demande ne pas oublier de réserver au 02 97 57 85 86 avant 17 h, la veille du départ.

Le parking pour Groix, les règles changent

Le dimanche 21 avril 2019, les règles de stationnement dans les rues proches de la gare maritime de Loriet changeront. Le stationnement sera limité à 3 heures, avec obligation d’afficher le disque bleu : de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h tous les week-ends du 21 avril au 30 juin, tous les jours en juillet en août et tous les jours fériés durant toute la période et ceci jusqu'au 1er septembre. La zone concernée : le quai Jean-Bart (côté immeubles), les rues Andrieu, Lagarde, Colas, Courbet (de Voltaire à Jean-Bart), Carnot (du quai de Rohan à Victor-Hugo), Pérault (de Voltaire à Carnot), Brizeux, Duguay-Trouin (de République à Docteur-Villers) et une partie du boulevard de la République.

La gestion du parking pour Groix est confiée à la Trasdev CTM, pour la période allant du 1er mai au 30 septembre 2019. Soit un mois de plus que l’an dernier. Le terrain de 8 000 m² est situé entre les entrepôts frigorifiques du port de commerce et la gare maritime. Il a un accès direct vers l’embarcadère et peut accueillir 300 véhicules. Le forfait journalier sera de 10 €. Puis des tarifs dégressifs pour les insulaires et les abonnés. Le parking sera ouvert 30 minutes avant le départ du premier bateau et 30 minutes après l’arrivée du dernier bateau. La journée il sera surveillé par un gardien, la nuit par un système de vidéosurveillance. Transdev CTM n’a pas prévu de réserver des places pour les Groisillons qui doivent venir sur le continent pour le travail ou pour un rendez-vous chez un médecin spécialiste. La Ville de Lorient non plus dont dépendent les stationnements proches de la gare maritime. Transdev CTM se dit prêt à étudier les demandes et les besoins.

Des travaux à Port-Tudy jusqu'au 4 mai.

La commune entreprend la rénovation de la porte du bassin à flot. En raison de ces travaux, toute entrée et sortie des navires sera impossible du 11 avril au 4 mai, des batardeaux seront installés pour maintenir le niveau d’eau dans le bassin. Une fois la porte déposée, sa réfection se fera dans un atelier de Lorient, le changement du vérin qui commande les mouvements de la porte et une butée sera installée pour parer aux coups de ressac. les titulaires souhaitant naviguer durant cette période sont invités à sortir leur bateau pour une mise en place dans l’avant-port. Il faut prendre contact avec la capitainerie avant toute sortie. 

D'autre part la société Ismer, qui assure la maintenance des mouillages, interviendra prochainement pour changer deux chaînes sur un ponton du bassin à flot et une chaîne-mère de gros calibre dans l’avant-port.

La Région Bretagne a confié à la Spac les travaux de renforcement de la cale d’accostage des courriers. L’entreprise effectue également des travaux de consolidation de la jetée sous le phare rouge.

L'ile aux moines cartographiée en 3 D, une première en territoire insulaire

Les routes et les sentiers de l’île-aux-Moines ont été cartographiés en 3D. Une voiture et un sac à dos bardés de technologie ont été utilisés pour réaliser cette première en territoire insulaire.

L’engin n'est pas passe inaperçu sur l’île-aux-Moines. Un million d’euros de technologie a sillonné l'ile pour la cartographier en 3D. Un fourgon spécialisé sur les routes et un sac à dos très spécial de quatorze kilos pour les sentiers. Cet enregistrement a été réalisé grâce à la relation amicale qu’entretient Pascal Balpe, directeur des services techniques du Syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire (SIEL), et Marc Aubry, directeur général de Morbihan énergies.
L’objectif principal de cette cartographie est de rentrer dans les clous du Plan de corps de rue simplifié, imposé par le gouvernement pour 2026. « L’État veut minimiser les risques de creuser aux mauvais endroits sur les réseaux sensibles, le gaz et l’électricité particulièrement. Avec cette cartographie, on aura une précision incomparable à ce qui existe aujourd’hui avec les plans de recollement », explique Olivier Floret, chargé de mission au SIEIL, propriétaire de cette technologie. Morbihan énergies, le coordinateur de cette cartographie, n’a pour le moment pas décider d’acquérir cet engin.
Reste maintenant le travail postproduction, de trois mois environ. Tout ce travail s’adresse particulièrement au monde professionnel, du maître d’ouvrage à l’exploitant, en passant par le gestionnaire de réseaux. Mais la mairie pourrait aussi s’en servir pour une visée touristique

Groix 3 580 000 € pour le tourisme

Le contrat d’attractivité touristique a été présenté lors du conseil municipal. Si le local Ty Canot-Maison de l’île est en cours d’achèvement et les sanitaires près des plages sont réalisés. Les chantiers à venir sont : la Capitainerie de Port-Tudy, le balisage des sentiers de randonnée, l’accueil du camping et les gros travaux de Port-Lay. L’ensemble de ces chantiers représente une enveloppe de 3 580 000 € dont 20 % à charge de la commune.
Lorient Agglo propriétaire du site de Port-Lay, a cédé un bâtiment à la commune qui va refaire un hébergement pour 30 personnes et une salle de restauration. L’usine et le Bonobo sont également confiés à la commune (bail de 30 ans gratuit). Coût des travaux 1 580 000 €. Le bâtiment du Festival du film sera géré par le Fifig ; des négociations sont en cours pour réaliser des travaux.
La commune a répondu à l’appel d’offres du département pour dynamiser le centre-bourg. Il est prévu d’améliorer la liaison Port Tudy-Le bourg et les circulations vélos, voitures dans le bourg, de redessiner la place de l’église et de la salle des fêtes et le visuel des bâtiments.

L' Ecomusée va rouvrir. La commune, conseillée par la Drac, va recruter un-e attaché-e de conservation qui exercera à Groix et au musée d’Hennebont. Le musée a vocation à vivre à l’année, il sera ouvert aux associations. Le cercle Blei mor va fêter ses 40 ans et prépare une exposition sur le costume groisillon.

Kermunition 2 en bonne voie à Groix

Pour répondre aux besoins des insulaires en matière de santé, la commune, épaulée par l’Agence régionale de santé et Lorient Agglomération, a souhaité construire une Maison de santé. Lorient Habitat, pilote ce chantier implanté face à la résidence Ty Laouen. 
La Maison de santé sera accessible de plain-pied et pourra accueillir plusieurs professionnels de santé. Il y aura également une salle de soin et un local de radiologie le tout sur 500 m². Lorient Habitat construit également onze logements sociaux qui seront intégrés à cet ensemble. Le coût de l’opération est de 1 400 000 €. La pose de la première pierre aura lieu vendredi.

Groix 2 pistes cyclables en projet pour l'été

Plus de 500 vélos circulent par jour pendant la période estivale à Groix, pour sécuriser les grands axes de circulation en direction des plages, la commune envisage de créer deux pistes cyclables : l’une reliant le bourg à Locmaria via Kerliet et l’autre reliant le bourg aux Grands sables. Une enquête publique en vue du plan d’alignement partiel de certaines voies communales sera ouverte du lundi 18 mars au vendredi 5 avril. Le dossier pourra être consulté en mairie, du lundi au vendredi aux heures d’ouverture et sur le site internet de la commune (groix.fr), dès le 15 mars. M. Joël Le Roux a été désigné comme commissaire enquêteur. Il sera en mairie les 18 et 23 mars de 9 h à 12 h et le cinq avril de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Le public pourra consigner des observations sur le registre d’enquête en mairie. Le conseil municipal délibérera sur le plan d’alignement après clôture de l’enquête.

Plan vélo à Belle-Ile

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a lancé un appel à projets « AAP Vélos et territoires-accompagnement à la réalisation de travaux de définition et mise en œuvre de politique cyclable ». Un projet qui comporte trois axes : réalisation d’un schéma directeur vélo, étude de faisabilité technique et financière de l’axe cyclable principal et développement de services renforçant la place du vélo dans les mobilités du territoire. La CCBI et les quatre communes composeront le comité de pilotage avec l’appui du service des routes du Conseil Départemental, la durée globale de la mission a été estimée à deux ans. Ce premier pas vers de véritables pistes cyclables le long des axes principaux de circulation entre les quatre communes permettra de choisir les options et de cerner les coûts de l’opération.

P154 l'hydrolienne de Guinard Energies a plongé dans la ria d'Etel

hydrolienne P154
La start-up brestoise Guinard Énergies a mis à l’eau avec succès son hydrolienne P154, dans la ria d’Étel, en aval du Pont-Lorois, devant le Chantier Bretagne Sud. Cette première expérimentation doit durer deux mois. Dotée d’une puissance maximale de 20 kW, « P154 » est dotée d’une tuyère pour accélérer le courant et est montée sur pivot pour suivre le sens des marées. Couplée à des panneaux photovoltaïques et reliée à un convecteur installé à l’intérieur du Chantier Bretagne Sud, « P154 » produit déjà de l’énergie. Celle-ci sera cédée gracieusement à Enercoop, fournisseur d’énergie verte. Guinard Énergies n’a pour le moment pas encore le droit de faire de bénéfices avec cette nouvelle hydrolienne. L’expérimentation intervient en effet dans le cadre du projet MégaWattBlue, financé à 35 % par le Fonds européen de développement régional (Feder) et à 10 % par la Région Bretagne, « pour le développement des énergies marines renouvelables et la transition vers une économie à faible émission de carbone ».
Cette expérimentation en condition réelle, dans la ria d’Étel, est déterminante pour le développement de la société et la commercialisation des hydroliennes à l’international. « P66 », la petite sœur (3,5 kW) de « P154 », alimente depuis l’été dernier en électricité un village à Madagascar et est testée depuis avril 2018 au moulin à marée de Pen Castel, à Arzon. 

Le Breiz Nevez sera immobilisé plusieurs mois pour une remise à neuf

Dix jours après le talonnage du Breizh Nevez au niveau de la citadelle de Port-Louis, deux questions restent posées : quelles sont les responsabilités et qui va payer ? La Région, propriétaire du roulier de Groix, annonce une longue immobilisation et entend profiter des travaux pour changer les deux moteurs du navire jugés pas assez puissants. L’avarie est énorme. C’est quasiment une remise à neuf des structures vitales du bateau qu’il faut assurer ». Gérard Lahellec, vice-président en charge des transports à la Région, propriétaire du Breizh Nevez, pred acte L’immobilisation du navire durera plusieurs mois. Pour Gérard Lahellec, l’accident du 19 février ouvre « le débat sur la motorisation du roulier ». La réactivité et la puissance des deux moteurs qui équipent le navire « est un sujet récurrent depuis plusieurs semaines. La facture totale des réparations du Breizh Nevez n’est pas encore connue. Une chose est sûre : « La Région n’est pas prête à payer n’importe quoi » Le cahier des charges du Breizh Nevez, c’est le Conseil départemental du Morbihan, alors responsable des transports maritimes, qui l’a élaboré. La Région a repris la compétence transports, et payé la construction du navire - 13 M€ - elle n’est pas intervenue sur ce cahier des charges.
Pour pallier l' absence du Breizh Nevez, la Compagnie Océane a d’ores et déjà remis en service le Saint-Tudy. L’Île-de-Groix, quant à lui, devient le navire de réserve.

Musée d'Ouessant ils y croient dur comme phare.

Le projet de centre national des phares a refait surface en séance plénière du Conseil départemental du Finistère. Le projet est critiqué pour son ampleur et son budget en constante augmentation : 17 millions d’euros, dont 10,1 M€ pour le site brestois et 5,8 M€ pour celui d’Ouessant.

« On espère finaliser le nouveau musée d’Ouessant pour la fin 2020, avec une entrée modifiée côté phare », confirme le directeur du Parc naturel régional d’Armorique, Jean-Jacques Barreau. Le sens de la visite et la scénographie du musée imaginée par Jean-Pierre Gestin seront modifiés, même si la grande salle ne devrait pas trop évoluer. En revanche, des travaux devraient être effectués dans les ailes du bâtiment et à l’intérieur du phare pour le rendre accessible au public. La rambarde intérieure, trop basse pour accueillir les visiteurs, devra être rehaussée. On pourra ainsi voir la mer d'Iroise, des deux côtés de l’île, tout en haut du Stiff et du Créac’h.

Plusieurs esquisses ont été réalisées. Un scénographe est à désigner. Mais le débat autour de l’investissement, en grande partie porté par le Conseil départemental, continue de faire des vagues. « Investissement culturel et atout touristique », avancent les défenseurs du projet, qui imaginent un renforcement de l’attractivité pour Brest et l’île d’Ouessant. « Mais vient-on dans une ville ou sur une île seulement pour un musée ? », leur répondent les détracteurs qui entrevoient, dans le cadre d’un budget plus que contraint, bien d’autres priorités à honorer

Livre insulaire une nouvelle ère va s'écrire

livre insulaire

Ces vingt premières années de 1999 à 2018, ont permis à l’association Cali, d’accompagner le monde du livre insulaire francophone par des actions littéraires multiples et variées correspondant à la filière. L’action menée a été extrêmement dense et a permis à Ouessant, d’être reconnue comme le point de référence de la littérature insulaire à l’échelle de tous les océans. Cet héritage engage son avenir, c’est pourquoi une nouvelle ère va s’écrire avec la modification de la rencontre et l’ouverture vers de nouveaux publics et les nouvelles formes d’écriture et de publication.

Tout en gardant son savoir-faire, sa curiosité pour la création contemporaine des auteurs insulaires des bassins francophones, le salon va s’adapter aux nouvelles formes d’écritures, aux nouveautés éditoriales et chercher à conquérir de nouveaux publics notamment les jeunes. La proposition comportera des rencontres avec les auteurs, des conférences, des librairies thématiques, des temps de lecture publique, des animations grand public. La nouvelle salle polyvalente va permettre également de recevoir dans d’excellentes conditions le public et les professionnels du livre.

Le thème littéraire proposé sera autour du trois centième anniversaire de la publication du récit de Daniel Defoe, inventant une figure de l’île déserte avec Robinson Crusoé et son compagnon, Vendredi : figure et symboles que nous regarderons sous toutes les coutures, fouillant les chemins d’une vie actuelle dont le sauvage aurait changé de côté.

Le salon du livre proposera également des animations pour tous publics durant ces 4 jours : ateliers, théâtre, dictée, découvertes nature, projections de films, et temps de détente autour de petites restaurations.

Dates : du jeudi 11 juillet dans l’après-midi au dimanche 14 juillet 2019, dans la soirée.

Lieux : Salle Polyvalente, Chapiteaux Mez ar reun, Musée des Phares et Balises, Maison des îles et des livres, extérieur dans différents endroits de l’île.

Tous publics

Tarif: entrée gratuite au salon

Un moyen d'étendre la réserve foncière agricole à Belle-Ile

Le comité agricole de Belle-Île-en-Mer réunit les agriculteurs, le Centre permanent d’initiation à l’environnement, la Safer, le Pays d’Auray, la Chambre d’agriculture et les élus de Belle île afin d’acquérir des terres agricoles, exploitées ou non. Ceci pour sécuriser le statut des exploitants en place, favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs, limiter les friches, diversifier la production agricole. Les élus ont opté pour un encadrement des prix des terres agricoles afin de maintenir des tarifs raisonnables. Beaucoup de propriétaires sont persuadés que leurs terres valent beaucoup d'argent, ils ignorent également qu’ils sont tenus d’entretenir ces terres au lieu de les voir se couvrir de pruneliers et d’épines.

Actuellement, un chargé de mission au CPIE, Alexandre Leroux, travaille avec les élus de Locmaria sur l’acquisition et la mise en location d’un périmètre d’environ 11 ha à proximité de Bourhic. Ces terres pourraient ainsi être exploitées par plusieurs porteurs de projets qui se sont fait connaître, pour des productions diversifiées; Une liste des parcelles en déshérence, doit être fournie par la préfecture avant l’été. Ces parcelles non entretenues et pour lesquelles les propriétaires ne s’acquittent plus de taxes, peuvent devenir propriété de la commune à l’issue de deux années de procédure. Un moyen d’étendre la réserve foncière agricole qui pourra être rendue à l’agriculture ou être échangées par des parcelles autour de Bourhic afin de regrouper les futurs exploitants.

Ile aux Moines, devant le Conseil d'Etat

Le Plan local d’urbanisme de la commune de l’Ile-aux-Moines, adopté par délibération, en mars 2014, après son annulation par la cour administrative d’appel de Nantes en mai dernier, a vu le rapporteur du Conseil d’État demandé la confirmation de cette décision. C’est la contestation d’un habitant de l’île, qui a amené la justice administrative à examiner la cohérence de ce nouveau PLU. En l’adoptant, les élus de l’Ile-aux-Moines ont fixé le zonage des parcelles naturelles, à protéger, et celui des zones de construction. Or, il se trouve que sur une « mini-bande de terre », une zone a connu deux classements différents. Ainsi, le terrain des riverains qui contestent le PLU était classé en zone nature, donc impropre à la construction, alors que la parcelle située entre leur bien et le début de la Pointe du Toulindac se retrouve en zone UBC, c’est-à-dire pouvant accueillir une construction.

Dans son mémoire en défense présenté dans le cadre de son pourvoi, la commune estime que les moyens avancés par les requérants ne sont pas fondés. Elle souhaite évidemment la réhabilitation de sa délibération validant le nouveau PLU. Le rapporteur public a confirmé la « nécessité qu’il y a à traiter cette bande de terre de manière uniforme ». Ce, dans le sens d’un classement de tout ce secteur en zone naturelle, donc non constructible.  Le rapporteur public, en concluant au rejet du pourvoi de la commune, a confirmé que « le classement de cette parcelle en zone UBC constituait, compte tenu de son caractère à dominante naturelle et de sa proximité immédiate du littoral,  une erreur manifeste d’appréciation ». La décision définitive sera prise dans les prochaines semaines.

La nouvelle usine d'eau potable de Groix

Usine  de traitement eau potable

La nouvelle usine de traitement d’eau potable de Groix sera mise en service en fin d'année.
Lorient Agglomération assure la compétence en matière d’eau potable et d’assainissement pour les 25 communes de son territoire. A ce titre, elle a programmé la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Groix pour optimiser la qualité du process et distribuer aux habitants une eau de qualité. L’ouvrage sera implanté près des réservoirs de stockage à Créhal et remplacera l’usine actuelle située sur le site préservé de Port-Melin, devenue vétuste.
La nouvelle usine et les aménagements extérieurs s’implanteront sur une superficie d’environ 1 200 m². L’unité sera équipée pour traiter deux qualités d’eau différentes. Une filière active toute l’année sera dédiée à l’eau provenant de trois forages (Pradino, Kerdurand et Kermouzouët) avec une capacité de traitement horaire de 30 m3. Une autre, opérationnelle principalement durant la période estivale pour faire face à la fréquentation touristique de l’île, concernera l’eau de la retenue de Port-Melin pour une capacité horaire de 40 m3. Cette dernière, plus chargée en matières organiques, bénéficiera d’un traitement spécifique par contact avec du charbon actif en poudre puis d’une étape de décantation.
L’ensemble des eaux sera ensuite filtré et désinfecté avant d’être mis en distribution. Parallèlement, 2 700 mètres de canalisation vont être posés pour permettre au nouveau réseau d’acheminer les eaux brutes des forages et du barrage vers la nouvelle usine.
Ce projet représente un investissement de près de 3 500 000 euros pour Lorient Agglomération. 

Ouessant enquête sur la Compagnie Finist'Air

Créée en 1981 à l’initiative du conseil général du Finistère, la Finist’air a pris la succession de plusieurs compagnies préexistantes dont la première fut créée en 1955. Au 1er avril 2020, la délégation de service public qui lie la compagnie au Département passera à la Région, l’occasion, pour la Finist’air, de diligenter une enquête afin de faire un état des lieux. Transport des analyses de sang et d’examens divers, des journaux, possibilité pour les insulaires de faire un aller-retour rapide sur le continent, organiser une évacuation sanitaire, le rôle de la compagnie est essentiel à la vie de l’île. Pourtant, sa fréquentation connaît une baisse vertigineuse : 6 500 passagers en 2010 contre 3 000 en 2012. 

Pour quelles raisons ? 
Premier facteur mis en cause : les tarifs. 71,70 € l’aller simple pour les continentaux adultes, 47,70 € pour les insulaires adultes, l’aller-retour revient cher. Le retour d’une carte de fidélité fait partie des pistes à explorer.

Les horaires de la compagnie (une rotation le matin, une en fin d’après-midi) sont si proches de ceux de la Penn ar Bed le vendredi et, en saison, le mercredi, que la question de ces vols est posée. A l’inverse, l’absence de vols le week-end et une partie de l’été est ressentie comme un handicap.

Autre problème : le fait que nombre d’Ouessantins ont une voiture parquée au Conquet, d’où l’idée d’un service de navettes entre l’aérodrome de Guipavas et Le Conquet. 

Si plus de 90 % des personnes interrogées confient qu’elles seraient prêtes à reprendre l’avion si les tarifs et les horaires étaient modifiés, la compagnie, qui a amélioré ses outils de navigation en 2013, reste dépendante de limites techniques et des ressources de la commune, à laquelle la communication des données météo coûte 9 000 € par an, en plus du salaire des employés et de l’entretien de l’aérodrome.

L'enquêt a été menée par les étudiants de l’UBO, commanditée par la Finist’air, sous la direction de leur professeur Louis Brigand.

Groix gestion des friches Littorales

Cinq étudiants en gestion du littoral (UBO Brest) ont présenté les résultats de leur enquête auprès de la population concernant la gestion des friches littorales. En 2018, le Conservatoire du littoral s’est porté acquéreur de près de 200 ha de terrains en bordure de côte. La question est de savoir comment gérer ces terrains dont beaucoup sont en friche.Plus de 200 questionnaires ont été collecté et une vingtaine d’entretiens ont associé les habitants de Groix à la concertation globale.

L’analyse de l’enquête a dégagé plusieurs perspectives : maintenir les friches en l’état sauvage (actuellement seule la réserve de Pen Men est entretenue pour préserver la bruyère vagabonde). Autre piste : développer le pâturage à l’exemple de l’île d’Hoëdic ; les moutons « Landes de Bretagne » sont de bons jardiniers. Les projets d’élevage de chèvres, de chevaux ou de bovins nécessitent des infrastructures qui sont interdites par la loi Littoral car les hangars, qui doivent être proches des exploitations, sont donc éloignés des villages. « Nous rédigeons actuellement le PLU dans lequel on inclut deux villages à caractère agricole près de Kérampoulo et de Kerbus ; ce qui devrait permettre des constructions à usage agricole », dit le maire qui fonde des espoirs avec la loi Elan. Développer le maraîchage sous serre dans les vallons ainsi que la culture d’arbres fruitiers (pommiers, pêchers, pruniers, noisetiers), ce sont également des pistes proposées.

Groix Port-Lay en bonne voie

L’état de vétusté du site de Port-Lay, avait sérieusement contrarié l’organisation de la dernière édition du FIFIG, et plus généralement, l’accueil des associations. Ne répondant plus aux normes de sécurité, la commune de Groix s’était engagée à mener un vaste programme de réhabilitation du lieu. L’agglo vient de flécher 100 000 € du Fonds d’intervention communautaire (FIC) sur un projet estimé à 889 985 €. Le début des travaux est programmé en mars prochain (durée : 12 mois)

Le CEMO prepare son exposition Environnement hier et aujourd'hui

Le Centre d’études du milieu ouessantin (Cemo) prépare une exposition pour l’été prochain et fait appel aux Ouessantins.

En 2008, le Cemo avait organisé une exposition et publié un ouvrage sur l’évolution des paysages dans l’île. Onze ans plus tard, le centre revient sur le sujet avec une nouvelle ambition : une autre exposition, assortie d’une nouvelle publication, qui traiteront de l’évolution du paysage dans les îles de la mer d’Iroise, en particulier Ouessant, Molène et Sein.

Ouessant d’hier et d’aujourd’hui
Etudier l’évolution du paysage, c’est, entre autres, confronter des photographies récentes aux photographies anciennes. L’exposition les présentera donc par couples : une même vue avant et aujourd’hui. Pour ce faire, le Cemo fait appel aux Ouessantins qui possèderaient des photographies ou cartes postales anciennes montrant les paysages : prairies, grèves, pointes, vallons, mais aussi le bourg et les villages disséminés sur l’île. Le centre prendra à sa charge les tirages avant de restituer les photographies à leurs propriétaires.

Belle-Ile succès des bacs à marée

Depuis de nombreuses années, la communauté de communes, est très engagée dans la collecte des macrodéchets arrivant sur les plages. Avec la mise en place de bac à marée sur presque toutes les plages de l’île, on assiste cette année à un très bel élan citoyen. Les promeneurs sont très nombreux à contribuer au ramassage des déchets.
Depuis 2018, un partenariat avec le Cedre est né afin que Belle-Ile contribue à l’évaluation de la pollution marine.  Ce centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux a été créé en 1978 dans le cadre des mesures prises à la suite du naufrage du navire pétrolier Amoco Cadiz pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d’intervention français. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Ouessant recherche un éleveur

Ouessant lance un appel à candidatures pour l'installation sur ses terres en friche d'un éleveur en mesure d'approvisionner ses habitants en produits laitiers biologiques, auprès de la commune de 800 habitants située au large du Finistère. Le cahier des charges de l'appel lancé en janvier, évoquant la possible mise à disposition d'une surface de près de 35 hectares pour un loyer annuel d'une quarantaine d'euros par hectare, ainsi que de bâtiments et locaux. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 mai 2019.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Route De l'Amitié

Le voile a été levé, vendredi, à l’Abri du marin à Plouhinec, sur la prochaine édition de la Route de l’amitié. Le 25 juillet, 150 bateaux partiront d’Audierne pour rejoindre, le 3 août, Belle-Ile-en-Mer.
Le, président, Bruno Le Port, a détaillé le parcours de cette nouvelle édition. Ce sont 150 bateaux qui partiront d’Audierne pour se rendre à Loctudy, Concarneau, Lesconil, Lorient, Etel et arriver à Le Palais à Belle-Ile-en-Mer, étape finale. Pour le moment, il y a quatre bateaux d’encadrement, 25 bateaux de la belle plaisance en bois, dix voiliers de travail, trois yoles et 131 voiliers moderne

reserve Naturelle de Groix une nouvelle conservatrice

Ingénieure agronome de formation, spécialisée dans la biodiversité insulaire, Léa Trifault est la nouvelle conservatrice de la Réserve naturelle de Groix. Elle prend la succession de Catherine Robert qui assurait cette fonction depuis 1989 au sein de l’association Bretagne vivante. Cette Bretonne de Kerroc’h, à Ploemeur, revient au pays après avoir baroudé à Mayotte, Madagascar ou en Amazonie péruvienne dans le cadre de sa formation. Léa va poursuivre le travail de Catherine qui restera en poste à mi-temps jusqu’en 2020.

Elle va finaliser l’exposition qui met en valeur la richesse du patrimoine insulaire et qui sera présentée au printemps à la Maison de la réserve, puis monter des dossiers pour financer des projets tels que l’aménagement des sites, la mise en place d’animations ou le développement de la communication. Le projet d’extension de la Réserve sur les terrains acquis par le conservatoire du littoral est un autre dossier conséquent à venir.

Léa va accompagner les sorties nature pour tous les publics dès la mi fevrier

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.