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 Iles et rias de Bretagne

Ouessant le projet PHARE

Le projet PHARE, est un projet de production multi-énergies intégrant une hydrolienne raccordée au réseau ouessantin, et couplée à une capacité de production solaire et éolienne à terre.

L’éolienne de 42 m de haut, 44 m de diamètre serait située non loin de Bougue Pep, avec une production de 900 kW/h. Mais lors de vents violents, le système de sécurité la stopperait, l’hiver serait donc peu propice à son fonctionnement.

Les panneaux photovoltaïques (ceux du gymnase et de la salle polyvalente) sont très efficaces. Trois autres localisations sont en cours : à Saint-Michel, les « Solargem » seront déployés en terrasse, avec une production de 370 kW/h, à l’ancienne école Sainte-Anne, une petite serre solaire et agricole produira 35 kW/h. Des essais concluants ont eu lieu en Nouvelle-Calédonie et sur l’île de la Réunion. Des tuiles solaires « Sunstyle », équipées d’un design travaillé, seront installées sur le toit d’Algues et Mer, et produiront 45 kW/h. Enedis se charge du stockage de l’électricité.

Groix port du masque obligatoire dans les décheteries

En raison du contexte sanitaire et pour assurer au mieux la protection de tous, Lorient Agglomération rappelle aux usagers que le port du masque est obligatoire dans les déchèteries du territoire. Le non-respect de cette consigne, sauf avis médical contraire pour les personnes en situation de handicap, entrainera une interdiction d’accès aux sites. D’autre part, dans un esprit de responsabilité et de civisme, les gestes barrières doivent être strictement respectés : se laver régulièrement les mains ou utiliser du gel hydro-alcoolique, respecter une distance d’au moins 1 mètre avec les autres, saluer sans serrer la main, éviter de se toucher le visage, tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, se moucher dans un mouchoir à usage unique puis le jeter. 

Molène stockage H2

A Molène EDF travaille en lien avec la Région Bretagne à réduire la dépendance de l’île aux énergies fossile, porté par le syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère, le projet, lancé en janvier dernier, vise à stocker une partie de l’énergie produite sous forme d’hydrogène, en équipant l' île de la mer d’Iroise d’un électrolyseur et d’une pile à combustible permettant de transformer l’hydrogène en électricité lors des pics de consommation de l’hiver.

A l’horizon 2028, des panneaux solaires (une centrale de plusieurs centaines de kW est envisagée sur l’impluvium de l’île) devront permettre de produire un hydrogène vert grâce à un mix de production d’électricité à 70 % composé d’énergies renouvelables.

Baptisé « Molène stockage H2 », le projet de stockage massif d’électricité sera renforcé par un parc de batteries. Ses résultats seront suivis de près par les îles voisines de Sein et Ouessant, également autonomes pour la production d’électricité.

Un schéma directeur vélo à Belle-Ile 

Les quatre communes et la Communauté de communes de Belle-Ile ont lancé une étude mutualisée pour bâtir un schéma directeur vélo. Concrètement, cette étude a pour objectif de définir les actions à mettre en place pour développer l’usage du vélo au quotidien.

Quatre réunions de présentation du diagnostic et de partage d’idées se dérouleront à Belle-Ile, en présence des bureaux d’études Ecoad et Egis transport Nantes : Le jeudi 1er octobre à 17 h 30 à Locmaria, salle des fêtes ; le jeudi 1er octobre à 20 h 30 à Bangor, salle des fêtes, le samedi 3 octobre à 10 h 30 à Sauzon, salle polyvalente, et enfin le samedi 3 octobre à 14 h 30 à Palais, au Réduit B.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.