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 Iles et rias de Bretagne

Fête de l'abeille noire et de la nature à Belle-Ile

Une grande fête de l’abeille noire sera organisée les 12 et 13 octobre 2019 avec des conférences, des expositions, un repas avec un menu spécial. Les enfants des écoles seront sollicités ils réaliseront des dessins et affiches ainsi qu’un spectacle surprise. 

Le Breiz Nevez immobilisé, le Saint-Tudy reprend du service

Le Breizh Nevez qui a pris le départ ce mardi matin à 6  h 50 avec à son bord 38 passagers, assurait la liaison entre Groix et Lorient lorsqu'il a percuté un rocher, à 7 h 30, dans le secteur de Port Louis. Personne n'a été blessé. Il a fallu attendre l'intervention du batobus, assurant la liaison entre Port-Louis et Lorient qui a été dérouté pour évacuer les passagers à Lorient. L’Hermine, la vedette SNSM de Locmiquélic, dépêchée par le Crossa Etel, coordonnateur des secours en mer, est également intervenue.
Le Breizh Nevez a été rapatrié au port de commerce pour être examiné. La mauvaise visibilité liée à la météo pourrait expliquer cet incident. La voie d’eau a été maîtrisée. Le bateau a été pris en remorque par le remorqueur Morbihan, assisté du remorqueur Scorff. Le convoi est arrivé à quai au port de commerce de Lorient à 9 h 35. 
Le Breizh Nevez mis au sec sur l’aire de réparation navale de Keroman, le roulier a reçu la visite des experts, les inspecteurs du Bureau Veritas, l’assureur, des techniciens du port et du personnel de l’opérateur maritime, afin d’évaluer les dégâts qui sont importants sur le flanc tribord du bateau. La coque est enfoncée à plusieurs endroits, une brèche d’une trentaine de centimètres avait été constatée dès le retour du navire à quai, au port de commerce. Il y a des travaux de tôlerie à prévoir pendant trois semaines. Arraché et perdu en mer, le safran de gouvernail est à refaire. Les pâles de l’hélice tribord sont endommagées. La ligne de propulsion, qui relie l’hélice au moteur, a été touchée; Pour pallier l' absence du Breizh Nevez, la Compagnie Océane a d’ores et déjà remis en service le Saint-Tudy. L’Île-de-Groix, quant à lui, devient le navire de réserve.
L’enquête se poursuit. Elle est menée par la Brigade de surveillance du littoral de la gendarmerie maritime et par le BEAmer, le Bureau d’enquêtes sur les événements de mer. Selon les premiers éléments recueillis, l’alcoolémie du capitaine, un pilote expérimenté, s’est révélée négative. Sur le trajet, la surveillance avait, par ailleurs, été renforcée en passerelle, au vu des difficiles conditions météorologiques. Il semblerait que la combinaison d’un épais brouillard et de forts courants aient fait dévier le roulier de sa trajectoire, l’envoyant dans les rochers. En tentant de redresser le navire, le capitaine aurait pris trop d’angle et a heurté une bouée, à bâbord.

Un moyen d'étendre la réserve foncière agricole à Belle-Ile

Le comité agricole de Belle-Île-en-Mer réunit les agriculteurs, le Centre permanent d’initiation à l’environnement, la Safer, le Pays d’Auray, la Chambre d’agriculture et les élus de Belle île afin d’acquérir des terres agricoles, exploitées ou non. Ceci pour sécuriser le statut des exploitants en place, favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs, limiter les friches, diversifier la production agricole. Les élus ont opté pour un encadrement des prix des terres agricoles afin de maintenir des tarifs raisonnables. Beaucoup de propriétaires sont persuadés que leurs terres valent beaucoup d'argent, ils ignorent également qu’ils sont tenus d’entretenir ces terres au lieu de les voir se couvrir de pruneliers et d’épines.

Actuellement, un chargé de mission au CPIE, Alexandre Leroux, travaille avec les élus de Locmaria sur l’acquisition et la mise en location d’un périmètre d’environ 11 ha à proximité de Bourhic. Ces terres pourraient ainsi être exploitées par plusieurs porteurs de projets qui se sont fait connaître, pour des productions diversifiées; Une liste des parcelles en déshérence, doit être fournie par la préfecture avant l’été. Ces parcelles non entretenues et pour lesquelles les propriétaires ne s’acquittent plus de taxes, peuvent devenir propriété de la commune à l’issue de deux années de procédure. Un moyen d’étendre la réserve foncière agricole qui pourra être rendue à l’agriculture ou être échangées par des parcelles autour de Bourhic afin de regrouper les futurs exploitants.

Le réseau de la CTRL doit revoir sa copie sur la ligne 13

La nouvelle organisation du réseau de bus ne satisfait pas les usagers des transports en provenance de Groix. Le courrier régulier de la compagnie Océane qui part à 9 h 30 de Port Tudy (île de Groix) arrive à 10 h 15 à l’embarcadère de la gare maritime de Lorient. Et c’est à la même heure que le bus de la CTRL quitte son arrêt « Gare maritime » en direction du centre-ville et de Kerulvé laissant sur le trottoir les passagers du bateau, qui doivent attendre le prochain bus durant une demi-heure. A ce jour, aucune modification n’est prévue.

Ile aux Moines, devant le Conseil d'Etat

Le Plan local d’urbanisme de la commune de l’Ile-aux-Moines, adopté par délibération, en mars 2014, après son annulation par la cour administrative d’appel de Nantes en mai dernier, a vu le rapporteur du Conseil d’État demandé la confirmation de cette décision. C’est la contestation d’un habitant de l’île, qui a amené la justice administrative à examiner la cohérence de ce nouveau PLU. En l’adoptant, les élus de l’Ile-aux-Moines ont fixé le zonage des parcelles naturelles, à protéger, et celui des zones de construction. Or, il se trouve que sur une « mini-bande de terre », une zone a connu deux classements différents. Ainsi, le terrain des riverains qui contestent le PLU était classé en zone nature, donc impropre à la construction, alors que la parcelle située entre leur bien et le début de la Pointe du Toulindac se retrouve en zone UBC, c’est-à-dire pouvant accueillir une construction.

Dans son mémoire en défense présenté dans le cadre de son pourvoi, la commune estime que les moyens avancés par les requérants ne sont pas fondés. Elle souhaite évidemment la réhabilitation de sa délibération validant le nouveau PLU. Le rapporteur public a confirmé la « nécessité qu’il y a à traiter cette bande de terre de manière uniforme ». Ce, dans le sens d’un classement de tout ce secteur en zone naturelle, donc non constructible.  Le rapporteur public, en concluant au rejet du pourvoi de la commune, a confirmé que « le classement de cette parcelle en zone UBC constituait, compte tenu de son caractère à dominante naturelle et de sa proximité immédiate du littoral,  une erreur manifeste d’appréciation ». La décision définitive sera prise dans les prochaines semaines.

La nouvelle usine d'eau potable de Groix

Usine  de traitement eau potable

La nouvelle usine de traitement d’eau potable de Groix sera mise en service en fin d'année.
Lorient Agglomération assure la compétence en matière d’eau potable et d’assainissement pour les 25 communes de son territoire. A ce titre, elle a programmé la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Groix pour optimiser la qualité du process et distribuer aux habitants une eau de qualité. L’ouvrage sera implanté près des réservoirs de stockage à Créhal et remplacera l’usine actuelle située sur le site préservé de Port-Melin, devenue vétuste.
La nouvelle usine et les aménagements extérieurs s’implanteront sur une superficie d’environ 1 200 m². L’unité sera équipée pour traiter deux qualités d’eau différentes. Une filière active toute l’année sera dédiée à l’eau provenant de trois forages (Pradino, Kerdurand et Kermouzouët) avec une capacité de traitement horaire de 30 m3. Une autre, opérationnelle principalement durant la période estivale pour faire face à la fréquentation touristique de l’île, concernera l’eau de la retenue de Port-Melin pour une capacité horaire de 40 m3. Cette dernière, plus chargée en matières organiques, bénéficiera d’un traitement spécifique par contact avec du charbon actif en poudre puis d’une étape de décantation.
L’ensemble des eaux sera ensuite filtré et désinfecté avant d’être mis en distribution. Parallèlement, 2 700 mètres de canalisation vont être posés pour permettre au nouveau réseau d’acheminer les eaux brutes des forages et du barrage vers la nouvelle usine.
Ce projet représente un investissement de près de 3 500 000 euros pour Lorient Agglomération. 

Ouessant enquête sur la Compagnie Finist'Air

Créée en 1981 à l’initiative du conseil général du Finistère, la Finist’air a pris la succession de plusieurs compagnies préexistantes dont la première fut créée en 1955. Au 1er avril 2020, la délégation de service public qui lie la compagnie au Département passera à la Région, l’occasion, pour la Finist’air, de diligenter une enquête afin de faire un état des lieux. Transport des analyses de sang et d’examens divers, des journaux, possibilité pour les insulaires de faire un aller-retour rapide sur le continent, organiser une évacuation sanitaire, le rôle de la compagnie est essentiel à la vie de l’île. Pourtant, sa fréquentation connaît une baisse vertigineuse : 6 500 passagers en 2010 contre 3 000 en 2012. 

Pour quelles raisons ? 
Premier facteur mis en cause : les tarifs. 71,70 € l’aller simple pour les continentaux adultes, 47,70 € pour les insulaires adultes, l’aller-retour revient cher. Le retour d’une carte de fidélité fait partie des pistes à explorer.

Les horaires de la compagnie (une rotation le matin, une en fin d’après-midi) sont si proches de ceux de la Penn ar Bed le vendredi et, en saison, le mercredi, que la question de ces vols est posée. A l’inverse, l’absence de vols le week-end et une partie de l’été est ressentie comme un handicap.

Autre problème : le fait que nombre d’Ouessantins ont une voiture parquée au Conquet, d’où l’idée d’un service de navettes entre l’aérodrome de Guipavas et Le Conquet. 

Si plus de 90 % des personnes interrogées confient qu’elles seraient prêtes à reprendre l’avion si les tarifs et les horaires étaient modifiés, la compagnie, qui a amélioré ses outils de navigation en 2013, reste dépendante de limites techniques et des ressources de la commune, à laquelle la communication des données météo coûte 9 000 € par an, en plus du salaire des employés et de l’entretien de l’aérodrome.

L'enquêt a été menée par les étudiants de l’UBO, commanditée par la Finist’air, sous la direction de leur professeur Louis Brigand.

Groix gestion des friches Littorales

Cinq étudiants en gestion du littoral (UBO Brest) ont présenté les résultats de leur enquête auprès de la population concernant la gestion des friches littorales. En 2018, le Conservatoire du littoral s’est porté acquéreur de près de 200 ha de terrains en bordure de côte. La question est de savoir comment gérer ces terrains dont beaucoup sont en friche.Plus de 200 questionnaires ont été collecté et une vingtaine d’entretiens ont associé les habitants de Groix à la concertation globale.

L’analyse de l’enquête a dégagé plusieurs perspectives : maintenir les friches en l’état sauvage (actuellement seule la réserve de Pen Men est entretenue pour préserver la bruyère vagabonde). Autre piste : développer le pâturage à l’exemple de l’île d’Hoëdic ; les moutons « Landes de Bretagne » sont de bons jardiniers. Les projets d’élevage de chèvres, de chevaux ou de bovins nécessitent des infrastructures qui sont interdites par la loi Littoral car les hangars, qui doivent être proches des exploitations, sont donc éloignés des villages. « Nous rédigeons actuellement le PLU dans lequel on inclut deux villages à caractère agricole près de Kérampoulo et de Kerbus ; ce qui devrait permettre des constructions à usage agricole », dit le maire qui fonde des espoirs avec la loi Elan. Développer le maraîchage sous serre dans les vallons ainsi que la culture d’arbres fruitiers (pommiers, pêchers, pruniers, noisetiers), ce sont également des pistes proposées.

Groix Port-Lay en bonne voie

L’état de vétusté du site de Port-Lay, avait sérieusement contrarié l’organisation de la dernière édition du FIFIG, et plus généralement, l’accueil des associations. Ne répondant plus aux normes de sécurité, la commune de Groix s’était engagée à mener un vaste programme de réhabilitation du lieu. L’agglo vient de flécher 100 000 € du Fonds d’intervention communautaire (FIC) sur un projet estimé à 889 985 €. Le début des travaux est programmé en mars prochain (durée : 12 mois)

Le CEMO prepare son exposition Environnement hier et aujourd'hui

Le Centre d’études du milieu ouessantin (Cemo) prépare une exposition pour l’été prochain et fait appel aux Ouessantins.

En 2008, le Cemo avait organisé une exposition et publié un ouvrage sur l’évolution des paysages dans l’île. Onze ans plus tard, le centre revient sur le sujet avec une nouvelle ambition : une autre exposition, assortie d’une nouvelle publication, qui traiteront de l’évolution du paysage dans les îles de la mer d’Iroise, en particulier Ouessant, Molène et Sein.

Ouessant d’hier et d’aujourd’hui
Etudier l’évolution du paysage, c’est, entre autres, confronter des photographies récentes aux photographies anciennes. L’exposition les présentera donc par couples : une même vue avant et aujourd’hui. Pour ce faire, le Cemo fait appel aux Ouessantins qui possèderaient des photographies ou cartes postales anciennes montrant les paysages : prairies, grèves, pointes, vallons, mais aussi le bourg et les villages disséminés sur l’île. Le centre prendra à sa charge les tirages avant de restituer les photographies à leurs propriétaires.

Belle-Ile succès des bacs à marée

Depuis de nombreuses années, la communauté de communes, est très engagée dans la collecte des macrodéchets arrivant sur les plages. Avec la mise en place de bac à marée sur presque toutes les plages de l’île, on assiste cette année à un très bel élan citoyen. Les promeneurs sont très nombreux à contribuer au ramassage des déchets.
Depuis 2018, un partenariat avec le Cedre est né afin que Belle-Ile contribue à l’évaluation de la pollution marine.  Ce centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux a été créé en 1978 dans le cadre des mesures prises à la suite du naufrage du navire pétrolier Amoco Cadiz pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d’intervention français. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Ouessant recherche un éleveur

Ouessant lance un appel à candidatures pour l'installation sur ses terres en friche d'un éleveur en mesure d'approvisionner ses habitants en produits laitiers biologiques, auprès de la commune de 800 habitants située au large du Finistère. Le cahier des charges de l'appel lancé en janvier, évoquant la possible mise à disposition d'une surface de près de 35 hectares pour un loyer annuel d'une quarantaine d'euros par hectare, ainsi que de bâtiments et locaux. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 mai 2019.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Route De l'Amitié

Le voile a été levé, vendredi, à l’Abri du marin à Plouhinec, sur la prochaine édition de la Route de l’amitié. Le 25 juillet, 150 bateaux partiront d’Audierne pour rejoindre, le 3 août, Belle-Ile-en-Mer.
Le, président, Bruno Le Port, a détaillé le parcours de cette nouvelle édition. Ce sont 150 bateaux qui partiront d’Audierne pour se rendre à Loctudy, Concarneau, Lesconil, Lorient, Etel et arriver à Le Palais à Belle-Ile-en-Mer, étape finale. Pour le moment, il y a quatre bateaux d’encadrement, 25 bateaux de la belle plaisance en bois, dix voiliers de travail, trois yoles et 131 voiliers moderne

reserve Naturelle de Groix une nouvelle conservatrice

Ingénieure agronome de formation, spécialisée dans la biodiversité insulaire, Léa Trifault est la nouvelle conservatrice de la Réserve naturelle de Groix. Elle prend la succession de Catherine Robert qui assurait cette fonction depuis 1989 au sein de l’association Bretagne vivante. Cette Bretonne de Kerroc’h, à Ploemeur, revient au pays après avoir baroudé à Mayotte, Madagascar ou en Amazonie péruvienne dans le cadre de sa formation. Léa va poursuivre le travail de Catherine qui restera en poste à mi-temps jusqu’en 2020.

Elle va finaliser l’exposition qui met en valeur la richesse du patrimoine insulaire et qui sera présentée au printemps à la Maison de la réserve, puis monter des dossiers pour financer des projets tels que l’aménagement des sites, la mise en place d’animations ou le développement de la communication. Le projet d’extension de la Réserve sur les terrains acquis par le conservatoire du littoral est un autre dossier conséquent à venir.

Léa va accompagner les sorties nature pour tous les publics dès la mi fevrier

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.