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 Iles et rias de Bretagne

Voyage culturel sur les iles

L’association Inizi  organise une saison culturelle itinérante sur les îles du Ponant. Elle prépare, pour mai et juin, une grande tournée avec un collectif de musiciens. Celui-ci, habitué de la randonnée en haute montagne avec les instruments sur le dos, voyagera d’île en île, de Chausey à l’île d’Aix, soit une quinzaine d’escales, sans passer par le continent.

Les traversées se feront par les insulaires, qui conduiront les musiciens jusqu’à l’île suivante. À bord, une dessinatrice, Marianne Larvol, réalisera un carnet de voyage, qu’elle complétera à chaque escale avec l’aide des scolaires. Le projet se veut vecteur de liens et de solidarité entre les îles, rassemblées autour d’un événement festif et culturel. Pour renforcer cet échange inter-îles, les insulaires sont invités à « faire coutume ». Les peuples de Nouvelle-Calédonie avaient en effet pour habitude d’offrir un présent à l’île voisine pour témoigner de sa solidarité. Ce principe sera transposé dans les îles du Ponant, et chaque île offrira à l’île suivante un cadeau représentatif de sa culture, matérielle ou immatérielle.

La tournée des îles fera escale à Molène les 16, 17 et 18 mai, en provenance de Batz, avant de poursuivre vers Ouessant.

Iles en projet une mutualisation des compétences interiles

Pendant deux jours, des chercheurs, artistes et autres intervenants sur les îles se sont réunis pour participer au colloque Îles 2019.  Quatre groupes de 15 à 20 personnes avaient été constitués autour de quatre thématiques : habiter, protéger, relier et créer. Le but ? Un état des lieux et surtout des préconisations à l’intention des instances dirigeantes afin que la particularité des îles soit prise en compte.

Chaque groupe avait donc pour mission d’aboutir à une dizaine de recommandations indispensables. Les problématiques se croisant, les préconisations se sont souvent recoupées : la maîtrise du foncier par rapport au poids que représentent les résidences secondaires alors que nombre d’îliens peinent à trouver un logement, le coût de la vie insulaire que les salaires n’incluent pas, une discontinuité territoriale qui impacte autant les services de santé que l’éducation dite nationale et la culture…, les revendications sont nombreuses.

Les îles pourtant sont hyperactives et à la pointe du changement : transition énergétique et écologique, adaptabilité aux défis du XXIe siècle, elles sont de véritables laboratoires d’expériences à beaucoup d’égards et, à ce titre, mériteraient la considération des pouvoirs publics et des actions concertées. En projet : une véritable mutualisation des compétences interîles pour porter des projets auprès des instances dirigeantes et peser davantage.

L'hydrolienne a été remontée, défaut sur la bretelle de connexion

L’injection du courant produit par cette hydrolienne D 10-1000, sur le réseau électrique de l’île d’Ouessant, attendra. La pose de la turbine sur son embase s’est parfaitement déroulée le 5 octobre dernier. Conduite par un navire spécialisé (Olympic Challenger), capable de rester précisément à la verticale d’une position et de déployer ses robots sous-marins, l’opération consistait également à relier le câble sous-marin immergé (2 km) à la boucle de connexion (150 m) solidaire de la turbine. C’est au cours de la mise en route de la machine, 24 h plus tard, que les ingénieurs de Sabella ont constaté un dysfonctionnement. L’équipe a alors rappelé le navire spécialisé reparti vers son port d’attache. Les investigations menées en mer, autour de la turbine et de son câble, n’ont pas permis d’identifier précisément le défaut de fonctionnement, par 55 m de fond. La décision a été prise de remonter la machine et son câble de raccordement et de tout rapatrier à Brest (terre-plein du quai de réparation n° 1) pour examens.

Le problème serait survenu au cours de la connexion effectuée sur le pont du navire (surtension due à la houle ?). Cette jonction entre la bretelle de câble de connexion (solidaire de la turbine) et le câble d’export relié à Ouessant s’effectue sur le pont du navire afin de relier les connecteurs. Est-ce à ce moment-là, avec la houle résiduelle qui subsistait sur zone, que le câble et des éléments extérieurs à la turbine ont pu être impactés ? Cette bretelle avait déjà été endommagée lors d’une précédente immersion. À terme, et jusqu’à fin 2021, l’hydrolienne doit assurer entre 10 et 15 % des besoins énergétiques annuels de l’île d’Ouessant.

Ouessant la Maison des services au public ancrée à la Poste

Ambiance studieuse à la poste d’Ouessant avec la présence de Maeva Riou, médiatrice du Point information multiservices. Six rendez-vous pris avec la médiatrice, afin de découvrir les démarches administratives réalisables à la Poste grâce à un accès internet gratuit, une imprimante, un scanner et les explications détaillées.

Grâce à ces ateliers collectifs thématiques, les clients ont pu accéder à leur Caisse d’allocations familiales, mais aussi leur caisse de retraite, Pôle emploi et ainsi débuter un suivi de dossier, grâce au personnel de la Poste formée pour ces démarches

Groix un virage d'ampleur

L’Apsig : l’association des professionnels de santé de l’île de Groix œuvre, avec la mairie et les instances de l’État, pour organiser au mieux le réseau de santé sur l’île. Ensemble, ils portent un projet qui va définitivement changer la prise en charge des Groisillons, d’ici au printemps prochain : une grande maison de santé, au bourg, entre l’une des deux supérettes de l’île et son Ehpad.

Dans ce nouveau pôle de santé, un bâtiment de 500 m² se trouveront quatre bureaux de médecine générale, deux cabinets infirmiers, un plateau technique pour des kinésithérapeutes, un cabinet dentaire, un cabinet d’orthophonie, un pédicure-podologue, ainsi que des professionnels de santé qui officieront au coup par coup.

La piste de la télémédecine est également étudiée, notamment pour de la cardiologie ou des consultations en psychiatrie, avec une expérimentation en cours. 

Groix au conseil municipal des projets majeurs

Le chantier de la Maison de santé et ses onze logements sociaux est bien avancé ; un emprunt de 600 000 € est contracté auprès de la Caisse d’épargne (au taux fixe de 0,53 % sur 20 ans). Le remboursement de 2 600 € par mois sera compensé par le loyer versé par les professionnels de santé.

Recyclerie. La commune porte le projet de démolition et reconstruction du bâtiment implanté près du stade (ancien Mille club). Le programme a été élaboré avec les membres de l’association gestionnaire Modern Strouilh. L’État, la Région, l’Ademe, Lorient Agglo et la commune de Groix (à hauteur de 83 000 €) financent ce projet dont le coût est estimé à 397 000 € HT. Les membres d’opposition se sont abstenus. L’ancien Foyer Résidence bâtiment qui appartient à Bretagne Sud Habitat doit etre démoli pour construire de nouveaux logements sociaux. La commune va conserver l’aile plus récente du Foyer pour loger du personnel saisonnier.

La rénovation de Port Lay est au stade avant-projet. La commune a répondu à l’appel à projets « Bâtiments performants » lancé par la Région et l’Ademe. Le maire est autorisé à signer le bail emphytéotique de 30 ans avec Lorient Agglo propriétaire du site. La commune rénovera la partie hébergement, la salle de cinéma et le Bonobo. Le bâtiment confié au Fifig par une convention avec Lorient Agglo, ainsi que les locaux confiés en gestion directe au club de plongée ne sont pas concernés par ce découpage. Coût des travaux : 1, 5 million €, financés à 78 %. Première tranche de travaux en mars 2020.

Le dossier du Cinéma des familles fait l’unanimité. Le plan de financement inclut la participation de la commune pour 83 000 €. Le coût global, avec la participation de La Région, du Conseil départemental et du Centre national du cinéma, s’élève à 290 000 € HT. Une réunion s’est tenue récemment pour évaluer les travaux à effectuer pour mettre l’établissement aux normes

La Maison multifonctions devrait voir le jour à l’été 2020 en remplacement de l’actuel local très vétuste implanté sur le parking de la salle des fêtes. Ce sera un bâtiment en module préfabriqué avec un bardage en lattes de bois. Le coût est estimé à 320 000 € y compris l’étude de sol. Au cours de l’assemblée de l’Association des îles du Ponant) qui s’est tenue à l’île de Batz, une aide de 120 000 € a été accordée à ce projet.

Musée. La commune d’Inzinzac-Lochrist s’est associée à Groix pour recruter un chargé de projet qui réalisera un diagnostic et proposera un plan d’action spécifique à chaque musée. Il n’y aura qu’un seul employeur, Inzinzac, qui mettra ce chargé de projet à disposition du musée de Groix pour un tiers de temps. La commune de Groix souhaite ainsi redynamiser un musée qui sera partie prenante de la vie locale.

Belle-Ile les vignes du domaine de la Vallongue vont-elles s'installées à Locmaria

Une production vinicole sur Belle-Ile-en-Mer est bien engagé, le manque d’informations interpelle les élus et suscite les inquiétudes des voisins de Locmaria. L’île a déjà connu quelques productions viticoles depuis le XVIIIe siècle, à Magouric, sur la commune de Locmaria, ou encore près de l’hôpital… localisé à l’adresse La Vigne, au Palais. Cette fois, une étude paysagère « dans le cadre d’une installation viticole en site classé à Belle-Ile-en-Mer » a été commandée en octobre 2017 par le Domaine de la Vallongue, installée au cœur de la chaîne des Alpilles
Le projet se révèle ambitieux : l’intention est de produire un vin haut de gamme et biologique, sur un vignoble d’une vingtaine d’hectares composée de parcelles à Port Coter, Kerouarh et Kerdonis, sur la commune de Locmaria. Les cépages retenus seraient blancs, « dits plus résistants ». Les premières vignes, produiraient, en 2023, 100 hectolitres de vin. 

L’heure est à la prudence, du côté de la mairie. « Nous sommes vigilants sur les conséquences environnementales et paysagères qu’aurait ce projet. Cela doit se faire dans le respect de la loi, de la commune et de ses habitants. Il faudra également vérifier la désignation des zones, naturelles ou agricoles, où vont être plantées les vignes ». L’élu vient de recevoir en mairie, mardi, un groupe d’habitants, voisins des terrains de Port Coter. « Un collectif s’est constitué. Les gens sont inquiets, notamment sur les traitements qui seront utilisés à proximité de leurs habitations ».« Sur la base de documents vérifiés et officiels, nous alertons sur un projet opaque par manque de communication de l’investisseur, mais aussi à risque pour l’écosystème et l’identité de Belle-Île », déclare le collectif. C’est un projet de grande ampleur d’agriculture intensive : une exploitation de 20 hectares, avec une production annuelle de 70 000 bouteilles. À Port Coter, les parcelles en projet de vente encerclent le village. Deux parcelles pour un total de sept hectares ont déjà été acquises par l’investisseur ».Selon eux, le projet serait « illégal car les deux parcelles acquises sont en zone naturelle protégée. L’exploitation prévoit de se trouver sur des zones boisées non constructibles et non cultivables ». Toujours selon le collectif, dans les documents présentés à l’État, « l’investisseur lui-même » aurait conscience que son projet va nuire à la biodiversité et inévitablement causer des « nuisances sonores ». Les 20 000 pieds de vigne atteindront 1,60  m : le paysage en sera bouleversé. La crainte d’une « pollution de l’air » avec, entre autres, des traitements à base de souffre, est également évoquée. Des bâtiments de 500 à 800 m2 seront nécessaires pour la fabrication, la boutique, ce qui suppose aménagements d’accès, parkings ».

L’enquête est un moyen de se faire entendre avant qu’elle se termine, le samedi 7 septembre.

Le Domaine de La Vallongue est la propriété de Christian Latouche, qui l’a racheté en 2008. Le patron du groupe Fiducial, un grand cabinet d’expertise comptable, connaît bien le Morbihan : il est également propriétaire de l’île de Boëdic.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Le déploiement de la fibre prévu pour 2020 à Groix un enjeu pour l'attractivé économique

Les représentants d’Orange, Enedis et Morbihan énergies, ont signé en présence du maire Dominique Yvon, le partenariat visant à déployer un câble hybride (énergie - fibre optique) entre le continent et l’île de Groix. L’île est alimentée par deux câbles, le plus ancien devant être changé, il a été décidé d’incorporer une fibre optique en plus des faisceaux de cuivre qui transportent le courant (20 000 volts). Un appel d’offres européen est lancé pour construire ce câble de 7 km d’un seul tenant, qui sera posé par un navire câblier en respectant l’environnement maritime. Le navire câblier déploiera le câble jusqu’à Quelhuit (pose prévue en septembre 2020). D’ici là, Orange, en coordination avec la municipalité va implanter un « nœud de raccordement optique » qui sera relié à neuf « armoires de rue » réparties sur l’île, en empruntant si possible les fourreaux de génie civil existants. Chaque particulier devra faire une demande pour être raccordé, il pourra choisir son fournisseur d’accès internet. Le déploiement de la fibre est un enjeu majeur pour l’attractivité économique.

Iles du Ponant des projets pour la gestion des dechets

L’association des îles du Ponant a lancé une grande réflexion sur le sujet de la gestion des dechets. Accompagnée d’échanges d’expériences avec Saint-Pierre et Miquelon et les îles de la Madeleine au Canada.

Seule Belle-Ile-en-Mer gère ses ordures ménagères sans les expédier sur le continent. Hormis bien entendu les déchets recyclables. L’île, dispose d’un centre d’enfouissement. Les autres îles du littoral n’ont pas d’autres solutions que d’expédier par bateau ou par barge, leurs ordures, sur le continent. L'association des iles du Ponat y travaille ainsi que la Région Bretage. Elle planche sur un plan déchets avec un volet insulaire. 

Pour l’association, des efforts doivent être faits par les insulaires en matière de tri sélectif. « Mais nous demandons aussi que les éco-organismes organisent des collectes jusque sur les îles. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est la collectivité qui paye le transfert de ces déchets », ajoute Denis Bredin.

Pour le verre, des solutions locales peuvent être trouvées. C’est de la silice, comme le sable. Les visiteurs ont, eux aussi, la possibilité de changer la donne. En repartant sur le continent avec leurs déchets : bouteilles plastiques, emballages de pique-nique… Ces petits gestes ne sont pas anodins quand on sait qu’il y a deux ans, selon le Comité régional du tourisme, 305 763 passages ont été enregistrés entre Belle-Ile et le continent, 98 646 vers Groix, 98 646 vers l’île aux Moines. Les déchets verts, sur certaines îles, comme Belle-Ile, où l’activité agricole est toujours soutenue, le compost vient nourrir les terres arables. À l’île aux Moines, par contre, faute d’agriculture, ces déchets organiques, qui ne trouvent pas de débouchés, s’entassent. Ces déchets verts pourraient facilement être utilisés pour la production de gaz par pyrogazéification. Cette technique, qui produit de la chaleur et de l’énergie, permettrait de réduire par dix les volumes à traiter. L’île d’Yeu s’est engagée dans cette voie avec Naoden, une entreprise de Nantes spécialisée dans les bioénergies.

Comme sur le continent, les déchetteries ont ouvert sur les îles. La gestion des ordures ménagères évolue favorablement sur les îles.  À Groix, le transfert des déchets par barge coûte à la collectivité plus de 150 000 euros par an, et, à Ouessant, plus de 100 000 euros. Cela représente un poids pour les finances locales. Les communes pourraient prochainement suivre l’exemple de l’île d’Yeu où vient d’être appliquée la redevance incitative. Mesure qui a fait baisser le volume de déchets de 40 % !

La nouvelle usine d'eau potable de Groix

Usine  de traitement eau potable

La nouvelle usine de traitement d’eau potable de Groix sera mise en service en fin d'année.
Lorient Agglomération assure la compétence en matière d’eau potable et d’assainissement pour les 25 communes de son territoire. A ce titre, elle a programmé la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Groix pour optimiser la qualité du process et distribuer aux habitants une eau de qualité. L’ouvrage sera implanté près des réservoirs de stockage à Créhal et remplacera l’usine actuelle située sur le site préservé de Port-Melin, devenue vétuste.
La nouvelle usine et les aménagements extérieurs s’implanteront sur une superficie d’environ 1 200 m². L’unité sera équipée pour traiter deux qualités d’eau différentes. Une filière active toute l’année sera dédiée à l’eau provenant de trois forages (Pradino, Kerdurand et Kermouzouët) avec une capacité de traitement horaire de 30 m3. Une autre, opérationnelle principalement durant la période estivale pour faire face à la fréquentation touristique de l’île, concernera l’eau de la retenue de Port-Melin pour une capacité horaire de 40 m3. Cette dernière, plus chargée en matières organiques, bénéficiera d’un traitement spécifique par contact avec du charbon actif en poudre puis d’une étape de décantation.
L’ensemble des eaux sera ensuite filtré et désinfecté avant d’être mis en distribution. Parallèlement, 2 700 mètres de canalisation vont être posés pour permettre au nouveau réseau d’acheminer les eaux brutes des forages et du barrage vers la nouvelle usine.
Ce projet représente un investissement de près de 3 500 000 euros pour Lorient Agglomération. 

Ouessant enquête sur la Compagnie Finist'Air

Créée en 1981 à l’initiative du conseil général du Finistère, la Finist’air a pris la succession de plusieurs compagnies préexistantes dont la première fut créée en 1955. Au 1er avril 2020, la délégation de service public qui lie la compagnie au Département passera à la Région, l’occasion, pour la Finist’air, de diligenter une enquête afin de faire un état des lieux. Transport des analyses de sang et d’examens divers, des journaux, possibilité pour les insulaires de faire un aller-retour rapide sur le continent, organiser une évacuation sanitaire, le rôle de la compagnie est essentiel à la vie de l’île. Pourtant, sa fréquentation connaît une baisse vertigineuse : 6 500 passagers en 2010 contre 3 000 en 2012. 

Pour quelles raisons ? 
Premier facteur mis en cause : les tarifs. 71,70 € l’aller simple pour les continentaux adultes, 47,70 € pour les insulaires adultes, l’aller-retour revient cher. Le retour d’une carte de fidélité fait partie des pistes à explorer.

Les horaires de la compagnie (une rotation le matin, une en fin d’après-midi) sont si proches de ceux de la Penn ar Bed le vendredi et, en saison, le mercredi, que la question de ces vols est posée. A l’inverse, l’absence de vols le week-end et une partie de l’été est ressentie comme un handicap.

Autre problème : le fait que nombre d’Ouessantins ont une voiture parquée au Conquet, d’où l’idée d’un service de navettes entre l’aérodrome de Guipavas et Le Conquet. 

Si plus de 90 % des personnes interrogées confient qu’elles seraient prêtes à reprendre l’avion si les tarifs et les horaires étaient modifiés, la compagnie, qui a amélioré ses outils de navigation en 2013, reste dépendante de limites techniques et des ressources de la commune, à laquelle la communication des données météo coûte 9 000 € par an, en plus du salaire des employés et de l’entretien de l’aérodrome.

L'enquêt a été menée par les étudiants de l’UBO, commanditée par la Finist’air, sous la direction de leur professeur Louis Brigand.

Groix Port-Lay en bonne voie

L’état de vétusté du site de Port-Lay, avait sérieusement contrarié l’organisation de la dernière édition du FIFIG, et plus généralement, l’accueil des associations. Ne répondant plus aux normes de sécurité, la commune de Groix s’était engagée à mener un vaste programme de réhabilitation du lieu. L’agglo vient de flécher 100 000 € du Fonds d’intervention communautaire (FIC) sur un projet estimé à 889 985 €. Le début des travaux est programmé en mars prochain (durée : 12 mois)

Le CEMO prepare son exposition Environnement hier et aujourd'hui

Le Centre d’études du milieu ouessantin (Cemo) prépare une exposition pour l’été prochain et fait appel aux Ouessantins.

En 2008, le Cemo avait organisé une exposition et publié un ouvrage sur l’évolution des paysages dans l’île. Onze ans plus tard, le centre revient sur le sujet avec une nouvelle ambition : une autre exposition, assortie d’une nouvelle publication, qui traiteront de l’évolution du paysage dans les îles de la mer d’Iroise, en particulier Ouessant, Molène et Sein.

Ouessant d’hier et d’aujourd’hui
Etudier l’évolution du paysage, c’est, entre autres, confronter des photographies récentes aux photographies anciennes. L’exposition les présentera donc par couples : une même vue avant et aujourd’hui. Pour ce faire, le Cemo fait appel aux Ouessantins qui possèderaient des photographies ou cartes postales anciennes montrant les paysages : prairies, grèves, pointes, vallons, mais aussi le bourg et les villages disséminés sur l’île. Le centre prendra à sa charge les tirages avant de restituer les photographies à leurs propriétaires.

Belle-Ile succès des bacs à marée

Depuis de nombreuses années, la communauté de communes, est très engagée dans la collecte des macrodéchets arrivant sur les plages. Avec la mise en place de bac à marée sur presque toutes les plages de l’île, on assiste cette année à un très bel élan citoyen. Les promeneurs sont très nombreux à contribuer au ramassage des déchets.
Depuis 2018, un partenariat avec le Cedre est né afin que Belle-Ile contribue à l’évaluation de la pollution marine.  Ce centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux a été créé en 1978 dans le cadre des mesures prises à la suite du naufrage du navire pétrolier Amoco Cadiz pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d’intervention français. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Ouessant recherche un éleveur

Ouessant lance un appel à candidatures pour l'installation sur ses terres en friche d'un éleveur en mesure d'approvisionner ses habitants en produits laitiers biologiques, auprès de la commune de 800 habitants située au large du Finistère. Le cahier des charges de l'appel lancé en janvier, évoquant la possible mise à disposition d'une surface de près de 35 hectares pour un loyer annuel d'une quarantaine d'euros par hectare, ainsi que de bâtiments et locaux. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 mai 2019.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Route De l'Amitié

Le voile a été levé, vendredi, à l’Abri du marin à Plouhinec, sur la prochaine édition de la Route de l’amitié. Le 25 juillet, 150 bateaux partiront d’Audierne pour rejoindre, le 3 août, Belle-Ile-en-Mer.
Le, président, Bruno Le Port, a détaillé le parcours de cette nouvelle édition. Ce sont 150 bateaux qui partiront d’Audierne pour se rendre à Loctudy, Concarneau, Lesconil, Lorient, Etel et arriver à Le Palais à Belle-Ile-en-Mer, étape finale. Pour le moment, il y a quatre bateaux d’encadrement, 25 bateaux de la belle plaisance en bois, dix voiliers de travail, trois yoles et 131 voiliers moderne

reserve Naturelle de Groix une nouvelle conservatrice

Ingénieure agronome de formation, spécialisée dans la biodiversité insulaire, Léa Trifault est la nouvelle conservatrice de la Réserve naturelle de Groix. Elle prend la succession de Catherine Robert qui assurait cette fonction depuis 1989 au sein de l’association Bretagne vivante. Cette Bretonne de Kerroc’h, à Ploemeur, revient au pays après avoir baroudé à Mayotte, Madagascar ou en Amazonie péruvienne dans le cadre de sa formation. Léa va poursuivre le travail de Catherine qui restera en poste à mi-temps jusqu’en 2020.

Elle va finaliser l’exposition qui met en valeur la richesse du patrimoine insulaire et qui sera présentée au printemps à la Maison de la réserve, puis monter des dossiers pour financer des projets tels que l’aménagement des sites, la mise en place d’animations ou le développement de la communication. Le projet d’extension de la Réserve sur les terrains acquis par le conservatoire du littoral est un autre dossier conséquent à venir.

Léa va accompagner les sorties nature pour tous les publics dès la mi fevrier

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.