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 Iles et rias de Bretagne

Limiter la présence de véhicules sur les iles

A l’initiative de Jimmy Pahun, député de la deuxième circonscription du Morbihan, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale a décidé, dans le cadre de l’examen de loi d’orientation des mobilités, de sécuriser les maires des îles qui ont fait le choix d’interdire ou de fortement limiter la présence de véhicules personnels sur l’ensemble de leur territoire.
La loi ne prévoit en effet de telles interdictions que sur certaines parties ou voies de la commune. L’amendement de Jimmy Pahun permet donc aux maires de les étendre à l’ensemble de leur île, sans risquer de voir leurs arrêtés être attaqués devant le tribunal administratif. Ces arrêtés sont motivés par la protection des paysages et de la biodiversité de ces îles, ainsi que par leur taille particulièrement réduites. L’amendement est le fruit d’une collaboration avec l’association des Iles-du-Ponant. Les députés ont choisi de faire confiance aux élus locaux pour la préservation du cadre de vie des petites îles.

Ile d'Arz la base des Glénans fête ses 50 ans ce week-end

La base des Glénans sur l’île d’Arz fête ses 50 ans ce week-end des 18 et 19 mai. Un projet de travaux est en cours.Les installations sont vieillissantes. Les sanitaires ne sont pas assez nombreux. Les cuisines et les réfectoires sont trop petits, et les bureaux ne sont pas très bien agencés.

Si le permis de construire modifié est accepté, deux salves de travaux seront lancées pour 1,10 M€. La première partie concernerait « la grange », c’est-à-dire les bureaux, et la deuxième le « village », les logements pour les stagiaires. Le but est d’empiéter le moins possible sur la saison. L’objectif principal, c’est de mieux accueillir les stagiaires. 

L’école des Glénans est arrivée sur l’île d’Arz en 1979. Depuis 50 ans, elle fait honneur à l’idée d’origine d’Hélène et Philippe Viannay, les créateurs de l’association. A l’époque de sa création, les stages de quinze jours se déclinaient sous trois temps : un tiers de voile, un tiers de tâches ménagères, et un tiers de travaux d’entretiens. Aujourd’hui c'est le même principe. Chaque jour il y a une équipe de bordée, c’est-à-dire de tâches ménagères. C’est l’esprit de l’école. Aujourd’hui en équivalent temps plein, ce sont treize salariés, dont six permanents, qui travaillent sur la base de l’île. Ils accueillent environ 2 500 stagiaires à l’année. 

Groix circuits de bus à revoir pour la CTRL, rien ne vaut la solidarité entre voisins

La CTRL vient de mettre en place deux nouveaux circuits de bus valables jusqu’au 29 septembre. Au départ de Port Tudy, deux lignes vont desservir tous les jours les principaux villages de l’île : la ligne 35 dessert les villages à l’ouest jusqu’à Kerlo Bihan et la ligne 38 les villages jusqu’au VVF et Locmaria. Les départs s’effectuent toutes les heures entre 8 h et 19 h.Cette organisation avec un seul bus provoque de longues attentes. Il n’y a pas d’alternative sauf à faire jouer la solidarité des voisins ou des amis. Le maire, qui avait reçu la directrice de la CTRL, il y a un mois, pour parler des aménagements possibles, a découvert tout récemment la nouvelle organisation : « Nous avons été mis devant le fait accompli. Il y a des choses à revoir ; une rencontre est prévue la semaine prochaine ». L’opposition souhaite que les acteurs économiques soient associés à cette réflexion qui s’inscrit dans le Projet d’aménagement de développement durable de l’agglomération. 

Un état environnemental de référence avant l'ancrage des éoliennes

Le programme Appeal piloté scientifiquement par l’Université de Bretagne Occidentale et coordonné par l’institut national France Énergies Marines, rejoints par une myriade de dix-sept partenaires académiques et privés, dont le comité des pêches du Morbihan recueillent actuellement un maximum de données sur la vie sous-marine avant l’ancrage, en 2021, de quatre éoliennes flottantes, expérimentales, entre Groix et Belle-Ile. Le navire océanographique Côtes de la Manche bateau de 24,90 m, propriété du CNRS, entame a mission de prelèvements qui durera jusqu’au 20 mai. Elle reprendra à l’automne. 

Groix découvrir l'ile et son patrimoine

L’idée de départ était d’inciter les randonneurs (piétons ou cyclistes) à découvrir l’île et son patrimoine. Yasmina Messaci, chargée de développement du contrat d’attractivité touristique a travaillé avec le bureau d’études Pierre Lebrun, spécialisé en environnement et paysages. En concertation avec les élus, l’association Grec Rando et la Fédération de randonnée pédestre et après avoir visité plusieurs équipements sur le continent, quatre circuits pour vélos et cinq pour les piétons ont été créés, tout en gardant le sentier côtier. L’originalité de ces tracés en pétale à partir du bourg est de permettre aux randonneurs de modifier leur parcours à leur gré tout en gardant leurs repères grâce à la signalétique.

Le service des espaces naturels, installe actuellement les poteaux numérotés. Des panneaux d’information avec les circuits seront installés à Port Tudy, Port-Mélite, au bourg, à Locmaria et Kerlobihan ainsi qu’une table d’orientation au-dessus du port. Coût de l’opération : 66 000 € (dont 50 % à charge de la commune).

Le Breizh Nevez pourrait reprendre du service à partir du 3 juin

Immobilisé depuis le 19 février après avoir talonné une roche au niveau de la citadelle de Port-Louis, le roulier Breizh-Nevez I, qui assure la liaison entre Lorient et Groix, devrait reprendre ses rotations, début juin.

Le Breizh Nevez remis à flot ne signifie pas que les travaux sont terminés mais qu’une étape très importante est franchie. L’ensemble des brèches suite à l’avarie, y compris le safran et la jaumière tribord, sont réparées. Des essais à quai puis en mer sont prévus entre les 20 et 30 mai, avant une remise en service le 3 juin, date du début de l’arrêt technique du Saint-Tudy. 
Deux installations inquiètent le vice-président de Région : la première concerne les réparations après avarie de la jaumière tribord (partie arrière de la coque qui supporte le safran). Il a fallu découper la coque et reprendre toute la tôlerie. Après les travaux de soudure, il y a la préparation et les travaux de peinture (dont le séchage). La seconde installation est la porte du garage bâbord avant, qui pose des difficultés depuis le début de la mise en exploitation du bateau.

Le Breiz Nevez gaspillage de l'argent des Français ?

Le roulier qui relie Groix à Lorient est finaliste… de la Coupe de France de gaspillage de l’argent public, sur RMC, dans l’émission d’Eric Brunet « Merci les Français ».

Le roulier est l’un des cinq finalistes, à cause de ses moteurs neufs non fonctionnels.

Le navire de la Région Bretagne a coûté 13 millions d’euros. Mis en service en mars 2018, il a connu plusieurs arrêts techniques, notamment un de deux mois pour une motorisation défectueuse. Un mois après sa remise à l’eau, il avait été accidenté. Ses moteurs posaient problème. Pas assez puissants. Deux nouveaux moteurs vont les remplacer. Coût minimum : 600 000 €. « Cher pour un bateau flambant neuf », lance l’animateur.

Il a reçu le témoignage de Dominique Yvon, maire de Groix dans le Morbihan qui dénonce le manque de concertation avant la conception de ce bateau. « Esthétiquement sympathique, il ne répond pas aux besoins de la population. Il remplace un bateau qui prenait 340 personnes et ne peut en prendre que 300, le salon pour les personnes handicapées est lui aussi plus petit. Et il n’y a plus d’ascenseur. »

Aujourd’hui la Région Bretagne, propriétaire du Breizh Nevez 1, réagit. « Le nouveau navire n’est pas un gaspillage », clame-t-elle d’emblée, dans un communiqué. La collectivité rappelle que le roulier a été commandé par le conseil départemental du Morbihan et n’est devenu propriété de la Région qu’en 2017, quand celle-ci a pris en charge toutes les dessertes des îles bretonnes dans le cadre de la loi NOTRe. Coût du bateau : 13 millions d’euros.

La Région Bretagne rappelle que si « le Breizh Nevez 1 a rencontré des problèmes de motorisation à l’occasion de sa première année d’exploitation, […] la sécurité de navigation n’a jamais été mise en défaut ». Si ces soucis sont « toujours regrettables », « de tels défauts de jeunesse sont habituels sur ce type de navires qui sont des fabrications uniques et dont la durée habituelle d’exploitation excède les 30 ans ».

Quant à la conception du navire et ses conditions d’accueil mis en cause par le maire de Groix, la Région répond que « la jauge du navire à 300 passagers a été fixée au regard de la réglementation actuelle, des dimensions contraintes du port de Groix et de la répartition des volumes entre passagers et fret. Cette jauge, poursuit la Région Bretagne, est suffisante pour plus de 350 jours par an. Les pics de fréquentation saisonniers sont pris en charge par des rotations complémentaires ».

Quant à la facture de renouvellement des deux moteurs, estimée à 600 000 €, la Région ne dit pas qui les prend en charge. Elle signale seulement que la résolution des problèmes techniques « est en cours à l’initiative et sous la responsabilité du chantier constructeur ».

Faut-il comprendre que le chantier Piriou paie la note ? Et le motoriste belge, verse-t-il son obole ? Les assurances interviennent-elles ? Reste-t-il une partie à charge de la collectivité publique ? 

Festival théâtre en herbe à l'ile aux moines un excellent programme pour les 10 ans

Le festival Théâtre en herbe fêtera ses 10 ans les 9, 10 et 11 août prochains. Au programme Christophe Barbier, journaliste et homme de théâtre, fera « le tour du théâtre en 80 minutes », Francis Huster et Yves Le Moign raviveront la mémoire de Molière, enfin Nathalie Mann et Hugues Le Forestier emmèneront le spectateur dans un bras de fer impitoyable avec la pièce Brigade financière. La compagnie du caillou clôturera le festival par une pièce de son cru.

L'ile aux moines cartographiée en 3 D, une première en territoire insulaire

Les routes et les sentiers de l’île-aux-Moines ont été cartographiés en 3D. Une voiture et un sac à dos bardés de technologie ont été utilisés pour réaliser cette première en territoire insulaire.

L’engin n'est pas passe inaperçu sur l’île-aux-Moines. Un million d’euros de technologie a sillonné l'ile pour la cartographier en 3D. Un fourgon spécialisé sur les routes et un sac à dos très spécial de quatorze kilos pour les sentiers. Cet enregistrement a été réalisé grâce à la relation amicale qu’entretient Pascal Balpe, directeur des services techniques du Syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire (SIEL), et Marc Aubry, directeur général de Morbihan énergies.
L’objectif principal de cette cartographie est de rentrer dans les clous du Plan de corps de rue simplifié, imposé par le gouvernement pour 2026. « L’État veut minimiser les risques de creuser aux mauvais endroits sur les réseaux sensibles, le gaz et l’électricité particulièrement. Avec cette cartographie, on aura une précision incomparable à ce qui existe aujourd’hui avec les plans de recollement », explique Olivier Floret, chargé de mission au SIEIL, propriétaire de cette technologie. Morbihan énergies, le coordinateur de cette cartographie, n’a pour le moment pas décider d’acquérir cet engin.
Reste maintenant le travail postproduction, de trois mois environ. Tout ce travail s’adresse particulièrement au monde professionnel, du maître d’ouvrage à l’exploitant, en passant par le gestionnaire de réseaux. Mais la mairie pourrait aussi s’en servir pour une visée touristique

Le Breiz Nevez sera immobilisé plusieurs mois pour une remise à neuf

Dix jours après le talonnage du Breizh Nevez au niveau de la citadelle de Port-Louis, deux questions restent posées : quelles sont les responsabilités et qui va payer ? La Région, propriétaire du roulier de Groix, annonce une longue immobilisation et entend profiter des travaux pour changer les deux moteurs du navire jugés pas assez puissants. L’avarie est énorme. C’est quasiment une remise à neuf des structures vitales du bateau qu’il faut assurer ». Gérard Lahellec, vice-président en charge des transports à la Région, propriétaire du Breizh Nevez, pred acte L’immobilisation du navire durera plusieurs mois. Pour Gérard Lahellec, l’accident du 19 février ouvre « le débat sur la motorisation du roulier ». La réactivité et la puissance des deux moteurs qui équipent le navire « est un sujet récurrent depuis plusieurs semaines. La facture totale des réparations du Breizh Nevez n’est pas encore connue. Une chose est sûre : « La Région n’est pas prête à payer n’importe quoi » Le cahier des charges du Breizh Nevez, c’est le Conseil départemental du Morbihan, alors responsable des transports maritimes, qui l’a élaboré. La Région a repris la compétence transports, et payé la construction du navire - 13 M€ - elle n’est pas intervenue sur ce cahier des charges.
Pour pallier l' absence du Breizh Nevez, la Compagnie Océane a d’ores et déjà remis en service le Saint-Tudy. L’Île-de-Groix, quant à lui, devient le navire de réserve.

Musée d'Ouessant ils y croient dur comme phare.

Le projet de centre national des phares a refait surface en séance plénière du Conseil départemental du Finistère. Le projet est critiqué pour son ampleur et son budget en constante augmentation : 17 millions d’euros, dont 10,1 M€ pour le site brestois et 5,8 M€ pour celui d’Ouessant.

« On espère finaliser le nouveau musée d’Ouessant pour la fin 2020, avec une entrée modifiée côté phare », confirme le directeur du Parc naturel régional d’Armorique, Jean-Jacques Barreau. Le sens de la visite et la scénographie du musée imaginée par Jean-Pierre Gestin seront modifiés, même si la grande salle ne devrait pas trop évoluer. En revanche, des travaux devraient être effectués dans les ailes du bâtiment et à l’intérieur du phare pour le rendre accessible au public. La rambarde intérieure, trop basse pour accueillir les visiteurs, devra être rehaussée. On pourra ainsi voir la mer d'Iroise, des deux côtés de l’île, tout en haut du Stiff et du Créac’h.

Plusieurs esquisses ont été réalisées. Un scénographe est à désigner. Mais le débat autour de l’investissement, en grande partie porté par le Conseil départemental, continue de faire des vagues. « Investissement culturel et atout touristique », avancent les défenseurs du projet, qui imaginent un renforcement de l’attractivité pour Brest et l’île d’Ouessant. « Mais vient-on dans une ville ou sur une île seulement pour un musée ? », leur répondent les détracteurs qui entrevoient, dans le cadre d’un budget plus que contraint, bien d’autres priorités à honorer

Livre insulaire une nouvelle ère va s'écrire

livre insulaire

Ces vingt premières années de 1999 à 2018, ont permis à l’association Cali, d’accompagner le monde du livre insulaire francophone par des actions littéraires multiples et variées correspondant à la filière. L’action menée a été extrêmement dense et a permis à Ouessant, d’être reconnue comme le point de référence de la littérature insulaire à l’échelle de tous les océans. Cet héritage engage son avenir, c’est pourquoi une nouvelle ère va s’écrire avec la modification de la rencontre et l’ouverture vers de nouveaux publics et les nouvelles formes d’écriture et de publication.

Tout en gardant son savoir-faire, sa curiosité pour la création contemporaine des auteurs insulaires des bassins francophones, le salon va s’adapter aux nouvelles formes d’écritures, aux nouveautés éditoriales et chercher à conquérir de nouveaux publics notamment les jeunes. La proposition comportera des rencontres avec les auteurs, des conférences, des librairies thématiques, des temps de lecture publique, des animations grand public. La nouvelle salle polyvalente va permettre également de recevoir dans d’excellentes conditions le public et les professionnels du livre.

Le thème littéraire proposé sera autour du trois centième anniversaire de la publication du récit de Daniel Defoe, inventant une figure de l’île déserte avec Robinson Crusoé et son compagnon, Vendredi : figure et symboles que nous regarderons sous toutes les coutures, fouillant les chemins d’une vie actuelle dont le sauvage aurait changé de côté.

Le salon du livre proposera également des animations pour tous publics durant ces 4 jours : ateliers, théâtre, dictée, découvertes nature, projections de films, et temps de détente autour de petites restaurations.

Dates : du jeudi 11 juillet dans l’après-midi au dimanche 14 juillet 2019, dans la soirée.

Lieux : Salle Polyvalente, Chapiteaux Mez ar reun, Musée des Phares et Balises, Maison des îles et des livres, extérieur dans différents endroits de l’île.

Tous publics

Tarif: entrée gratuite au salon

Un moyen d'étendre la réserve foncière agricole à Belle-Ile

Le comité agricole de Belle-Île-en-Mer réunit les agriculteurs, le Centre permanent d’initiation à l’environnement, la Safer, le Pays d’Auray, la Chambre d’agriculture et les élus de Belle île afin d’acquérir des terres agricoles, exploitées ou non. Ceci pour sécuriser le statut des exploitants en place, favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs, limiter les friches, diversifier la production agricole. Les élus ont opté pour un encadrement des prix des terres agricoles afin de maintenir des tarifs raisonnables. Beaucoup de propriétaires sont persuadés que leurs terres valent beaucoup d'argent, ils ignorent également qu’ils sont tenus d’entretenir ces terres au lieu de les voir se couvrir de pruneliers et d’épines.

Actuellement, un chargé de mission au CPIE, Alexandre Leroux, travaille avec les élus de Locmaria sur l’acquisition et la mise en location d’un périmètre d’environ 11 ha à proximité de Bourhic. Ces terres pourraient ainsi être exploitées par plusieurs porteurs de projets qui se sont fait connaître, pour des productions diversifiées; Une liste des parcelles en déshérence, doit être fournie par la préfecture avant l’été. Ces parcelles non entretenues et pour lesquelles les propriétaires ne s’acquittent plus de taxes, peuvent devenir propriété de la commune à l’issue de deux années de procédure. Un moyen d’étendre la réserve foncière agricole qui pourra être rendue à l’agriculture ou être échangées par des parcelles autour de Bourhic afin de regrouper les futurs exploitants.

Ile aux Moines, devant le Conseil d'Etat

Le Plan local d’urbanisme de la commune de l’Ile-aux-Moines, adopté par délibération, en mars 2014, après son annulation par la cour administrative d’appel de Nantes en mai dernier, a vu le rapporteur du Conseil d’État demandé la confirmation de cette décision. C’est la contestation d’un habitant de l’île, qui a amené la justice administrative à examiner la cohérence de ce nouveau PLU. En l’adoptant, les élus de l’Ile-aux-Moines ont fixé le zonage des parcelles naturelles, à protéger, et celui des zones de construction. Or, il se trouve que sur une « mini-bande de terre », une zone a connu deux classements différents. Ainsi, le terrain des riverains qui contestent le PLU était classé en zone nature, donc impropre à la construction, alors que la parcelle située entre leur bien et le début de la Pointe du Toulindac se retrouve en zone UBC, c’est-à-dire pouvant accueillir une construction.

Dans son mémoire en défense présenté dans le cadre de son pourvoi, la commune estime que les moyens avancés par les requérants ne sont pas fondés. Elle souhaite évidemment la réhabilitation de sa délibération validant le nouveau PLU. Le rapporteur public a confirmé la « nécessité qu’il y a à traiter cette bande de terre de manière uniforme ». Ce, dans le sens d’un classement de tout ce secteur en zone naturelle, donc non constructible.  Le rapporteur public, en concluant au rejet du pourvoi de la commune, a confirmé que « le classement de cette parcelle en zone UBC constituait, compte tenu de son caractère à dominante naturelle et de sa proximité immédiate du littoral,  une erreur manifeste d’appréciation ». La décision définitive sera prise dans les prochaines semaines.

La nouvelle usine d'eau potable de Groix

Usine  de traitement eau potable

La nouvelle usine de traitement d’eau potable de Groix sera mise en service en fin d'année.
Lorient Agglomération assure la compétence en matière d’eau potable et d’assainissement pour les 25 communes de son territoire. A ce titre, elle a programmé la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Groix pour optimiser la qualité du process et distribuer aux habitants une eau de qualité. L’ouvrage sera implanté près des réservoirs de stockage à Créhal et remplacera l’usine actuelle située sur le site préservé de Port-Melin, devenue vétuste.
La nouvelle usine et les aménagements extérieurs s’implanteront sur une superficie d’environ 1 200 m². L’unité sera équipée pour traiter deux qualités d’eau différentes. Une filière active toute l’année sera dédiée à l’eau provenant de trois forages (Pradino, Kerdurand et Kermouzouët) avec une capacité de traitement horaire de 30 m3. Une autre, opérationnelle principalement durant la période estivale pour faire face à la fréquentation touristique de l’île, concernera l’eau de la retenue de Port-Melin pour une capacité horaire de 40 m3. Cette dernière, plus chargée en matières organiques, bénéficiera d’un traitement spécifique par contact avec du charbon actif en poudre puis d’une étape de décantation.
L’ensemble des eaux sera ensuite filtré et désinfecté avant d’être mis en distribution. Parallèlement, 2 700 mètres de canalisation vont être posés pour permettre au nouveau réseau d’acheminer les eaux brutes des forages et du barrage vers la nouvelle usine.
Ce projet représente un investissement de près de 3 500 000 euros pour Lorient Agglomération. 

Ouessant enquête sur la Compagnie Finist'Air

Créée en 1981 à l’initiative du conseil général du Finistère, la Finist’air a pris la succession de plusieurs compagnies préexistantes dont la première fut créée en 1955. Au 1er avril 2020, la délégation de service public qui lie la compagnie au Département passera à la Région, l’occasion, pour la Finist’air, de diligenter une enquête afin de faire un état des lieux. Transport des analyses de sang et d’examens divers, des journaux, possibilité pour les insulaires de faire un aller-retour rapide sur le continent, organiser une évacuation sanitaire, le rôle de la compagnie est essentiel à la vie de l’île. Pourtant, sa fréquentation connaît une baisse vertigineuse : 6 500 passagers en 2010 contre 3 000 en 2012. 

Pour quelles raisons ? 
Premier facteur mis en cause : les tarifs. 71,70 € l’aller simple pour les continentaux adultes, 47,70 € pour les insulaires adultes, l’aller-retour revient cher. Le retour d’une carte de fidélité fait partie des pistes à explorer.

Les horaires de la compagnie (une rotation le matin, une en fin d’après-midi) sont si proches de ceux de la Penn ar Bed le vendredi et, en saison, le mercredi, que la question de ces vols est posée. A l’inverse, l’absence de vols le week-end et une partie de l’été est ressentie comme un handicap.

Autre problème : le fait que nombre d’Ouessantins ont une voiture parquée au Conquet, d’où l’idée d’un service de navettes entre l’aérodrome de Guipavas et Le Conquet. 

Si plus de 90 % des personnes interrogées confient qu’elles seraient prêtes à reprendre l’avion si les tarifs et les horaires étaient modifiés, la compagnie, qui a amélioré ses outils de navigation en 2013, reste dépendante de limites techniques et des ressources de la commune, à laquelle la communication des données météo coûte 9 000 € par an, en plus du salaire des employés et de l’entretien de l’aérodrome.

L'enquêt a été menée par les étudiants de l’UBO, commanditée par la Finist’air, sous la direction de leur professeur Louis Brigand.

Groix gestion des friches Littorales

Cinq étudiants en gestion du littoral (UBO Brest) ont présenté les résultats de leur enquête auprès de la population concernant la gestion des friches littorales. En 2018, le Conservatoire du littoral s’est porté acquéreur de près de 200 ha de terrains en bordure de côte. La question est de savoir comment gérer ces terrains dont beaucoup sont en friche.Plus de 200 questionnaires ont été collecté et une vingtaine d’entretiens ont associé les habitants de Groix à la concertation globale.

L’analyse de l’enquête a dégagé plusieurs perspectives : maintenir les friches en l’état sauvage (actuellement seule la réserve de Pen Men est entretenue pour préserver la bruyère vagabonde). Autre piste : développer le pâturage à l’exemple de l’île d’Hoëdic ; les moutons « Landes de Bretagne » sont de bons jardiniers. Les projets d’élevage de chèvres, de chevaux ou de bovins nécessitent des infrastructures qui sont interdites par la loi Littoral car les hangars, qui doivent être proches des exploitations, sont donc éloignés des villages. « Nous rédigeons actuellement le PLU dans lequel on inclut deux villages à caractère agricole près de Kérampoulo et de Kerbus ; ce qui devrait permettre des constructions à usage agricole », dit le maire qui fonde des espoirs avec la loi Elan. Développer le maraîchage sous serre dans les vallons ainsi que la culture d’arbres fruitiers (pommiers, pêchers, pruniers, noisetiers), ce sont également des pistes proposées.

Groix Port-Lay en bonne voie

L’état de vétusté du site de Port-Lay, avait sérieusement contrarié l’organisation de la dernière édition du FIFIG, et plus généralement, l’accueil des associations. Ne répondant plus aux normes de sécurité, la commune de Groix s’était engagée à mener un vaste programme de réhabilitation du lieu. L’agglo vient de flécher 100 000 € du Fonds d’intervention communautaire (FIC) sur un projet estimé à 889 985 €. Le début des travaux est programmé en mars prochain (durée : 12 mois)

Le CEMO prepare son exposition Environnement hier et aujourd'hui

Le Centre d’études du milieu ouessantin (Cemo) prépare une exposition pour l’été prochain et fait appel aux Ouessantins.

En 2008, le Cemo avait organisé une exposition et publié un ouvrage sur l’évolution des paysages dans l’île. Onze ans plus tard, le centre revient sur le sujet avec une nouvelle ambition : une autre exposition, assortie d’une nouvelle publication, qui traiteront de l’évolution du paysage dans les îles de la mer d’Iroise, en particulier Ouessant, Molène et Sein.

Ouessant d’hier et d’aujourd’hui
Etudier l’évolution du paysage, c’est, entre autres, confronter des photographies récentes aux photographies anciennes. L’exposition les présentera donc par couples : une même vue avant et aujourd’hui. Pour ce faire, le Cemo fait appel aux Ouessantins qui possèderaient des photographies ou cartes postales anciennes montrant les paysages : prairies, grèves, pointes, vallons, mais aussi le bourg et les villages disséminés sur l’île. Le centre prendra à sa charge les tirages avant de restituer les photographies à leurs propriétaires.

Belle-Ile succès des bacs à marée

Depuis de nombreuses années, la communauté de communes, est très engagée dans la collecte des macrodéchets arrivant sur les plages. Avec la mise en place de bac à marée sur presque toutes les plages de l’île, on assiste cette année à un très bel élan citoyen. Les promeneurs sont très nombreux à contribuer au ramassage des déchets.
Depuis 2018, un partenariat avec le Cedre est né afin que Belle-Ile contribue à l’évaluation de la pollution marine.  Ce centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux a été créé en 1978 dans le cadre des mesures prises à la suite du naufrage du navire pétrolier Amoco Cadiz pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d’intervention français. Il est responsable, au niveau national, de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d’expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Ouessant recherche un éleveur

Ouessant lance un appel à candidatures pour l'installation sur ses terres en friche d'un éleveur en mesure d'approvisionner ses habitants en produits laitiers biologiques, auprès de la commune de 800 habitants située au large du Finistère. Le cahier des charges de l'appel lancé en janvier, évoquant la possible mise à disposition d'une surface de près de 35 hectares pour un loyer annuel d'une quarantaine d'euros par hectare, ainsi que de bâtiments et locaux. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 mai 2019.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Route De l'Amitié

Le voile a été levé, vendredi, à l’Abri du marin à Plouhinec, sur la prochaine édition de la Route de l’amitié. Le 25 juillet, 150 bateaux partiront d’Audierne pour rejoindre, le 3 août, Belle-Ile-en-Mer.
Le, président, Bruno Le Port, a détaillé le parcours de cette nouvelle édition. Ce sont 150 bateaux qui partiront d’Audierne pour se rendre à Loctudy, Concarneau, Lesconil, Lorient, Etel et arriver à Le Palais à Belle-Ile-en-Mer, étape finale. Pour le moment, il y a quatre bateaux d’encadrement, 25 bateaux de la belle plaisance en bois, dix voiliers de travail, trois yoles et 131 voiliers moderne

reserve Naturelle de Groix une nouvelle conservatrice

Ingénieure agronome de formation, spécialisée dans la biodiversité insulaire, Léa Trifault est la nouvelle conservatrice de la Réserve naturelle de Groix. Elle prend la succession de Catherine Robert qui assurait cette fonction depuis 1989 au sein de l’association Bretagne vivante. Cette Bretonne de Kerroc’h, à Ploemeur, revient au pays après avoir baroudé à Mayotte, Madagascar ou en Amazonie péruvienne dans le cadre de sa formation. Léa va poursuivre le travail de Catherine qui restera en poste à mi-temps jusqu’en 2020.

Elle va finaliser l’exposition qui met en valeur la richesse du patrimoine insulaire et qui sera présentée au printemps à la Maison de la réserve, puis monter des dossiers pour financer des projets tels que l’aménagement des sites, la mise en place d’animations ou le développement de la communication. Le projet d’extension de la Réserve sur les terrains acquis par le conservatoire du littoral est un autre dossier conséquent à venir.

Léa va accompagner les sorties nature pour tous les publics dès la mi fevrier

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.