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 Iles et rias de Bretagne

Le Préfet du Morbihan donne son aval au vignoble de Belle-Ile

Depuis plusieurs mois, des associations réclament l’abandon du projet de vignoble biologique de douze hectares sur l’île située au large de Quiberon, pour lequel la préfecture du Morbihan a donné son aval. Projet porté par l’homme d’affaires Christian Latouche, PDG de Fiducial, lequel possède également le domaine de la Vallongue, près de Saint-Rémy-de-Provence.

Dans un arrêté préfectoral en date du 8 novembre, les autorités estiment que ce projet concerne des « parcelles constituées de friches ou de surfaces en voie d’enfrichement ». L’arrêté précise qu’il sera porté par la société civile d’exploitation agricole (SCEA) Les vignes de Kerdonis, qui peut « contribuer à la diversification des activités agricoles sur le territoire insulaire », et souligne que « la viticulture a été présente en Bretagne, et notamment sur le territoire insulaire ». En outre, « le développement de la vigne en Bretagne s’inscrit dans le contexte de changements climatiques », et « la viticulture biologique prévue est de nature à limiter les traitements », estime le document.

Dans un communiqué, l’association Bruyère vagabonde « regrette » la décision du préfet et confirme ce qu’elle a annoncé : elle déposera un recours en annulation de l’arrêté d’autorisation d’exploiter devant le tribunal administratif.

Belle Ile contrat de développement en 2022

David Lappartient, président du conseil départemental du Morbihan, est venu, rencontrer des élus bellilois, accompagné de Karine Bellec et Gérard Pierre, élus du canton de Quiberon, pour renforcer le lien entre le Département et la communauté de communes de Belle-Île et les quatre communes, en regard de la spécificité insulaire.
Il s’agit de renforcer le soutien du Département aux collectivités. Pour la solidarité territoriale, Belle-Île et ses communes correspondent tout à fait.  Une communauté de communes aux multiples compétences qui doit faire face à un coup élevé de nombreux produits et services du fait de son éloignement du continent et des coûts de transport, amène le Département à une réflexion sur un contrat qui proposerait des aides pour répondre aux besoins de ceux qui vivent ici à l’année. Ce contrat de développement pourrait être concrétisé dès mars 2022. « Les îles ce ne sont pas que des cartes postales, des gens y vivent à l’année et le Département se doit d’accompagner les projets décidés par les élus insulaires

Sauzon, paysan meunier boulanger

Maria et Joachim Martinez ont repris la ferme familiale appartenant aux parents de la jeune femme, au lieu-dit Logonet à Sauzon. A la clé, un grand projet pour le couple : l’ouverture d’une boulangerie. Pour cela, Joachim Martinez, 29 ans, s’est reconverti. Après avoir été militaire, il se forme depuis plus de trois ans pour réaliser son rêve : s’installer comme paysan meunier boulanger.
Agriculture bio validée

Après un CAP boulanger, un brevet professionnel responsable d’entreprise agricole, production grandes cultures à Angers pendant dix-huit mois, un parcours avec la chambre d’installation d’agriculture d’Hennebont, des stages et des formations divers, il a obtenu la validation de l’EARL du Moulin de la Ferme en agriculture bio.

Nous avons déjà fait des tests de semis les années précédentes et avons, cette année, récolté du blé d’hiver sur quatre hectares et du blé de printemps sur trois. Nous attendons maintenant notre moulin à meule de pierre qui, avec un seul passage, conserve le germe en totalité et toutes ses qualités nutritives.

Produit et transformé à la ferme

L’entreprise possède 64 hectares de surface agricole utile.Tout sera produit et transformé à la ferme, le pain sera au levain naturel 100 % réalisé sur place, avec des méthodes de panification particulières.

Le fournil sur place ouvrira un circuit court qui permettra au public de venir acheter pains et brioches. Certains magasins, tels la future Biocoop et trois autres enseignes sur l’île proposeront aussi leurs produits

Ouessant végétal premier livre sur la flore de l'ile

Premier livre sur la flore de l’île, « Ouessant végétal » était très attendu. Il recense 160 espèces d’algues, plantes à fleurs, fougères, lichens et champignons de l’île.

« Ouessant végétal » fourmille d’informations étonnantes et donne envie de partir à la découverte de cette flore surprenante. Chaque espèce est présentée par une photographie (toutes ont été prises à Ouessant), une description, la zone géographique où on la trouve dans le monde et sur l’île, son mode de reproduction et les usages qu’on en fait, recettes de cuisine comprises.
Elisabeth Coutrot sait intéresser son lecteur grâce une approche pédagogique qui ne manque pas d’humour. Pour les champignons, elle a collaboré avec des spécialistes de l’Association naturaliste d’Ouessant.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.