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 Iles et rias de Bretagne

Belle Ile service de transport à la personne

Le service du transport à la demande, organisé par les Cars Bleus, à Belle-Île-en-Mer (Morbihan), est en place. Il fonctionne une matinée par semaine pour chaque commune : le mardi, Bangor et Palais sud ; le jeudi, Locmaria et Palais Est ; le vendredi, Sauzon et Palais ouest. Et ce, jusqu’au 9 avril 2021, sauf durant les vacances scolaires de Noël (du 19 décembre 2020 au 3 janvier 2021), et d’hiver (du 20 février au 7 mars 2021). Il permet un déplacement de courte durée avec environ deux heures au centre de Palais. La prise en charge peut se faire dans chaque village, à destination de l’arrêt du centre bourg de la commune de départ, ou aux arrêts de Palais (hôpital, place Bigarré, place de la République, supermarché et Pont-Orgo ). Tarif : 2 € par trajet pour tout public. Réservations : avant le déplacement, jusqu’à la veille, 12 h, au 02 97 31 56 64

Reprise normale du service vers les iles

La compagnie Océane annonce une reprise normale de son service vers les iles à compter du mardi 1er décembre. Dans un communiqué, elle indique faire « évoluer son plan de transport, suite aux dernières recommandations gouvernementales ». « En accord avec les maires des îles et le Conseil régional de Bretagne », le service reprend normalement, à compter du mardi 1er décembre pour les liaisons Quiberon-Belle-Ile, Lorient-Groix et Quiberon-Houat-Hoëdic. Pour cette dernière, le service reste en plan de transport adapté, avec un nombre de places limitées, les deux premiers week-ends de décembre.

La compagnie Océane rappelle que les déplacements restent limités aux seuls motifs de l’attestation de déplacement dérogatoire. « À bord, nous demandons à tous les voyageurs de suivre scrupuleusement toutes les consignes de responsabilité collective émises par les autorités gouvernementales : maintenir une distance dans les files d’attente et à bord ; limiter les temps de rapprochement avec le personnel lors des opérations d’achat et de contrôle ; porter le masque en gare, à bord et dans un périmètre de 100 mètres autour des gares maritimes ».

Belle-Ile a sa plateforme Solidile.com

Je soutiens la vie locale, je choisis la proximité, j’achète mes cadeaux à Belle-île.  Voilà le slogan de cette année. Les collectivités belliloises se sont mobilisées pour mettre en œuvre des dispositifs qui permettent à l’ensemble des commerces volontaires d’accéder à une vitrine virtuelle. Cet e-shop solidile.com. Derrière cette plateforme, trois jeunes Bellilois, Sorya et Théo-Paul Charpentier et Mathilde Guyot, diplômés dans les domaines du digital, ont œuvré bénévolement à la constitution de la vitrine numérique de Belle-île, en liaison avec l’Union des commerçants et la CCBI.

Le site a pour objectif de référencer, gratuitement, sur un même site, les commerces et leurs produits. Pour les consommateurs, c’est la possibilité de retrouver facilement leurs commerçants locaux en ligne à travers une porte d’entrée unique, de découvrir les offres, d’effectuer ses achats, d’organiser la livraison, le retrait.

Chaque professionnel pourra disposer d’un accompagnement et d’un accès au e-commerce avec différentes solutions comme le référencement, la livraison, la communication… et ce, de manière gratuite.

Groix un cadeau de Noel 700.000€ la capitainerie

Après beaucoup de contretemps et des interruptions dues au confinement, le chantier entamé en janvier 2020 arrive à son terme. Le bâtiment de verre et d’acier est totalement hors d’eau, il reste néanmoins un bon mois de travail :la réalisation des dalles extérieures en béton, le ravalement du bâtiment, y compris l’aile de requin qui se dresse à côté de la vigie, et la pose des barrières pour l’accès des passagers. Cloisons et faux plafonds vont être posés dans la salle d’accueil des passagers et dans la capitainerie ; qui sera équipée d’un bloc sanitaire pour le personnel.
Les travaux d’assainissement (tranchée, pompe de refoulement) vont permettre d’installer un poste à quai pour récupérer les eaux grises des bateaux dans le bassin du suet, à l' étude également une aire de carénage aux normes environnementales. La capitainerie est conçue pour l’accueil des personnes à mobilité réduite. Ce bâtiment, dont le coût est estimé à 700 000 €, sera gérée conjointement par la Région pour la partie liaison maritime et la commune de Groix pour la partie capitainerie.

Un navire à propulsion électro-hydrogène pour les iles du Golfe du Morbihan

Un navire à propulsion électro-hydrogène pour transporter les passagers entre Vannes et les îles du golfe du Morbihan à horizon 2023. Le projet est sur les rails, porté par le Collaborative Integration for Alternative Motorization, qui regroupe trois entités : Europe Technologies, leader du projet ; Amo Facili, pour la propulsion électrique, et le Vannetais Alca Torda Application, spécialisé dans les technologies de l’hydrogène appliquées au secteur maritime. Trois compétences unies pour intégrer les éléments constitutifs d’une telle motorisation, de la conception à la maintenance en passant par la réalisation et le SAV.Ce navire d’environ 24 mètres de long pourra embarquer 170 passagers au port de Vannes pour les déposer sur l’île d’Arz et l’île aux moines.La vedette à passagers, conçue par le cabinet d’architecte naval L2O Marine, à Lorient, sera construite en Bretagne et pourrait être livrée début 2023. Mue par un moteur électrique à pile combustible, elle serait une première en France. C’est un projet à 7 M€ et à 15 M€, si l’on ajoute le stockage, les stations de ravitaillement et les connexions. Avec une vitesse maximale de 12 nœuds.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.