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 Iles et rias de Bretagne

Le Lys Noir vous emmène en excursion

À l’arrivée des beaux jours, le Lys noir, navigué par Yoann Pageaud, prend la mer pour faire découvrir l’île de Groix, l’île d’Houat et le golfe du Morbihan. Yoann propose des croisières de deux jours, d’une journée et même des demi-journées. En avril et en mai, le navire mouille à Locmiquélic et part à Groix pour ses excursions. Ensuite, pour la haute saison, de juin à septembre, le voilier partira d’Arradon pour faire une balade dans le golfe du Morbihan.Le navigateur a le projet pour son Lys noir, déjà labellisé Bateau d’intérêt patrimonial dr le faire reconnaître comme « monument historique »,

La Brittanny Ferries pourrait prendre en charge le transport vers les iles bretonnes

La compagnie a déposé l’une des trois offres pour la délégation de service public.
Renouvelé au 1er janvier 2023, le contrat de délégation de service public pour la desserte des îles du Morbihan et de la pointe finistérienne fait l’objet de trois candidatures. La compagnie maritime roscovite, a déposé une offre pour les deux lots. Les offres désormais déposées, la Région va entrer « dans une phase de dialogue » avec les candidats et désignera le ou les délégataires « à l’automne ». Dans le Morbihan, la candidature de Brittany Ferries, est d’ores et déjà prise très au sérieux. La compagnie Océane, neuf bateaux pour 250 salariés dont la moitié de navigants, fait l’objet de critiques pour sa gestion après des pannes à répétition sur ses navires, engendrant des annulations. La Penn ar Bed emploie de son côté de 80 à 90 salariés, selon la saison, à terre et sur ses six navires. Elle transporte chaque année près de 330 000 passagers.

La Compagnie Escal'Ouest ouvre une ligne Lorient Belle-Ile

Le 7 juillet, la compagnie Escal’Ouest, qui a acquis un nouveau bateau, ouvre une nouvelle ligne maritime pour rallier Belle-Ile-en-Mer en partant de Lorient.

La compagnie maritime Lorient Bretagne Sud a investi dans un nouveau bateau, le Stereden Glaz. Ce navire, acheté à Toulon, mesure 20,20 m de long et peut accueillir 145 passagers maximum. Il servira à rallier Groix mais aussi, et c’est la grande nouveauté, permettra d’aller jusqu’à Belle-Ile-en-Mer, un jour par semaine, à partir du 7 juillet. Pour les Lorientais, mais aussi pour les Finistériens, plus besoin de passer par Quiberon pour profiter de la plus grande île de Bretagne. Tous les jeudis, au mois de juillet et au mois d’août, à 8 h 30, le Stereden Glaz partira de Lorient, avec une escale à Port-Louis, à 8 h 45, direction le port de Sauzon, à Belle-Ile, pour un trajet total d’une heure et demie.
Pas d’aller simple pour le moment mais des tickets allers - retours, à la journée, avec un retour à 17 h, seront proposés à hauteur de 40 €. 

La compagnie Oceane augmente ses prix vers les iles du Morbihan

Comme vous l’avez déjà constaté dans votre quotidien, les fortes tensions internationales liées à la guerre en Ukraine ont eu pour conséquence une hausse du coût des énergies. Cela s’est traduit par une accélération élevée et subite des charges d’exploitation des services publics de dessertes maritimes des îles du large du Morbihan. 
La Compagnie veut conserver une même qualité de service aux usagers insulaires et non insulaires, sans réduire le nombre de rotations programmées des navires. La Région Bretagne va augmenter significativement sa contribution financière en prenant en charge 60 % de la hausse des charges du service.

Cet effort financier important permet de contenir fortement l’augmentation du prix des traversées. Concrètement, à titre d’exemple, le tarif d’un passage adulte insulaire augmente de 0,20€. Celui d’un passager adulte non insulaire augmente de 1 €.

Cette augmentation des tarifs de transports de passagers et de véhicules sera mise en place à compter du 13 mai pour toute réservation ou modification effectuée à partir de cette date.

Ouessant le Salon du livre insulaire abordera les rivages de l'Irlande

L’île d’Ouessant accueille chaque année le Salon international du livre insulaire. La 24e édition se tiendra du 13 au 16 juillet 2022. Le thème principal abordera les rivages de l’Irlande.

Le Salon s’articulera cette année autour de trois axes : le centenaire de la parution en France du roman « Ulysse » de l’Irlandais James Joyce, l’île de Pâques dont la découverte remonte à 300 ans, enfin le patrimoine immatériel des îles bretonnes, notamment Ouessant, Sein et Molène, en collaboration avec le Parc naturel régional d’Armorique. 
Les auteurs qui souhaitent concourir pour un prix peuvent envoyer leurs ouvrages jusqu’au 1er mai. 

Le salon organise aussi un concours de correspondance sous la présidence de Yolande Botquelen. La correspondance ne devra pas excéder quatre pages et doit faire intervenir deux interlocuteurs.

Le salon proposera des lectures dans des jardins de l’île. Avis donc à ceux qui seraient prêts à prêter leur jardin une demi-heure pendant le salon.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.