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 Iles et rias de Bretagne

Salon du livre insulaire d'Ouessant

C est le grand retour du Salon international du livre insulaire, programmé du 13 au 16 juillet à Ouessant.Une centaine d’auteurs du monde entier et plus de 40 éditeurs présents, 16 cafés littéraires, des dizaines de conférences, tables rondes, lectures, rencontres et expositions : Il sera consacré à la littérature des îles dans sa forme traditionnelle, à l’exception des festivités nocturnes.

Quatre invités de marque

Si le salon du livre insulaire demeure l’un des rares événements culturels à avoir pu se tenir depuis le début de la crise sanitaire, la situation inédite vécue sur certaines îles devenues totalement inaccessibles durant les semaines de confinement a inspiré aux membres de l’association organisatrice Cali (Culture, arts et lettres des îles) le thème central (« De l’île inaccessible à l’île mystérieuse ») de cette 23e édition.

La problématique des accessibilités (qu’elles soient physiques, sociales ou politiques) sera au cœur de la réflexion avec une série de conférences et tables rondes. Cette édition mettra à l’honneur quatre invités de marque : l’écrivain Hervé Hamon, le journaliste sportif et écrivain franco - néo-zélandais Ian Borthwick, l’éditeur et écrivain corse Bernard Biancarelli et James Noël, poète et éditeur haïtien.

Le salon verra aussi le retour du Prix du livre insulaire, annulé l’an dernier. Au moins 68 ouvrages seront en lice dans trois catégories : littérature générale, scientifique et jeunesse.

Cette édition sera marquée pour une nouveauté : l’organisation d’un concours de correspondances sur le thème de l’île inaccessible. Les candidats ont jusqu’au 28 juin pour adresser leur échange épistolaire par courrier.


Les candidats ont toute latitude pour imaginer un échange épistolaire entre deux personnes. La lettre et la réponse, qui peuvent être manuscrites ou imprimées (corps 12 minimum, interlignage simple), ne doivent pas excéder chacune une page format A4, recto verso.
L’échange de courriers ne doit comporter aucune indication permettant d’identifier les participants au concours. Pour garantir l’anonymat des expéditeurs et l’impartialité du concours, les coordonnées des auteurs (nom, numéro de téléphone et adresse postale) seront jointes, insérées dans une enveloppe vierge et soigneusement fermée. Le jury sera présidé par Guy Pellen et composé de quatre personnalités insulaires. Les résultats seront proclamés à Ouessant, à l’occasion du 23e salon international du livre insulaire, le mercredi 14 juillet à 13 h 13.

Pratique

Ce concours de correspondance est doté d’un prix de 150 €, offert par la compagnie maritime Penn ar Bed, partenaire du 23e salon international du livre insulaire. Les courriers doivent être adressés pour le 28 juin 2021, dernier délai, uniquement par voie postale à : Concours de correspondance Cali- Chez Barnabé file doux- Le Drudec -29 242 Ouessant.

Escales culinaires en Bretagne à bord du Catamaran ORC50 Guyader-Saveol

Guyader et Savéol se sont associés pour créer la première édition des Escales Culinaires en Bretagne du 23 au 30 juin. Ce voyage entre terre et mer a été conçu autour de 8 escales à la fois gastronomiques et maritimes, où les plus grands chefs bretons seront invités à naviguer et cuisiner les produits du terroir. A bord du Catamaran ORC50 Guyader-Savéol, les chefs élaboreront entre chaque escale leurs recettes comme une invitation à re-découvrir les trésors de la gastronomie bretonne, ce voyage à la fois culinaire et maritime sera le porte- étendard d’une identité territoriale commune. A chaque escale, c’est au plus près des producteurs, que chacun des chefs sélectionnera les produits locaux. Ensuite, il investira la cuisine du catamaran rebaptisé Guyader – Savéol à cette occasion pour y préparer le déjeuner, en compagnie des convives et personnalités de la voile invités

1 Groix – 23 juin

2. Concarneau – 24 juin

3. Douarnenez – 25 juin

4. Brest – 26 juin (Grand Départ du Tour de France cycliste) 

5. Le Conquet – 27 juin

6. Roscoff – 28 juin

7. Paimpol – 29 juin

8. Saint Malo – 30 juin

Groix les parkings payants à la gare maritime à partir du 9 juillet

En plus du coût de la traversée pour se rendre à Groix, il faudra compter le coût du stationnement sur les parkings de la gare matitime de Lorient, à compter du 9 juillet.
Dominique Yvon regrette que la totalité des 600 places de stationnement lorientaises deviennent payantes et espère que la Ville de Lorient entendra les contraintes des îliens. « Ce serait bien d’avoir une soixantaine de places réservées à des tarifs préférentiels pour les insulaires, sachant qu’il y a de plus en plus de personnes à venir travailler de Lorient sur Groix tous les jours ; il faut qu’elles puissent se garer… ». Récemment, des aménagements de voirie ont été réalisés. Dans la foulée, des bornes pour retirer son ticket horodaté et des caisses automatiques pour payer ont été installées. Elles permettront une accessibilité aux parkings 7 jours/7 et 24 heures/24. Un système de carte magnétique est également prévu pour des abonnements au mois, à l’année…

Reste une inconnue : les tarifs ! 

Les usagers des dessertes maritimes sont invités à donner leurs avis et attentes

Jusqu’au 13 juin, les usagers des dessertes maritimes BreizhGo sont invités à donner leur avis et leurs attentes sur ce service. .La Région est chargée de la desserte en passagers et marchandises des îles bretonnes, service qu’elle délègue à des compagnies maritimes. Alors que les contrats qui régissent ces services arrivent à terme fin 2022, la Région prépare leurs renouvellements qui prendront effet le 1er janvier 2023.

Îliens, passagers réguliers ou visiteurs occasionnels sont donc invités à donner leur avis et à exprimer leurs attentes concernant le réseau de transport maritime BreizhGo, qui dessert neuf îles bretonnes (Sein, Molène et Ouessant pour le Finistère ; Groix, Belle-Ile, Houat, Hoëdic et Arz dans le Morbihan et Bréhat dans les Côtes-d’Armor). « L’ambition est de construire une offre de service qui réponde au plus près aux besoins des usagers », annonce la Région.

Pour cela, le public est invité à se prononcer sur le site BreizhGo.bzh. Des permanences sont également organisées sur les îles : Belle-Ile le 18 mai, Houat le 19 mai, Hoëdic le 20 mai, Ouessant le 27 mai, Molène le 28 mai et Sein le 4 juin. Chaque année, la Région réalise 2,8 millions de voyages.

Bientôt un verre des iles du Ponant, à partir de ressources naturelles

Produire du verre à partir de déchets insulaires à des fins de création artisanale, tel est l’objectif que s’est fixé l’association Savoir-faire des îles du Ponant, avec le concours d’une artiste-chercheure rennaise. À l’Institut des sciences chimiques de Rennes, où elle a son atelier spécialisé dans la formulation de verre à partir de ressources naturelles, l’artiste-chercheure Lucile Viaud a mis au point un nouveau concept : produire du verre à partir de différents déchets insulaires. 
Co-présidée par Marianne Guyader, directrice générale de la conserverie Groix & Nature, et Erwan Tonnerre, propriétaire de l’élevage d’ormeaux Groix Haliotis, l’association a donc décidé de lancer « un verre des îles du Ponant » à travers un projet d’économie circulaire innovant de filière de verre issu de ressources naturelles provenant de ces mêmes îles. 
Déjà à l’origine d’un verre marin nommé Glaz, fait à partir de coquilles d’huîtres et d’algues, Lucile Viaud connaît son affaire et travaille en partenariat avec les quatre écoles des Beaux-Arts de Bretagne et l’École nationale d’ingénieurs de Brest à la mise au point d’un four mobile. Un outil de production qui nécessite de pouvoir être transporté tout en étant suffisamment puissant.

Le projet de vigne à Belle-Ile irrite

Un projet de vigne d’une douzaine d’hectares a été lancé à Belle-Île en 2016. Soutenu par la municipalité de Locmaria, il a vu ces derniers jours une pétition rassembler plus de 35 000 signatures pour s’y opposer. Lancé en 2016, ce projet viticole porte sur une superficie de 12,6 hectares et permettrait de relancer la culture de la vigne à Belle-Île. Il contribuerait aussi à créer une nouvelle activité économique grâce à la vente d’un vin haut de gamme (environ 70 000 bouteilles par an comme objectif).

Qui soutient ce projet ?

Tout d’abord, la municipalité de Locmaria. « Il y a déjà eu des vignes à Locmaria. Les porteurs du projet ont été en contact avec le CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement), la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) a validé la vente et c’est un projet de production bio », explique le maire Dominique Rousselot.

Certaines parcelles acquises sont classées Natura 2000, comme celles de Port-Coter et Kerdonis ; elles sont donc absolument inconstructibles, mais ce classement n’empêche pas l’agriculture. « Il est même important que ces terrains protégés soient entretenus et cultivés pour maintenir la biodiversité. Une prairie laissée à l’abandon devient une friche en deux ans », indique Georges Delpont, président du CPIE.


Qui y est opposé ?

Des habitants de Locmaria se sont regroupés en association, Bruyère vagabonde, rejoints par l’Union belliloise pour l’environnement et le développement et Guerveur Da Viken. Pour eux, il s’agit « d’un projet financier de luxe piloté par un milliardaire Christian Latouche, 39e fortune mondiale et qui n’a aucune raison d’être sur l’île. »

L’association a lancé une pétition qui s’intitule « Non à la privatisation de la côte sauvage de Belle-Île-en-Mer ! » qui a déjà recueilli 35 200 signatures, se félicite Gilles Smadja, président et porte-parole de Bruyère vagabonde. « C’est un succès retentissant, les commentaires qui viennent de toute la France, même de l’étranger, montrent combien tous ceux qui sont venus à Belle-Île, ne serait-ce qu’une seule fois, se sentent concernées et souhaitent la préservation des paysages si singuliers qu’on y trouve. »

Les opposants trouvent aussi suspicieux que les vignes aient besoin d’une « vue sur mer » et anticipent déjà une mainmise par des investisseurs pour réaliser, à terme, une affaire financière sur un site de plus en plus prisé qu’est Belle-Ile.

Quelle est la situation aujourd’hui ?

Le fait que 4 hectares aient déjà été plantés à Petit Cosquer, dans la commune de Bangor, a mis le feu aux poudres. « Cette parcelle n’étant pas classée, la Direction départementale des territoires et de la mer a donné son aval à la Société d’exploitation agricole des vignes de Kerdonis. Ces plantations sont tout à fait légales », a répondu Alain Guyon, commissaire enquêteur nommé par le tribunal administratif de Rennes.
L’enquête publique a été lancée en début de semaine et se termine le 17 juin.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.