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 Iles et rias de Bretagne

Ouessant végétal premier livrre sur la flore de l'ile

Premier livre sur la flore de l’île, « Ouessant végétal » était très attendu. Il recense 160 espèces d’algues, plantes à fleurs, fougères, lichens et champignons de l’île.

« Ouessant végétal » fourmille d’informations étonnantes et donne envie de partir à la découverte de cette flore surprenante. Chaque espèce est présentée par une photographie (toutes ont été prises à Ouessant), une description, la zone géographique où on la trouve dans le monde et sur l’île, son mode de reproduction et les usages qu’on en fait, recettes de cuisine comprises.
Elisabeth Coutrot sait intéresser son lecteur grâce une approche pédagogique qui ne manque pas d’humour. Pour les champignons, elle a collaboré avec des spécialistes de l’Association naturaliste d’Ouessant.

Groix la Maison des douanes va être restaurée

Dans le cadre du développement touristique, la commune souhaite restaurer la Maison des douanes de Port Tudy, pour en faire une porte d’entrée du patrimoine naturel. Première évaluation : 224 000 € dont 50 % pris en charge par l’État

Groix des services supplémentaires de transport durant l'été

Afin de répondre à la forte affluence touristique en été, Lorient Agglomération va mettre un œuvre deux services complémentaires pour améliorer les déplacements en bus sur l’île de Groix.
Le dispositif spécifique comprend :  La présence d’un mini bus supplémentaire à Port Tudy lors de l’arrivée du bateau de la Compagnie Océane assurant les liaisons maritimes avec le continent. Ce service sera effectif du 2 juillet au 29 août, vendredi à 16h30, 19h15 et 20h et samedi à 12h15, 16h45, 18h, 19h15 et 20h.  La possibilité d’avoir accès à l’option « réservation possible maximum 4h avant le départ de la ligne » sur internet. Ce service sera opérationnel en juillet et en août, les samedis et dimanches. 
Parallèlement, du 1er juillet au 31 août, pour réguler le stationnement anarchique sur le secteur de la gare maritime de Lorient, Lorient Agglomération revoit la ligne de bus n°112 qui assure, à l’année, la liaison Gare de L’Orientis/Gare maritime de Lorient afin de desservir également l’arrêt Parking place d’Armes. Les horaires de la ligne sont calés sur les horaires de départs et d’arrivées des bateaux. Ce dispositif temporaire vient compléter les services existants à l’année sur le réseau de bus. Côté Lorient, la ligne 112 (Lorient gare SNCF/Lorient Gare maritime) s’adapte aux horaires du bateau de la Compagnie Océane du lundi au dimanche.
A Groix, l’offre de transport est décomposée en trois périodes (mi saison, été et hiver) sur les lignes 113 (Port Tudy/tous les arrêts de l’île) et 35 (Tous les arrêts de l’île/Le bourg). Il existe également une ligne 169 dédiée aux transports des scolaires le matin, le soir et à l’accès à la cantine sur l’heure du déjeuner. Enfin, le service de Transport à la demande est disponible du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h au 02 97 37 85 86.
Maria Colas, vice-présidente des mobilités pour Lorient Agglomération affirme : « au moment où les acteurs du tourisme s’accordent sur une fréquentation record pour l’été 2021, en concertation avec Dominique Yvon, maire de Groix, Lorient Agglomération a pris de nouvelles mesures pour anticiper cet afflux de passagers supplémentaires. L’objectif est de permettre au plus grand nombre de disposer d’une offre de transports en commun appropriée pour favoriser le stationnement des véhicules sur le continent. De plus, cet été, un mini bus supplémentaire permettra de fluidifier l’accueil des passagers à Port Tudy. A l’automne, un bilan de ces mesures sera effectué pour perfectionner le réseau CTRL en 2022 et répondre au mieux aux besoins des usagers.

Une liaison maritime entre Clohars Carnoët et Groix

Le pêcheur Josélito Cadou a créé sa société de tourisme avec une liaison maritime entre Clohars-Carnoët et l’île de Groix, qui démarre samedi 26 juin. Il propose aussi des balades et initiations à la pêche à la ligne. Siglé « Traversée Cadou » avec une petite tortue de mer en guise de logo le catamaran à vision sous-marine effectuera un aller tous les matins et un retour tous les soirs de la semaine. Durant la journée, le bateau et l’équipage ne resteront pas inactifs. Des balades côtières seront proposées les mardis, jeudis, samedis et dimanches, de 11 h 30 à 13 h et de 13 h 30 à 15 h, jusqu’à 141 personnes avec visites guidées et commentées, de la plage du Loch, à Guidel, jusqu’au port de Brigneau, à Moëlan. Des initiations de pêche à la ligne, avec matériel fourni et repas en sus, sont prévues les mercredis et vendredis, de 11 h 30 à 16 h, pour 20 personnes. Tarifs par adulte : 32,50 € l’aller-retour dans la journée à Groix ; 65 € l’initiation à la pêche à la ligne avec le repas de poissons (à commander quinze jours à l’avance) ; 20 € la balade. Renseignements : tél. 06 73 42 82 03, traversee-cadou.fr

Salon du livre insulaire d'Ouessant

C est le grand retour du Salon international du livre insulaire, programmé du 13 au 16 juillet à Ouessant.Une centaine d’auteurs du monde entier et plus de 40 éditeurs présents, 16 cafés littéraires, des dizaines de conférences, tables rondes, lectures, rencontres et expositions : Il sera consacré à la littérature des îles dans sa forme traditionnelle, à l’exception des festivités nocturnes.

Quatre invités de marque

Si le salon du livre insulaire demeure l’un des rares événements culturels à avoir pu se tenir depuis le début de la crise sanitaire, la situation inédite vécue sur certaines îles devenues totalement inaccessibles durant les semaines de confinement a inspiré aux membres de l’association organisatrice Cali (Culture, arts et lettres des îles) le thème central (« De l’île inaccessible à l’île mystérieuse ») de cette 23e édition.

La problématique des accessibilités (qu’elles soient physiques, sociales ou politiques) sera au cœur de la réflexion avec une série de conférences et tables rondes. Cette édition mettra à l’honneur quatre invités de marque : l’écrivain Hervé Hamon, le journaliste sportif et écrivain franco - néo-zélandais Ian Borthwick, l’éditeur et écrivain corse Bernard Biancarelli et James Noël, poète et éditeur haïtien.

Le salon verra aussi le retour du Prix du livre insulaire, annulé l’an dernier. Au moins 68 ouvrages seront en lice dans trois catégories : littérature générale, scientifique et jeunesse.

Cette édition sera marquée pour une nouveauté : l’organisation d’un concours de correspondances sur le thème de l’île inaccessible. Les candidats ont jusqu’au 28 juin pour adresser leur échange épistolaire par courrier.


Les candidats ont toute latitude pour imaginer un échange épistolaire entre deux personnes. La lettre et la réponse, qui peuvent être manuscrites ou imprimées (corps 12 minimum, interlignage simple), ne doivent pas excéder chacune une page format A4, recto verso.
L’échange de courriers ne doit comporter aucune indication permettant d’identifier les participants au concours. Pour garantir l’anonymat des expéditeurs et l’impartialité du concours, les coordonnées des auteurs (nom, numéro de téléphone et adresse postale) seront jointes, insérées dans une enveloppe vierge et soigneusement fermée. Le jury sera présidé par Guy Pellen et composé de quatre personnalités insulaires. Les résultats seront proclamés à Ouessant, à l’occasion du 23e salon international du livre insulaire, le mercredi 14 juillet à 13 h 13.

Pratique

Ce concours de correspondance est doté d’un prix de 150 €, offert par la compagnie maritime Penn ar Bed, partenaire du 23e salon international du livre insulaire. Les courriers doivent être adressés pour le 28 juin 2021, dernier délai, uniquement par voie postale à : Concours de correspondance Cali- Chez Barnabé file doux- Le Drudec -29 242 Ouessant.

Le projet de vigne à Belle-Ile irrite

Un projet de vigne d’une douzaine d’hectares a été lancé à Belle-Île en 2016. Soutenu par la municipalité de Locmaria, il a vu ces derniers jours une pétition rassembler plus de 35 000 signatures pour s’y opposer. Lancé en 2016, ce projet viticole porte sur une superficie de 12,6 hectares et permettrait de relancer la culture de la vigne à Belle-Île. Il contribuerait aussi à créer une nouvelle activité économique grâce à la vente d’un vin haut de gamme (environ 70 000 bouteilles par an comme objectif).

Qui soutient ce projet ?

Tout d’abord, la municipalité de Locmaria. « Il y a déjà eu des vignes à Locmaria. Les porteurs du projet ont été en contact avec le CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement), la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) a validé la vente et c’est un projet de production bio », explique le maire Dominique Rousselot.

Certaines parcelles acquises sont classées Natura 2000, comme celles de Port-Coter et Kerdonis ; elles sont donc absolument inconstructibles, mais ce classement n’empêche pas l’agriculture. « Il est même important que ces terrains protégés soient entretenus et cultivés pour maintenir la biodiversité. Une prairie laissée à l’abandon devient une friche en deux ans », indique Georges Delpont, président du CPIE.


Qui y est opposé ?

Des habitants de Locmaria se sont regroupés en association, Bruyère vagabonde, rejoints par l’Union belliloise pour l’environnement et le développement et Guerveur Da Viken. Pour eux, il s’agit « d’un projet financier de luxe piloté par un milliardaire Christian Latouche, 39e fortune mondiale et qui n’a aucune raison d’être sur l’île. »

L’association a lancé une pétition qui s’intitule « Non à la privatisation de la côte sauvage de Belle-Île-en-Mer ! » qui a déjà recueilli 35 200 signatures, se félicite Gilles Smadja, président et porte-parole de Bruyère vagabonde. « C’est un succès retentissant, les commentaires qui viennent de toute la France, même de l’étranger, montrent combien tous ceux qui sont venus à Belle-Île, ne serait-ce qu’une seule fois, se sentent concernées et souhaitent la préservation des paysages si singuliers qu’on y trouve. »

Les opposants trouvent aussi suspicieux que les vignes aient besoin d’une « vue sur mer » et anticipent déjà une mainmise par des investisseurs pour réaliser, à terme, une affaire financière sur un site de plus en plus prisé qu’est Belle-Ile.

Quelle est la situation aujourd’hui ?

Le fait que 4 hectares aient déjà été plantés à Petit Cosquer, dans la commune de Bangor, a mis le feu aux poudres. « Cette parcelle n’étant pas classée, la Direction départementale des territoires et de la mer a donné son aval à la Société d’exploitation agricole des vignes de Kerdonis. Ces plantations sont tout à fait légales », a répondu Alain Guyon, commissaire enquêteur nommé par le tribunal administratif de Rennes.
L’enquête publique a été lancée en début de semaine et se termine le 17 juin.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.