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 Iles et rias de Bretagne

Groix vaccination

« Nous avons reçu un message du directeur de l’ARS nous informant que nous seront approvisionnés en vaccin le 6 février, puis le 27 février pour la seconde injection », a annoncé Dominique Yvon, tout en précisant : « Il s’agit de vacciner les résidents de l’Ehpad et le personnel de plus de 50 ans ou fragile, ainsi que les aides à domicile si ces personnes le souhaitent. La collecte des consentements a déjà été réalisée. Mais, nous voulons réfléchir avec le cabinet médical pour vacciner l’ensemble de la population de plus de 80 ans. Sur l’île, il y a près de 200 personnes de cet âge qui vivent encore chez elles et il n’y a pas de raison qu’elles n’aient pas accès au vaccin. »

Groix l'accès au logement pris à bras le corps

Dix nouveaux logements sociaux, construits au-dessus de la Maison de santé vont être attribués sous peu, et la commune a sollicité Lorient Habitat pour un nouveau programme de 20 maisons à vocation sociale, soit derrière la maison de Santé, soit entre le collège Saint-Tudy et Kimiteté.

« Nous sommes en contact avec le bailleur social L’Aiguillon pour créer un office foncier solidaire, dit Dominique Yvon. L’idée c’est que les personnes deviennent propriétaires de la maison mais pas du terrain. Le coût d’acquisition est réduit considérablement, et pour la construction la TVA baisse à 5 %. Ces maisons peuvent ensuite être revendues bien sûr, mais seulement pour de la résidence principale, ce qui freine la spéculation. »

L’opération pourrait se concrétiser sur un terrain de Lomener où 10 maisons seraient en accession à la propriété et 6 seraient en location selon des critères sociaux

Belle Ile des semelles de laine de mouton

Dans le Morbihan, Élodie Bressolles et Jérémie Mener, membres de l’association Broussaille, ont décidé d’exploiter la laine du troupeau qui paît à Belle-Île, sur divers terrains, propriétés notamment du Conservatoire du Littoral, du Département ou de la communauté de communes.
C’est en fac de bio qu’ils se sont rencontrés pour mener à bien un projet commun sur Belle-Île. Élodie est couturière, titulaire d’un CAP et Jérémie, responsable des gardes du littoral à la communauté de communes. Après la tonte, la toison intégrale est nettoyée, séchée, cardée, roulée, nouée avant d’être feutrée, à Colpo, près de Vannes, chez Nicolas Poupinel, qui a créé une mini-unité de transformation de la laine, une structure unique en France, très impliquée dans le développement durable, notamment en termes de consommation d’eau. Les semelles seront disponibles à partir du 20 janvier, à l’atelier palantin.

Groix le Pass'Greck des activités pour les jeunes

Les jeunes sont demandeurs d’activités mais pas forcément avec un encadrement Le Pass’Greck est à destination des jeunes collégiens de la 6e à la 3e. C'est un chéquier avec douze activités différentes à la fois à Groix et sur le continent. L’offre est très diversifiée : entrée au Parcabout, baptême de plongée (offert par Subagrec), abonnement à la médiathèque, accès illimité à l’écomusée, séance de cinéma (à partir d’avril), une heure de location de paddle (en été à Port-Mélite), un bon d’achat de 5 € chez Modern’Strouih, entrée au bowling, à la patinoire, à la piscine et au Laser Blade. C’est une occasion pour les jeunes de se prendre en charge pour organiser leur sortie et créer des liens entre eux ou en famille.
Le chéquier est vendu 25 € (valable un an), la commune prend en charge 100 € par chéquier à destination des 55 collégiens de Groix. La vente des Pass’Greck a lieu le lundi, de 9 h à 12 h, et le jeudi, de 13 h 30 à 16 h 30, au Pôle enfance. La maquette a été réalisée par Maud Taugeron.

Groix une aire marine educative

C’est en découvrant l’existence d’une structure analogue, créée en 2012 aux îles Marquises, que Nathalie Delange, directrice de l’école de La Trinité, à Groix (Morbihan) a pris contact avec la Réserve naturelle de l’île de Groix, pour envisager de créer une structure similaire sur l’île.
Pour la quinzaine d’élèves de cycle III, c’est une démarche de sensibilisation à la connaissance et à la gestion participative d’un bien commun, le littoral. Au programme : rencontre avec différents acteurs : pêcheurs, historiens, agriculteurs, scientifiques, élaboration de supports d’informations, suivi d’espèces… Ce sont les enfants qui vont déterminer les activités liées à cette idée, des mois à venir, en liaison avec les programmes scolaires.

L’école a déposé un dossier de candidature auprès de l’Office français de la biodiversité et obtenu un financement des actions par EDF, partenaire d’autres actions de la Réserve. Une deuxième étape attend les écoliers, en cette rentrée de janvier, la mise en place du Conseil de la mer, pour choisir définitivement le site qui leur sera confié ; présenter le projet aux élus de la commune et mettre en place les premières actions. C’est un projet qui va s’inscrire dans la durée, puisqu’il y aura une transmission de classe en classe chaque année 

Groix le parking de la gare maritime serait en passe de devenir payant.

Le premier adjoint a appris l’intention de la Ville de Lorient de rendre payantes les 200 places du parking de la gare maritime.Un projet de la ville de Lorient pour le moins déstabilisant.

Cette éventualité, le maire de Groix ne veut pas y croire. Il a d’autant plus de mal à comprendre une telle décision qu’au mois d’août dernier, à la suite d’une levée de boucliers d’artisans insulaires qui peinaient à trouver des places de parkings pour leurs salariés, la Ville de Lorient leur avait donné en partie satisfaction. Elle avait ouvert une centaine de places de parking supplémentaires, au niveau de la pinède où les caravanes des gens du voyage avaient pris l’habitude, un temps, de s’installer. Des places qui avaient été prises d’assaut par les touristes cet été, se soldant du même coup par un coup d’épée dans l’eau pour les artisans groisillons. Les professionnels de l’île ainsi que les élus de l’opposition de Groix, avaient demandé à la Ville de Lorient de réserver une cinquantaine de places pour les salariés ayant à se déplacer au quotidien sur l’île. Le maire de Groix s’étonne « qu’un tel projet ait pu être échafaudé sans concertation ; à Groix, on a toujours été solidaire des projets du Triskell, d’Hydrophone… et en contrepartie, on aimerait bien un peu de solidarité ! La commune de Groix, qui a apprécié la mise en service d’un parking d’appoint durant l’été 2020, demande des éclaircissements aux exploitants (commune de Lorient et CCI) concernant les coûts, les périodes de l’année et le nombre de places concernées.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.