Actualités des iles de Bretagne

Vent fort sur l'office du tourisme de Belle-Ile
Des tensions règnent au sein de l'office du tourisme de Belle-Ile autour, d'une part, de la « légitimité » du président Michel Derouen, élu en 2010 et réélu depuis chaque année, évoquée par plusieurs signatures dans une pétition en cours, et, d'autre part, une demande de l'Ubed (Union belliloise pour l'environnement et le développement) pour une transparence sur l'utilisation de la subvention versée par la communauté des communes de Belle-Ile (CCBI) à l'office. Adressée en copie aux élus, la pétition pointe du doigt un dysfonctionnement statutaire du président. Côté finances, la CCBI verse en 2016 une subvention 192.000 € au titre du fonctionnement et de 15.000 € à 20.000 € selon les années pour des actions ciblées. Le conseil d'administration de l'Ubed, a décidé de demander des éclaircissements sur la gestion de l'office « sur laquelle pourrait être appelée l'attention de la chambre régionale des comptes ». L'association a également interrogé le président de l'office sur « les modalités de choix de fournisseurs et de prestataires ». 

Groix modification des horaires en décembre
L’arrêt prolongé du "Saint-Tudy" et l’augmentation des rotations pour les vacances de Noël obligent la Compagnie Océane à modifier sa grille horaire pour la période du jeudi 15 au samedi 31 décembre.
Les départs de Lorient se feront à 8 h 05, 11 h, 13 h 45, 16 h 15 et 18 h 45, du lundi au samedi, et à 9 h 45, 12 h 15, 17 h et 19 h 30, le dimanche.
Au départ de Groix les départs se feront à 6 h 50, 9 h 30, 12 h 30 (12 h 45 jeudi 15 et vendredi 16), 15 h et 17 h 30, du lundi au samedi et à 8 h 30, 11 h, 15 h 45 et 18 h 15, le dimanche. Départ supplémentaire L'Ile de Groix ne pouvant rester à Port-Tudy par fort coefficient de marée, un départ supplémentaire de Groix à 19 h 45 est ajouté du lundi 12 au samedi 17 décembre.

Groix instaure une taxe pour les navires de commerce
Une redevance taxe portuaire pour les navires de commerce de 3 € le mètre linéaire est instituée ; elle concerne les courriers réguliers, les vedettes à passagers et les barges ou caboteurs utilisateurs des cales du môle central. Le conseil portuaire se réunira très prochainement pour valider ces décisions.

Groix Construction de la Maison de santé au printemps
La Maison de santé sera implantée sur un terrain de Lorient Agglo face à l'Ehpad ; l'architecte a été choisi, il a rencontré l'association des professionnels de santé.  60 % du financement est acté et 220.000 € dans le cadre du Plan État-Région pour les îles devraient venir compléter ce financement. Les travaux devraient débuter au printemps. Des logements sociaux seront construits à l'étage de la Maison de santé ; cela rentre dans l'objectif du PLH (Plan local de l'habitat) qui demande à la commune de construire neuf logements sociaux par an.

Vive les desserts ! d'Eric Jubin tous les secrets du chef breton
Après le succès de son premier livre « Vive le blé noir », Eric Jubin nous fait partager sa grande passion de la pâtisserie et de sa région. Le chef breton nous révèle tous ses secrets. On découvre dans cet ouvrage des recettes oubliées, et des créations inspirées des meilleurs produits de Bretagne.
Dans ce livre Eric Jubin rend accessible à tous la pâtisserie, les recettes sont présentées avec de très nombreuses photos des différentes étapes , et accompagnée de conseils et astuces.
Eric Jubin aime les desserts, lui qui est né dans une famille de boulangers, depuis son enfance, il a beaucoup fabriqué, énormément goûté et toujours suivi l’évolution de la pâtisserie bretonne, artisanale et familiale.
Son souhait e plus cher est que nous puissions, par cet ouvrage, au moment de servir un gâteau, voir briller dans les yeux des personnes assises à table, les étoiles de la gourmandise.
Eric Jubin est un grand passionné des desserts. Chef pâtissier reconnu, il réjouit tous les gourmands dans sa « Chocolaterie de Pont-Aven » dans le Finistère, avec l’aide experte de Lydie sa femme.

Hydrolienne d'Ouessant immersion au printemps
Sabella visait une nouvelle immersion de son hydrolienne D10 au large d’Ouessant à la fin de ce mois de novembre. L’opération a été reportée au début du printemps, pour cause de navire employé en Ecosse.

Renouvellement à Keolis pour la desserte des iles d'Iroise
Le conseil départemental du Finistère a renouvelé sa confiance au groupe Keolis pour l’exploitation du service Penn Ar Bed qui assure la desserte maritime des îles de Molène, Ouessant et Sein, au large du Finistère. Le nouveau contrat, d’une durée de 4 ans, démarrera le 1er janvier 2017. Il générera un chiffres d’affaires cumulé de près de 37 millions d’euros. "Avec ce renouvellement, Keolis renforce son ancrage en Bretagne tout en confirmant sa capacité à exploiter tous les modes de transport, y compris maritimes, sur tous les types de territoires ", note le communiqué de Kéolys.

"Dès le début du nouveau contrat de délégation de service public (DSP), le service connaîtra plusieurs améliorations telles que : dématérialisation des titres d’embarquement pour faciliter le parcours client ; possibilité d’achat de billets sur des bornes spécifiques dans les gares maritimes d’Audierne et du Conquet ; sécurisation de la chaîne du froid sur le transport de marchandises ; renouvellement du matériel, et notamment achat d’un nouveau navire plus rapide et mieux adapté aux besoins de la Compagnie."

Groix 15.000 bouteilles de vin de l'ile à l'horizon 2023
Un jeune couple franco-suisse, envisage d'investir la ferme de Port Coustic au sud-est de l'île de Groix et d'implanter dans le secteur un domaine agricole et viticole d'où sortiront, à terme, 15.000 bouteilles par an.
Mathieu Le Saux, originaire de Caudan et Noémie Vallélian, y croient. L'idée de créer son propre vignoble a germé dans l'esprit de Mathieu Le Saux début 2015, au sortir de quatre années de travail dans un domaine viticole suisse. Tous deux souhaitent acquérir dans les semaines à venir la ferme de Port Coustic, ses 7 ha de terrain et ses boxes à chevaux. Les vignes se trouveront plus loin. Les deux premiers hectares devraient être implantés en 2018 du côté de Port Melin. Leur objectif est d'implanter en tout 4 ha de vignes, pour une production d'environ 15.000 bouteilles. Elle est plus intéressée par le maraichage et la biodynamie.En attendant, il souhaite développer une activité de chambre d'hôtes et de ferme pédagogique. Le projet a un coût, chiffré à plus de 350.000 € pour l'intégralité qui va jusqu'à la transformation du hangar en cave. Il leur reste à obtenir l'aval de l'établissement public FranceAgriMer

Les travaux pour la zone portuaire de l’île de Hoëdic sont lancés. 

La première phase initiée par la Compagnie des ports du Morbihan, avec une participation financière du Département, s’attelle à une refonte complète de son bureau du port ainsi que de ses sanitaires. La livraison est prévue pour fin mai - début juin 2017, soit le début de la saison estivale.

Ouessant Solabia fait l'acquisition d'Algues et Mer
Le groupe Solabia, fournisseur français d’ingrédients cosmétiques issus des biotechnologies (fermentation et biocatalyse enzymatique), de la chimie fine et des technologies d’extractions végétales, complète son offre en capitalisant sur la richesse et la diversité des algues via l’acquisition de la société Algues & Mer, une société créée en 1994 et dont le siège est situé sur l’île d’Ouessant, en mer d’Iroise où elle bénéficie de conditions de sourcing exceptionnelles.

Depuis sa création, Algues & Mer s’est notamment distinguée dans le développement de différentes molécules actives et en particulier, les fucoïdanes, des polysaccharides sulfatés aux propriétés multiples destinés à un usage cosmétique, nutritionnel et pharmaceutique (collaboration en cours avec l’Inserm).

Ouessant cherche des candidats à l'installation agricole
La commune, accompagnée par le Parc, cherche à relancer l'agriculture, afin de participer au développement économique de l'île et pour le maintien de ses paysages. L'appel à candidatures est lancé.
D’une superficie de 1 550 hectares, Ouessant est l’île la plus avancée en mer des îles bretonnes. Intégralement exploitée jusqu’au début du XXème siècle, Ouessant n’abrite aujourd’hui plus d’activité agricole.
Pour relancer cette activité sur l'île, la commune s'est entourée du Parc pour impliquer les habitants, faire vivre la démarche et monter l'appel à candidatures.
Les Ouessantains ont également été impliqués dans le processus via des ateliers et des réunions publiques. Le travail cartographique a permis de définir un secteur prioritaire permettant l’installation d’un porteur de projet agricole. Il s'agit de Mez Notariou, une propriété du Conseil Départemental du Finistère. Mais d'autres parcelles peuvent être disponibles pour permettre au candidat de s’agrandir, de diversifier sa production, ou à un autre porteur de projet de s’installer. Certains de ces espaces étant en site naturel, l'élevage extensif sera privilégié.
Le candidat devra proposer un projet agricole adapté au territoire d’Ouessant et évolutif, répondant à un certain niveau d’autonomie, et conciliant performances techniques, économiques et respect de l’environnement. Il devra aussi se mobiliser pour rechercher du foncier et ainsi conforter son installation.
Envie de vous lancer dans l'aventure ? Vous avez jusqu'au 31 janvier pour candidater. Visite des lieux possible

Les partenaires s'engagent pour la santé des iles du Ponant
Le Projet Régional de Santé Bretagne a pour ambition de garantir un égal accès aux soins sur l'ensemble du territoire breton. Cet engagement se concrétise aujourd'hui à travers la signature d'un contrat local de santé (CLS) liant l’association "Les îles du Ponant", l'ARS Bretagne, les élus des îles et 10 autres partenaires.
Aux côtés de l'association "Les îles du Ponant" et de l'ARS Bretagne, les signataires du CLS sont : les élus des 11 îles bretonnes, les préfectures de Bretagne, des Côtes d’Armor, du Finistère et du Morbihan, le Conseil régional de Bretagne, les Conseils départementaux des Côtes d'Armor, du Finistère, et du Morbihan, la Caisse d'assurance retraite et de santé au travail Bretagne, l’Assurance maladie.
Fruit d'un long travail de concertation et d'échange, le dispositif s'appuie sur un diagnostic territorial précis. Sa finalité : garantir aux îliens la continuité et l’égal accès au système de santé afin de diminuer les inégalités territoriales et sociales et le risque de renoncement aux soins.

Groix le parking des pêcheurs livré en janvier 2017
Les travaux de rénovation du parking des pêcheurs ont débuté avec quelques semaines de retard. Il fallait redéfinir les bornages des terrains qui entourent le parking.
Atlantic Paysage poursuit le débroussaillage autour du parking et nettoie les accès du lavoir des thoniers qui sera accessible par un cheminement en lattes de bois. L'entreprise Colas creuse le bassin de rétention qui va canaliser les eaux pluviales grâce à un système de chicanes et d'alvéoles. Ce concept est mis au point par la société Rehau et la réalisation est imposée par l'Agence de l'eau, car le revêtement du parking n'absorbe pas l'eau de ruissellement. Les tranchées pour les réseaux d'eau et d'électricité (luminaires à led basse consommation et bornes pour voitures électriques) vont suivre. 110 places de parking vont être créées, des espaces piétonniers et arborés seront aménagés. Le coût des travaux s'élève à près de 500.000 €, dont 80 % à la charge de la commune

Ouessant Transformation du Fort St Michel en centre énergétique
La transformation du fort Saint-Michel en centre énergétique est en cours : après déminage, le fort accueillera sur le glacis nord des panneaux photovoltaïques et deux éoliennes à l'est.

Amélioration de la ressource en eau sur les iles du Ponant
Depuis deux ans, une concertation autour de l'amélioration de la ressource en eau a réuni les 13 îles du Ponant. Elle a abouti, à la signature d'un programme de travaux sur trois ans pour un montant global de 26 M€. Parce que ceux-ci sont souvent plus coûteux sur les îles, l'Agence de l'eau finance la moitié des investissements. Les objectifs ont été fixés : « Veiller à la qualité des eaux marines et les préserver de toutes pollutions pour maintenir les activités de pêche, de conchyliculture, ainsi que la qualité des eaux de baignade. Des investissements seront faits dans les ports pour réduire les rejets d'eaux usées ».Autre volet jugé important, la préservation des zones humides. Ce premier programme d'investissements établi sur trois ans prévoit des opérations différentes selon les problématiques propres à chaque île.

Il a été décidé la création d'une usine d'eau potable à Groix, la protection des captages à Groix et Houat, la restauration de citernes de particuliers à Sein, la création ou l'amélioration d'ouvrages épuratoires existants, des travaux de réhabilitation de branchements ou d'assainissements non collectifs, d'extension et de réhabilitation de réseaux d'assainissement, l'étude d'une aire de carénage à Groix, l'élaboration d'une stratégie pour récupérer les eaux noires liées aux transports de passagers dans plusieurs ports.

Rencontre avec Benoit Le Roux le maquettiste de l'ile d'Houat 

Est-ce bien nécessaire de présenter Benoît Le Roux,le maquettiste de l'ile d'Houat ? Ses créations de maquettes de bateaux font le tour du monde et son carnet de commandes se remplit régulièrement. Benoît tout jeune a eu une vraie vocation.


Vous avez déjà construit plus de 300 maquettes. Quels sont vos projets futurs ?

Après avoir construit des thoniers et des langoustiers, j'aimerais aborder les grands trois-mâts terre-neuvas, les goélettes islandaises. Ce travail me demandera plus de temps pour les finitions.

De quelle manière abordez-vous la construction d'un bateau ?

Je m'intéresse d'abord à l'histoire du navire et me documente notamment dans la revue Le chasse-marée. Ensuite, je recherche les plans que je reproduis à l'échelle voulue. Tout ceci est lié à l'intérêt que je porte au modèle et donc au plaisir qu'il me procure à le construire. Ma satisfaction est de faire revivre ce patrimoine ancien sous une forme miniaturisée.En 1996 Benoit le Roux a créé sur Houat son atelier de fabrication de maquettes de bateaux. Le modèle le plus demandé reste le Thonier. Mais j'ai aussi réalisé des Langoustiers, pilotes, bisquines. Ma plus grande bisquine mesure 1 m 58. Elle sera exposée prochainement à Erquy, du 26 octobre au 27 novembre.

Quelle est la durée d'un chantier ?

Entre 200 et 400 heures. Le travail se rapproche du charpentier de marine. Les mêmes techniques et assemblages sont utilisés et demandent beaucoup de minutie. Tout est fait à la main : les épissures, les voiles ralinguées à l'ancienne, leur rapiéçage et leur teinture. Les essences de bois utilisées pour les membrures sont le tilleul pour sa souplesse et le red cedar pour le pont. Pour chaque modèle, il y a dix essences de bois différentes. Benoît Le Roux réalise tout lui-même, jusqu'à la teinture de ses voiles. Chaque maquette peut être personnalisée : couleur, immatriculation... Toutes ses réalisations sont construites dans « le respect de la tradition. » Il est devenu membre agréé de l'Académie des sciences et de la mer. C'est, pour lui, une belle reconnaissance de tout ce travail accompli.

Ce week-end, Benoit Le Roux était présent à l'occasion des Journées du patrimoine,au musée des Thoniers, à Etel. Ce genre d'exposition me permet d'être visible auprès de futurs clients, de montrer mon savoir-faire et de me confronter au regard des visiteurs. Ce sont toujours des moments très conviviaux.

Avez-vous déjà travaillé pour des musées ?

Oui, j'ai pu livrer au musée de la résistance de l'île de Sein, les modèles des bateaux qui ont répondu à l'appel du Général de Gaulle en 1940 : l'Arzenit qui est maintenant classé monument historique à Saint-Servan, un langoustier du type « Corbeau des mers » et le « Maris Stella » dont le fils du propriétaire était le responsable du musée. Il y a eu beaucoup d'émotions à la livraison.
Expositions à venir: A Sautron, à l'espace Phelippes-Beaulieux, 21 rue de la Forêt, du 30 septembre au 9 octobre, A Larmor-Plage à la salle des fêtes, du 21 octobre au 6 novembre et à Erquy, à la Galerie d'Art Municipal du 26 octobre au 27 novembre.

Les courses au bateau dure réalité pour les commerces des iles
Les grandes surfaces livrent de plus en plus d'habitants de Molène, d'Ouessant et de Sein. Les cartons sont récupérés au bateau. On connaissait les sacs et les valises remplies de victuailles au retour du continent.. Les cartons et même le frais arrivent par le bateau. On vient récupérer ses courses sur le quai. Si tout le monde vient chercher ses courses au bateau que deviendront les commerces sur les îles ? Ces personnes qui régulièrement se font livrer au bateau ont tout de même besoin de l'épicerie pour acheter le frais et le complément. Le nombre de livraisons au bateau est en nette augmentation. Certaines grandes enseignes n'hésitent pas à démarcher directement les maires des îles du Ponant en leur proposant des opérations ou des partenariats. La pratique augmente confirme le maire d'Ouessant Denis Palluel. Mais que peut-on y faire ? Peut-on jeter la pierre à certains îliens qui peinent à joindre les deux bouts et qui essayent tant bien que mal d'atténuer le surcoût de la vie sur les îles, même si ce ne sont pas toujours les moins argentés qui ont recours à ce genre de livraisons. Les livraisons augmentent à Ouessant. Il n'y a qu'à voir le nombre de cartons débarqués du bateau constate Jean-Claude Labat du 8 à huit. Nous sommes trois épiceries sur l'île dont une qui cherche à vendre. Le risque est grand de voir les épiceries fermer à la basse saison et n'ouvrir que lorsque l'activité sera rentable.

Le Viga transporte les marchandises vers Belle-Ile, Houat, Hoëdic et Groix
Le « Viga » de l'armement Seaway, basé à la Trinité-sur-Mer, petit caboteur construit cette année, d'environ 30 m de longueur, assurera la desserte de Houat, Hoëdic, Belle-Ile et Groix. Le bateau a effectué, hier, sa première rotation vers le port du Palais pour accoster vers 9 h quai Nicolas-Fouquet,à bord, du matériel de travaux public, des fosses septiques, et un engin roulant ce dernier a été débarqué quai Bonnelle. Ce transport de marchandises se fait en partenariat avec Servibat. C'est le troisième bateau de l'armement avec les deux barges le « Guip » et le « Quick Silver ». Le " Viga" a une capacité de transport de 150 t maximum sur le pont.

Le Goulphar dans les eaux de Belle-Ile et de Groix dans six mois

Le « Goulphar », troisième caboteur de la Compagnie TMC, est en construction à Harligen aux Pays-Baspar le chantier naval Bodewes Group. Il sera livré fin mars 2017 et va permettre à l'entreprise de se diversifier en approvisionnant les GMS, commerces et artisans. Il assurera les transports de camions, conteneurs et palettes à destination de Belle-Île en mer au départ de Quiberon et Vannes et à destination de Groix au départ de Lorient. 
Ce nouveau bateau va permettre à TMC d'opérer une diversification vitale pour la pérennité de l'entreprise après une année 2016 difficile; Avec ce caboteur capable d'embarquer jusqu'à six camions, TMC va enfin pouvoir s'attaquer au marché des GMS, des commerçants et des artisans en transportant une grande variété de biens de consommation et en multipliant les rotations. Sa grande manoeuvrabilité (grâce à deux moteurs et deux hélices) et son accès par deux portes latérales lui permettront d'accéder à n'importe quelle heure à l'avant-port de Belle-Île alors que le « Guedel » et le « Taillefer » sont contraints de décharger à la grue au bassin qui n'ouvre qu'une fois par jour à l'heure de la pleine mer. Avec le « Goulphar », TMC table sur 20 à 30 % d'activité en plus. Quatre à cinq marins seront embauchés.

Transition énergétique ambitieuse pour les iles de l'Iroise
L'objectif : une autonomie en production d'énergies renouvelables à 100 % d'ici 2030.
Grâce au programme lancé hier mardi 6 septembre 2016, les trois îles seront dotées de panneaux et de générateurs photovoltaïques, mais aussi de bornes de recharge de véhicules électriques alimentées à 100 % par les énergies renouvelables, des lampes à Led seront distribuées gratuitement aux habitants des trois îles. D'autre part ceux qui le souhaitent pourront accueillir des poules capables d'ingurgiter 150 kg de déchets par an

Les maraîchers de l'ile d'Arz auront-ils un jour une indemnisation ?

Aude et Jean-François Bato s'étaient installés à l'île d'Arz, et avec eux leurs deux jeunes enfants, après avoir été choisis comme maraîchers, la Chambre d'agriculture ayant suivi le dossier. Après avoir travaillé 18 mois sur des terrains octroyés par la commune, ils ont dû quitter l'île. Ils souhaitaient installer de grandes serres. Mais il n'a pas été possible de le faire. Les terrains se trouvent en zone NDS (espace naturel), donc protégés, ce qui rend impossible toute construction.

Jean-François et Aude Bato ont donc demandé une indemnisation pour le travail accompli et leur estimation a été avalisée, disent-ils, par la Chambre d'agriculture. Aucune réponse à leur courrier ne leur ayant été donnée, ils se sont déplacés, au conseil municipal de l' l'île d'Arz espérant obtenir une réponse autour d'un règlement à l'amiable. Marie-Hélène Stéphany leur a répondu que le dossier était dans les mains d'un avocat. "Toutes nos économies sont restées à l'île d'Arz, nous vivons dans un ancien atelier impossible à chauffer avec nos deux jeunes enfants", a dit le couple actuellement installé à Mauron. Sur quoi Marie-Hélène Stéphany a levé la séance, soulevant les protestations du public. 
Le dialogue aurait été préférable. Il semble juste d'indemniser le couple Bato pour leur travail de remise en état de terrains sur l'île. C'est la municipalité qui les a fait venir sur l'île pour s'y installer. L'erreur a été, de les attirer avant que l'île ne soit prête à les accueillir. Les administrations de tutelle prônent le développement d'une agriculture de proximité, en circuits courts, notamment sur les îles, mais se réfugient dans des lenteurs juridiques. Les jurisprudences concernant la loi Littoral ou les Plu (Plan local d'urbanisme) sont parfois contradictoires. Cela traîne depuis huit mois, mettant le couple Bato en situation très difficile. 

Ouessant la première maison des services au public
La première Maison des services au public du Finistère a été inaugurée. Portée par la direction du réseau La Poste Ouest-Bretagne, représentée par Jean-Luc Guénnéguès, soutenue par le département du Finistère et l'État, représenté par Ivan Bouchier, sous-préfet de l'arrondissement, cette création offre de nouveaux services de proximité aux îliens, grâce aux partenariats conclus avec Pôle Emploi, la Caf, la CPAM et la Carsat.
Les Ouessantins peuvent désormais se connecter et accomplir des démarches administratives auprès des différents organismes partenaires, dans leur bureau de poste dont le personnel a été formé en ce sens. Comme l'a souligné le maire, Denis Palluel, dans son discours, ces services de proximité devraient permettre aux îliens d'éviter le coût des nuits sur le continent, qui sont souvent la contrepartie obligée de tout rendez-vous à Brest. D'ici à fin 2016, La Poste espère ouvrir 500 maisons comparables sur le territoire français.

La promotion des iles du Ponant en trois pistes
Un contrat local de santé, une dotation spéciale et un label « Produit sur les îles »… L’association des îles du Ponant, travaille sur ces trois pistes pour promouvoir le développement des 15 îles membres.

« Nous préparons un contrat local de santé pour les îles », dit Denis Palluel, président de l’association. Il consiste à poser un diagnostic sur les problèmes de santé rencontrés sur les îles et à définir des axes stratégiques : développer l’accès aux soins, favoriser le maintien à domicile, améliorer les transports sanitaires…

Confrontées à la baisse des dotations de l’État et à un surcoût de + 40 % dû à l’insularité pour les travaux et la gestion des services, les îles du Ponant demandent une dotation particulière qui serait répartie entre les 15 membres. « C’est une demande forte, dit Denis Palluel, également maire d’Ouessant. Sein et Molène vont être étranglées financièrement. Ce type de dotation existe déjà pour la Corse et l’Outre-Mer ».

L’autre gros problème des îles, c’est l’emploi… L’association essaye d’y apporter une solution en proposant un label « Produit sur les îles » pour mettre en valeur les producteurs en réseau, les aider à mieux valoriser leurs produits et donc doper l’économie locale ! « Ce label est en cours d’élaboration, dit Denis Palluel. On travaille sur le cahier des charges ».

Expérimentation d'une concession multi-espèces sur filières en mer d'Iroise.
Il s'agira d'une première en Finistère. L'expérimentation d'une concession multi-espèces, sur filières en mer, au large de Molène, sur 10 hectares et pour cinq années, est programmée à partir de 2017.Face à la mortalité récurrente des huîtres et des moules dans les concessions proches de la côte, les professionnels sont à la recherche de solutions et de nouvelles aires d'exploitation marine. 
Ce projet porté par le Comité régional de la conchyliculture de Bretagne-Nord est soutenu par le Parc marin d'Iroise et les services de l'État. Une enquête publique simplifiée vient de s'achever.L'originalité de cette concession résidera dans la multi-activité de l'élevage.Cette expérimentation programmée sur cinq années permettrait de tester différents élevages à cet endroit. Et surtout les exigeantes conditions d'exploitation en pleine mer. Ces six premières filières seraient semi-immergées avec seulement, en surface, les deux bouées de début et de fin de ligne. La zone serait évidemment soumise à des règles particulières de navigation. Côté exploitation du site, le projet prévoit l'embauche de deux personnes qui travailleraient à partir d'un bateau suffisamment hauturier (contrairement à une barge ostréicole simple) d'une douzaine de mètres. Aurélien Masson, le récoltant d'ormeaux de l'Ile de Molène, a déjà été identifié. Une deuxième personne, de préférence un habitant de Molène, sera recrutée dans les prochains mois. Mais il faudra attendre l'ensemble des autorisations administratives pour démarrer et notamment « La tenue de la commission des cultures marines à fin du premier semestre 2016 », commente Hervé Thomas, en charge de la direction des territoires et de la mer en Finistère.

Le roulier Lorient Groix construit à Lorient
Le conseil départemental du Morbihan confie au chantier Piriou (Concarneau) la commande du nouveau roulier pour les liaisons Lorient-Groix.Cette décision devrait être entérinée le 4 décembre, avant que le président du département François Goulard ne signe le bon de commande estimé à plus de 13 millions d'euros. Même si cette somme au final sera assumée par la Région Bretagne qui prendra la compétence transports au 1er janvier 2017.Long de 43,50 m, pour 11,60 m de large, le navire pourra embarquer 300 passagers, 18 voitures, trois poids lourds.

Ouessant projet de rénovation portuaire du Stiff
La mise aux normes du port du Stiff s’intègre dans un ensemble comprenant également de gros travaux aux ports du Conquet et de Molène. Le budget global de l’opération s’élevant à 15 M€.

La reconfiguration des installations portuaires ouvrira un vaste chantier qui durera plusieurs mois. Les travaux devant débuter en 2018 pour se terminer en 2020.

L’ouvrage se déroulera en trois phases.

- La première consistera à emménager le vieux quai, afin de permettre aux navires, en particulier le « Fromveur II » d’escaler dans de bonnes conditions durant les travaux sur le quai Jarlan. Le vieux môle sera ainsi élargi d’environ 2 mètres et doté d’un nouvel escalier.

- La seconde phase verra le quai Jarlan élargi, passant de 6 mètres à 16 mètres, grâce à la pose de deux nouveaux caissons qui seront accolés à ceux existant côté intérieur du môle. Les deux escaliers actuels disparaitront et seront remplacés par une rampe d’accès aux navires dotée d’une voie ouverte aux PMR (personnes à mobilité réduite) Au final, il existera deux zones de transit distinctes, l’une pour les passagers, l’autre pour le fret.

- La troisième phase du projet vise à améliorer les déplacements sur le terre-plein. Ceci afin de sécuriser la circulation des piétons, les mouvements des engins portuaires et d’optimiser le stationnement des véhicules collectifs et particuliers.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

Ouessant nouvelle structure pour l'abeille noire

2015 voient la naissance d'une nouvelle structure insulaire, l'Institut ouessantin de recherche sur l'abeille noire bretonne, qui se donne cinq ans pour réaliser ses objectifs. Ses fondateurs souhaitent apporter quelque chose à l'île, en faisant progresser la connaissance du public sur l'abeille, via la publication de travaux scientifiques et de la carte génétique, tout en faisant participer collégiens et lycéens. Le milieu universitaire participera également aux travaux concernant l'apithérapie dont l'efficacité est avérée, en vue d'une possible application en pharmacie. Une maison de l'abeille pourra aussi voir le jour. C'est Léo Hellequin, de Kéréré, petit-fils du fondateur du conservatoire, qui a été élu président, à l'unanimité. Gwendal Kéruzec, de Plouénan, attaché à la conservation des races anciennes bretonnes et Romain Le Menn, écologiste finistérien, l'ont rejoint au bureau. Le nouvel organisme souhaite la protection de l'abeille. Dans ce but, il entend travailler en réseau et avoir pour partenaires les structures existantes : Parc d'Armorique, parc marin, Association naturaliste d'Ouessant, etc.

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.