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 Iles et rias de Bretagne

Un espace de coworking créé à Groix

Christophe Le Port, informaticien et Olga Osienko, agent de communication, ont cherché à créer sur l’île un lieu dédié au coworking à l’année. Le Fifig (Festival internationale du film insulaire) leur a proposé un espace dans leurs locaux à Port-Lay.

Christophe Le Port et Olga Osienko ont donc sauté sur l’occasion. « L’idée est de travailler là avec cinq personnes à plein temps et à l’année afin de pouvoir payer les charges du bâtiment : électricité, chauffages, explique-t-il. Cela correspond à 100 € par personne et par mois, avec aussi la possibilité de venir à la carte pour 5 € par jour. Dans tous les cas, il faut y ajouter une cotisation de 100 €. »

Contact : christophe.le.port@gmail.com 0 637 222 542

Groix une belle vitrine pour l'ile

Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional, était en déplacement à Groix, ce jeudi 6 mai, pour inaugurer la salle d’attente Breizh Go à Port Tudy, un nouveau bâtiment très attendu des usagers de la liaison maritime. « Nous sommes heureux d’avoir pu contribuer à ce projet porté par la mairie de Groix, en finançant à hauteur de 365 000 € cette salle d’attente qui sera gérée par la compagnie Océane », s’est félicité Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région. La commune et le Département financent 50 % de l’investissement pour ce bâtiment qui comprend la salle d’attente, une capitainerie et un local technique. C’est une belle vitrine pour l’île de Groix et pour les 488 500 passagers par an qui fréquentent cette ligne (rotation Lorient-Groix) dont le trafic a augmenté de 15 % depuis 2015. Ce qui a nécessité des aménagements sur le quai de Port Tudy pour sécuriser les itinéraires piétons

Ouessant collectif contre le projet d'éolienne

À l’occasion de la visite du commissaire enquêteur délégué par la préfecture du Finistère pour une enquête publique sur le projet Phares (Programme d’hybridation avancée pour renouveler l’énergie dans les systèmes insulaires), un collectif s’est rassemblé devant la mairie pour manifester son opposition au projet d’éolienne.

L’éolienne n’est pas concernée par l’enquête publique qui s’achèvera le 30 avril : la hauteur de son mât qui fera 45 m la fait échapper à la procédure. C’est pourtant sur l’éolienne que se focalisent les tensions. En raison des deux radars qui balaient l’île, le Cross Corsen et le Stiff, l’emplacement retenu pour son implantation est un site classé, la pointe d’Arlan, à côté du cromlech mégalithique. Outre l’impact visuel, le collectif met en avant l’impact sur la faune et la flore, le risque de pollution, le fait que les pales ne sont pas recyclables…

Le maire, Denis Palluel, souligne que la centrale au fuel qui produit l’énergie de l’île rejette 800 g de gaz à effet de serre par habitant quand la moyenne nationale est à 80 g. « Il faut prendre notre avenir énergétique en main. Le projet Phares permettrait une autonomie énergétique à 70 % en 2023, et à 100 % à l’horizon 2030 », explique-t-il. L’idée d’un câble reliant l’île au continent n’a pas les faveurs de la mairie : « Ce serait de nouveau dépendre d’une centrale », souligne le maire. Pourquoi privilégier une production massifiée avec une seule éolienne quand il existe aujourd’hui des solutions alternatives, par exemple de petites éoliennes à pales verticales qui pourraient fonctionner par quartier ?, interrogent des membres du collectif.

La discussion est lancée. En attendant, le collectif, qu’ont rejoint des administrateurs de l’association naturaliste d’Ouessant, prépare une pétition.

Belle-ile à la voile avec le bateau Iliens

Le bateau Illiens est arrivé à son nouveau port d’attache à Quiberon le jeudi 22 avril 2021. Une étape qui lance officiellement l’aventure portée par Léon Passuelo, le fondateur de la compagnie maritime, à savoir une liaison maritime à la voile entre Quiberon et Belle-Ile-en-Mer. Le bateau, qui peut accueillir jusqu’à 48 passagers et deux skippers, assurera les liaisons à compter du 14 mai 2021. En basse saison, deux liaisons par jour sont prévues les mercredis, vendredis, samedis et dimanches. En haute saison, le navire fera trois rotations tous les jours de la semaine. La réservation des tickets sera possible directement sur le site internet www.iliens.fr, via la billetterie en ligne, ou directement à l'embarcadère en face de la gare maritime de Port Maria.

La Finistair lance des rotations régulières à destination de Belle-Ile

Rejoindre Belle-Île-en-Mer en 50 minutes au départ de Brest, 20 minutes depuis Vannes, c’est la promesse de la compagnie aérienne Finistair, basée à Brest. À partir du 15 mai, l’entreprise lance deux rotations régulières à destination de l’île du Morbihan. Le tarif affiché pour un trajet : 99 € au départ de Vannes, 149 € depuis Brest.

Dans un premier temps, la compagnie prévoit une rotation hebdomadaire, le samedi. « Si ça fonctionne, on étendra et on fera des rotations le vendredi et le dimanche » , assure Charles Cabillic, le patron de la compagnie. Ces deux nouvelles rotations doivent être expérimentées jusqu’en septembre 2021.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.