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 Iles et rias de Bretagne

Groix e-badge pour la déchetterie

Afin d’optimiser la gestion des sites, Lorient Agglomération va équiper d’ici 2022 ses 13 déchèteries de barrières levantes et de capteurs informatisés. Celle de Groix, située à Kerbus, est la première concernée. A partir du 1er mars, les habitants de l’île vont pouvoir effectuer leur demande de badge en ligne. Pour mieux connaître les usages et améliorer les conditions d’accueil des habitants, un nouveau dispositif d’accès informatisé va être mis en place progressivement sur les 13 déchèteries du territoire au cours de l’année 2021. Une borne orange ainsi qu’une barrière levante ont été installées à l’entrée de la déchèterie de Kerbus à Groix. Celle-ci sera mise en service au mois de mai. Son ouverture se fera alors sur présentation d’un badge téléchargé sur téléphone portable (e-badge) ou physique, délivré sur justificatif de domicile. En parallèle, l’application « Lorient mon Agglo » donnera toutes les informations utiles sur la déchèterie (fréquentation, période de travaux, déchets acceptés…). A partir du lundi 1er mars, les Groisillons pourront effectuer leur demande de badge. Pour plus de simplicité et de rapidité de traitement, il est préférable d’opter pour un support dématérialisé (e-badge) plutôt qu’un badge physique. Un formulaire de demande sera en ligne sur www.lorientagglo.bzh (rubrique Vos services > Déchets). Les habitants ne disposant pas de connexion à internet pourront toutefois contacter l’Espace France services (ancienne Maison des services au public) de l’île au 02 97 12 85 20. Compte-tenu du contexte sanitaire il est obligatoire de prendre rendezvous avant de se déplacer. Renseignements : par mail numerovert@agglo-lorient.frau Numéro Vert : 0 800 100 601

Ouessant rénovation du bureau de poste

Le bureau de poste d’Ouessant sera fermé pour travaux du 3 mars au 24 avril inclus. Ces travaux interviennent dans le cadre de la labellisation France Services. La continuité de services sera assurée pendant cette période. Le temps de rénover le bureau actuel, des locaux temporaires seront installés dans l’ancienne gendarmerie. La labellisation France Services du bureau de poste d’Ouessant s’inscrit dans l’objectif du Groupe La Poste de participer au maintien des services publics sur tout le territoire, et de développer ses liens de proximité avec ses clients. Ces travaux représentent un investissement de 173 000 €.
Avant de rouvrir le bureau rénové le 26 avril prochain, la Poste s’organise pour assurer la continuité du service postal pour ses clients, particuliers et professionnels. Pour ce faire, un bureau de poste temporaire sera accessible du mercredi 3 mars au samedi 24 avril. Installé dans les locaux de l’ancienne gendarmerie au bourg, ce bureau sera ouvert aux horaires habituels, du lundi au jeudi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30, et le vendredi et le samedi, de 9 h à 12 h.
La population y trouvera la plupart des services habituels : affranchissement et expédition de lettres, colis et recommandés, vente d’enveloppes et emballages Prêt-à-envoyer, retrait et dépôt des envois postaux, colis et recommandés compris, retrait et versement d’argent en espèces sur compte chèque et compte Épargne du titulaire, dépôt de chèques sur compte chèque ou compte épargne, consultation via tablette tactile des services en ligne de La Poste, des services publics et municipaux.

Belle-Ile la renaissance de la culture de céréales

L’association « Du Grain au pain mais pas que… » souhaite faire renaître une culture de céréales à Belle-Île-en-Mer pour produire une farine qui serait proposée aux boulangers, crêpiers. Suivis par une chercheuse de l’Institut national de Recherches Agronomiques les bénévoles de l’association ont planté, le 31 octobre 2020, 45 variétés de blés sur une parcelle à Parlevant afin de cibler leur résistance climatique et de leur rendement.
Jeudi 18 février une nouvelle étape s’est dessinée : trois agriculteurs, un en bio, Maël Aillet à Keroulep, un en conversion bio, Franck Guégan à Fontenego et un traditionnel, Yves Caro à Pavillon, cultiveront chacun l’équivalent d’un hectare avec des semences financées par l’association, aidée, entre autres, par le Fonds de dotation Perspectives.
Denis Lebossé et Clarisse Boisselier, conseillers en agronomie de la Chambre d’agriculture du Morbihan se sont rendus dans les trois exploitations pour livrer les semences sélectionnées et recommandées par l’industrie boulangère. L’après-midi les membres de l’association « Du grain au pain mais pas que… », les conseillers de la Chambre d’Agriculture et les trois agriculteurs volontaires, rejoints par d’autres confrères intéressés et curieux de découvrir cette expérience inédite, se retrouvaient pour échanger sur cette culture céréalière respectant un cahier des charges très restrictif… Pas d’herbicide, ni d’engrais minéraux, désherbage manuel avec passages mécaniques d’une herse appropriée…
Si la météo le permet les semences se feront entre fin mars et mi-avril avec cinq variétés de blé de printemps choisies en fonction des sols et du climat et plutôt résistantes aux maladies. En fonction des résultats une partie de la récolte pourra resservir pour les semences du printemps 2022

Ouessant un espace de coworking

L’initiative de l’espace de coworking à Ouessant revient à Marie Guengant et Carolina Pomodoro, toutes deux installées sur l’île depuis quelque temps. La première est architecte paysagiste, la seconde travaille dans l’éclairage architectural. Elles ont été rejointes par l’architecte Guillaume Appriou, qui travaille régulièrement sur l’île depuis six ans.
Créé sous forme associative, le projet intitulé « Troell », du nom de la pièce de bois qui permet de mettre à l’attache plusieurs moutons ensemble, s’adresse aussi bien aux habitants permanents de l’île qu’à des gens qui y viennent ponctuellement. Il verra le jour dans les deux étages situés au-dessus de « L’île en vrac ». L’espace disposera de plusieurs bureaux, d’une salle de réunion, d’une photocopieuse, d’une connexion Internet troell.coworking@gmail.com ; tél. 06 59 58 35 41.

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.