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 Iles et rias de Bretagne

Une étude sur la filière céréale à Belle-Ile

 Paul-Émile Adam, a présenté les résultats de son enquête menée dans le cadre d’une possibilité de filière céréale à Belle-Ile.

Ce travail, commandé par l’association Du grain au pain et supervisé par le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement, a pour objectif de connaître les potentialités de développement d’une telle filière. Jusqu’en 1930, le blé est la culture majoritaire sur l’île, suivie de la pomme de terre. Deux hectares de céréales étaient cultivés ; mais depuis, la production, pas assez rentable, n’a cessé de diminuer, remplacée par des exploitations en polyculture élevage. Sur seize éleveurs interrogés, douze ont émis des réserves sur la production, liées à l’agronomie des sols. Le climat, la forte présence de gibier et le manque d’équipement pour la culture céréalière sont autant d’obstacles à surmonter.

L’activité meunière était aussi très présente autrefois avec vingt-trois moulins à vent en activité. Aujourd’hui, deux peuvent être potentiellement réhabilités, et Maël Aillet, seul cultivateur de sarrasin sur l’île, a acquis un moulin à meule de pierre ; sa farine bio est en vente à Keroulep.

Que ce soit les boulangers, les crêpiers, les épiciers, tous se sont montrés intéressés par l’utilisation d’une farine locale, tout comme le consommateur qui recherche de plus en plus de produits locaux. Sur les seize agriculteurs rencontrés, huit seraient d’accord pour faire un essai sur quelques hectares.

Pour Paul-Émile Adam, il est important de ne pas renforcer le clivage entre les systèmes de productions, mais de concevoir un cahier des charges écologiquement durable et d’inciter à l’échange de pratiques ou matériels. Il faudra du temps pour avancer dans cette belle aventure, qui a aussi pour objectif de dynamiser le territoire.

Groix signe la charte d'accessibilité aux personnes en situation de handicap

Le maire de Langoëlan, en situation de handicap, milite pour l’accessibilité des lieux publics. Symboliquement, il est venu rendre visite aux élus de Groix, à l’occasion de la signature de la charte d’accessibilité aux personnes en situation de handicap. Les travaux d’aménagement réalisés au local Ty Canot et à l’office du tourisme, l’installation d’un ascenseur à la mairie, et ceux, en cours, à la nouvelle capitainerie et à la maison de santé, témoignent des efforts faits, à Groix, pour favoriser l’accessibilité. 

Charlène Créac'h crée un élevage de brebis à Ouessant

A 25 ans, Charlène Créac'h découvre le métier d'éleveuse sur son île d'Ouessant. Où l'agriculture est en train de repartir de zéro. Pour recréer une agriculture de proximité, la mairie a fait venir un maraîcher il y a deux ans. Et lancé un nouvel appel à projets il y a plusieurs mois pour installer deux élevages en plein air. Un couple originaire de la Drôme a été choisi pour les vaches, Charlène pour les brebis. Dès le mois d'octobre, 70 bêtes vivront sur son pâturage d'une quinzaine d'hectares au nord-ouest de l'île. Des Manech, une race basque rustique qui s'acclimatera facilement au climat ouessantin.Titulaire d'un brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole (BPREA), la jeune femme va quitter son travail de serveuse à la Duchesse Anne. Seule, elle fabriquera des fromages et des yaourts bio au lait de brebis.Une salle de transformation et un hangar de stockage vont être aménagés d'ici au printemps. Charlène Créac'h veut démarrer sa production en avril 2021. Elle vise 10.000 litres de lait par an, un volume qui lui permettrait de sortir 400 à 500 fromages par semaine, dont une prometteuse "tome de brebis au miel d'Ouessant.

La tempête de 1930 un film documentaire projeté à Etel le 17 septembre

Elle avait décimé des flottilles de thoniers, de La Rochelle à Douarnenez. Un film documentaire, retrace ce pan d’histoire de Bretagne et de Vendée. Il sera projete en avant-première le 17 septembre à Étel. Alain Pichon, ingénieur de recherche dans la valorisation patrimoniale signe septembre 1930, dundées dans la tempête. Venue de mer d’Irlande, cette tempête a déferlé et a touché tous les ports d’armement engagés dans la pêche au thon germon. Une trentaine de navires, piégés dans cette lessiveuse, furent envoyés par le fond, 207 marins y perdront la vie.

Ce film, unique témoignage d’une époque révolue, est le fruit d’une longue et intense collaboration de territoires maritimes mobilisés et unis pour rendre hommage aux marins disparus. Avec des historiens en première ligne : Hervé Retureau des Sables-d’Olonne, Jean-François Henry à l’île d’Yeu, Michel Perrin pour Étel, Groix et Port-Louis et le Concarnois Michel Guéguen. L’universitaire réalisateur le sait, sans eux, sans leurs recherches de terrain, ce film restait une vue de l’esprit.

L’idée a germé au Musée des thoniers d’Étel. Mais le projet n’était pas sans obstacles. Cette coopération inter-territoires a été essentielle. Exhumer des archives et les mutualiser de la Bretagne à la Vendée, retrouver des témoignages de marins, décrypter des rapports de mer ou des archives de presse, tout cela a constitué une base de scénario. 

Il n’existe évidemment aucune archive audiovisuelle d’époque. L’équipe du film s’est donc attelée à la recherche de tableaux de tempêtes. Des peintres du cru s’y sont mis.  Jo Le Floch,  artiste peintre amateur a, à lui seul réalisé la bagatelle de 99 tableaux originaux, épousant le scénario. Serge Doceul, autre peintre spécialiste des tempêtes, ancré à Rochefort-en-Terre, a aussi donné son coup de pouce à l’aventure.

Côté musiques, Didier Squiban, Fabrice Lothodé et Jérémy Simon signent une partition.
Des projections sont prévues à  Plouhinec, Concarneau, Groix, l’île d’Yeu, Port-Louis, Les Sables-d’Olonne, Trégunc…

Voitures sur les iles, privilégier l'électrique

Certains élus insulaires font part de leur volonté de limiter l’accès des îles aux voitures. Pour des raisons environnementales mais aussi pour résoudre des problèmes de cohabitation avec les cyclistes et les piétons.

« La voiture, c’est un réel problème sur les îles, pour Denis Bredin directeur de l’association des îles du Ponant, sur certains territoires leur nombre est trop important. Particulièrement sur les grandes îles desservies par des rouliers. Ces bateaux peuvent prendre en charge des véhicules, et les cales d’accès sont aménagées. ».

Certaines îles comme Molène, Sein, Houat et Hoëdic interdisent les véhicules des particuliers seuls sont autorisés les véhicules présentant un intérêt pour la collectivité. Ces dispositions ont été renforcées récemment en mai, le député du Morbihan Jimmy Pahun, a fait adopter un amendement à la loi d’orientation des mobilités. Il permet aux maires d’étendre l’interdiction de circulation des véhicules sur tout leur territoire sans risquer, de voir leurs arrêtés attaqués devant le tribunal administratif.

Selon Denis Palluel, le maire d’Ouessant, 500 voitures sont présentes sur l’île à l’année. « C’est beaucoup et ça engendre des problèmes de circulation et de stationnement dans deux secteurs bien déterminés : dans le bourg de Lampaul, et sur le port du Stiff, où des habitants qui prennent le bateau pour le continent, garent leur voiture ». A Ouessant, le seul moyen de poser des roues ici est de faire appel au Molenez, le petit cargo qui ravitaille l’île. Les choses sont compliquées car ces manœuvres se font au mât de charge. Pour autant, un règlement municipal empêche toute personne, qui ne vit pas au moins deux mois sur l’île, d’y posséder une voiture. Mis à part, les personnes à mobilité réduite. Denis Palluel a engagé avec les élus, une réflexion sur l’amélioration de la mobilité sur l’île. « Près de 5 km séparent le bourg du port du Stiff. Nous travaillons actuellement à un projet de partage de véhicules et de mise à disposition de véhicules électriques ». Voitures qui seraient rechargées par de l’énergie verte.

Belle-Ile est assurément l’île où circulent le plus de voitures en été. Celles des quelque 5 000 habitants qui y vivent à l’année, plus celles des touristes qui passent sur les ferries. Le territoire est vaste, difficile de faire sans voiture. Les habitants en ont besoin au quotidien, mais aussi les artisans, les commerçants. La topographie de l’île présente beaucoup de côtes, et ne se prête pas au développement de modes de déplacements alternatifs. La solution passera par le développement de la voiture électrique. Il y a des conflits d’usage entre voitures, bus, scooters, vélos et piétons, dus à un réseau routier très contraint. La collectivité tente de convaincre les visiteurs que parcourir Belle-Ile peut se faire sans voiture, en utilisant les transports en commun ou en louant sur place un véhicule.

Les bateaux de la Penn ar Bed pour un carnet de timbres

carnet de timbres

Depuis quelques mois, la flotte de la Compagnie Penn ar Bed porte les couleurs du nouveau réseau de transport de la Région Bretagne : Breizhgo*. Pour marquer ce changement, et pour promouvoir ses navires, Penn Ar Bed lance un carnet de quatre timbres-poste personnalisés. Ce livret valorise un concours de dessins d’enfants organisé l’été 2018, et de photos d’insulaires. Le carnet reprend en trame de fond les deux lauréats du concours de dessins.

Les quatre timbres-poste représentent les trois navires à passagers de la Compagnie : le « Fromveur 2 », l’« Enez Eussa 3 », l’« Enez Sun », et son navire dédié au transport de fret, le « Molenez ». Il est possible de se procurer ce carnet sur le site internet pennarbed.fr, dans les gares maritimes, ou par téléphone au 02 98 80 80 80. Le carnet est vendu au tarif de 8 €.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.